Ensemble pour la reconquête de la paix, de la démocratie et des libertés
fondamentales |
 |
Teddy Mbuinzama |
 |
|
La solution aux conflits qui endeuillent et paralysent une grande partie des
pays au coeur de l'Afrique passe par l’instauration de la paix et de la
stabilité au Congo-Kinshasa. Une telle paix est conditionnée par l’acceptation, par tous les acteurs socio-politiques, des principes et des
règles de la démocratie. Principes qui sous-entendent le respect des
libertés fondamentales, l’entente, le pluralisme politique et la mise en
place des institutions acceptées par tous. Ce sont là les catalyseurs d'une
paix durable et du développement.
Au Congo-Kinshasa, ni le soutien au pouvoir autocratique, ni l’appui à des
bandes armées n’amèneront la paix, condition nécessaire pour l’essor
économique de ce pays-continent. Tous les efforts doivent alors tendre vers
la recherche des solutions qui puissent permettre, aux filles et aux fils de
ce pays, de dialoguer.
Pour favoriser la concertation inter-congolaise, la communauté internationale a un rôle de premier plan à jouer, qu'il s'agisse de
l'Organisation des Nations Unies, des organisations régionales africaines ou
des pays occidentaux. Les puissances occidentales, qui portent la lourde
responsabilité d’avoir installé une dictature liberticide et génératrice des
rebellions au Congo, ont le devoir de réparation envers ce peuple meurtri et
spolié. A notre avis, une telle réparation doit consister entre autres à:
- mettre fin à toute assistance aux belligérants ;
- intimer l’ordre à toutes les forces d’occupations de quitter le Congo;
- exiger et appuyer la tenue dans la plus grande transparence du dialogue
Inter-Congolais ;
- aider les Congolais à restaurer un Etat de droit démocratique;
- apporter l’assistance matérielle pour la reconstruction du Congo etc.
Les Congolais, de leur coté, doivent se surpasser et montrer que c’est
seulement ensemble qu’ils arriveront à défendre, à recouvrer l’intégrité de
leur territoire et à relever les défis de la paix pour enfin contribuer à
construire ce grand pays. Car aucun pays africain n’oserait narguer ce grand
pays s’il savait que les Congolais étaient unis. Il est connu que les
divisions et l'incapacité de la classe socio-politique congolaise à se
mettre d'accord sur un minimum des points de convergence font le bonheur des
gouvernants rwandais, burundais, angolais, ougandais et zimbabweens qui
violent des congolaises et pillent nos richesses.
Nous sommes convaincu que ce beau pays, qui a la vocation de fédérer les
peuples qui le composent, sera un pool de développement de l’Afrique noire.
Aimons-nous les uns et les autres. Montrons-nous responsables pour mériter
la place qui est la nôtre dans le concert des nations. Que les compatriotes
qui soutiennent la dictature ou la rébellion sachent bien que la guerre ne
nous mènera nulle part. Ils doivent se ressaisir et se mettre autour d’une
table avec les autres congolais épris de paix et amoureux de leur patrie
afin de mettre sur pied des institutions stables. Celles-ci constitueront
une base d’élection ou de désignation des dirigeants capables, compétents et
responsables d’assurer la bonne gouvernance du pays afin d’épargner des vies
humaines et de conduire notre peuple vers la prospérité. L’idée qu’une
partie des Congolais domine l’autre doit être banni. Tout obstacle au
dialogue entre tous les Congolais doit être dénoncé et combattu.
L’égoïsme, le despotisme, le pouvoir pour le pouvoir sont des maux qui
empêchent tout progrès. Travaillons ensemble pour la reconquête de l'intégrité de notre territoire, pour notre liberté et pour la paix, denrées
devenues si rare au Congo-Kinshasa. C'est à ce prix que nous ferons de notre
beau Congo-Kinshasa un pays modèle, que nous gagnerons notre dignité
vis-à-vis du monde et des générations futures, que nous apporterons notre
contribution au développement de l'Afrique.
Teddy Mbuinzama
Président du CEDAC
Représentant du PDSC en Suisse |
|