Kabilovic: retour à la case départ et à la 1304 |
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Ngoy Louis |
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Kabilovic reste égal à lui même: piètre chef de guerre, piètre politicien et piètre diplomate.
Comme chef de Guerre, il n'avait jamais gagné sa guerilla contre Mobutu. Et c n'est pas aujourd'hui qu'il aurait le génie militaire pour protéger le pays contre les envahisseurs. En mai dernier, il avait décidé de punir Bemba en avançant sur la rivière Ubangui. La débâcle est là, malgré les gros moyens utilisés. Kabilovic n'a pas pensé un seul instant à commencer par couper à l'arrière les voies d'approvisionnement du MLC, se contentant d'avancer sur le front, pendant que les Ugandais affluaient.
Comme chef politique, il n'a pas saisi la main tendue par la société civile qui est très hostile à la rébellion et avec laquelle il aurait pu faire un front commun au dialogue inter-congolais.
Comme diplomate, il a perdu les dividendes de la résolution 1304 qui ordonnait, à la suite des affrontements rwando-ougandais à
Kinsangani, le retrait des troupes d'agression de cette ville et "sans délai du reste du territoire". Perdu également le bénéfice moral de l'injonction de la Cour Internationale de Justice de la Haye pour le retrait ougandais. Tout cela parce qu'il n'a pas voulu le déploiement des troupes de l'ONU, pour cacher les mouvements de ses troupes à Mbandaka? Maintenant que Mbandaka serait menacé, l'arme diplomatique revient à l'honneur, et l'on annonce que, enfin Kabilovic va écrire à l'ONU pour autoriser le déploiement des casques bleus.
Les nationalistes congolais auront, comme les Serbes et les allemands, horreur d'une accumulation de défaites humiliantes. Kabilovic devra partir.
Ngoy Louis |
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