|
Je viens de lire un echange sur la question du federalisme
et surtout de l'ooportunisme selon les uns de une partie de la vie politique congolaise a se prevaloir de porte-etandar
du federalisme.
Ne pouvons-nous pas d'abord chercher a reconquerir la paix sur toute
l'etendue du pays, ensuite etablir un mecanisme qui permet une alternance
paisible au pouvoir et alors, envisager les reformes necessaires pour bien rapprocher le peuple de ses representants.
Regarder ce qui s'est passé en Yougoslavie: d'abord l'ooposition s'est
organisée pour arriver au pouvoir, ensuite re-organiser l'Etat en appelant la population aux urnes pour renouveler les institutions.
Au Peru, l'opposition attend d'abord se presenter aux elections futures (elle
s'etait deja presentee aux elections bien que sachant qu'elles seront
truquees), ensuite elles se preocupent de donner des garanties aux partenaires etrangers qu'elle maintiendra ce qui peut sauver le pays. Ensuite,
si elle gagne et legitime son pouvoir, elle entreprendra les reformes necessaires
afin de consolider la democratie.
Savez ce que fait la classe politique congolaise en comparaison avec ces deux
experiences citees?
Les reponses vous les avez dans les echanges, parfois a caractere academique
que nous lisons chaque jour. Y-a t-il une quelconque strategie d'actions
face aux handicaps de tout genre? Peut-on dans la precipitation et l'improvisation
pretendre repondre au grand souyhait de ce peuple, au nom de qui tout le monde, mais
a qui on ne veut pas donner l'occasion de elegir ses representants?
Clement Malou |