Changements et restructuration au sein Rcd |
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Prof Kin-kiey Mulumba |
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Le Rcd donne la preuve de sa capacité à se renouveler
par prof. Kin-kiey Mulumba
porte-parole du Rcd.
LE Rcd, Rassemblement Congolais pour la Démocratie, a procédé à un nouvel amendement de ses textes
fondateurs, à savoir le Protocole d’accord signé au tout début de la guerre le 1er août 1998. La nouvelle
mouture adoptée et publiée le 3 novembre à Goma faisait suite aux changements intervenus à la tête du
mouvement avec la démission le 29 octobre en bloc du praesidium du Rcd (le président, Dr Émile Ilunga
Kalambo et ses adjoints, le commandant Jean-Pierre Ondekane et Me Moïse Nyarugabo, 1er et 2ème adjoints.)
La nouvelle structure réhabilite partiellement le schéma vertical de l’époque Wamba donnant cependant
cette fois plus de pouvoirs au président du Mouvement puisque le nouveau président, Dr Adolphe Onosumba
Yemba, chef du département des Relations extérieures à sa nomination, est le chef de
l’Exécutif comme le fut Dr Ilunga Kalambo mais si le nouveau préside la
réunion de l’organe exécutif du Mouvement, à savoir le Comité Exécutif, il ne le fait qu’une fois par mois se
chargeant pour principalement des tâches de
construction du Mouvement, d’implantation de celui-ci dans le pays, de mobilisation des masses, de l’armée
et de la diplomatie. Les principaux pouvoirs de l’Exécutif sont confiés au Secrétaire général du
Rcd, Me Ruberwa Manya Azarias, Coordonnateur de l’exécutif
(comme lors des “années” Lunda Bululu.) Chef adjoint du département des Relations extérieures à sa
nomination, Me Ruberwa assiste, selon le prescrit, le président du Rcd dans la tâche de conduire le
Mouvement. Il assure la gestion courante du Comité Exécutif mais tient le président du Rcd pleinement
informé de la bonne marche des activités de cet
organe. Le président du Rcd préside le Conseil supérieur de l’Armée, nouvel organe créé le 3
novembre. Celui-ci est l’organe suprême de l’armée et remplace le Haut commandement militaire (alors présidé
par le commandant Ondekane.)
Rude débat démocratique. Le président du Rcd est Commandant Suprême de l’Armée, au terme du Protocole
d’accord amendé. Siègent dans ce conseil outre le président du Rcd, le Secrétaire général du
Rcd, le Chef du département ayant la Sécurité dans ses
attributions ainsi que son collègue ayant en charge les Activités militaires. Sont aussi membres de cet
organe: le Chef d’état-Major général et ses deux adjoints, le Coordonnateur national de la Police et
son adjoint ainsi que l’Auditeur général de l’Armée.
Innovation : le Bureau politique cède la place à un Conseil Politique. Celui-ci est composé des membres
fondateurs du Rcd, des présidents provinciaux (gouverneurs des provinces totalement ou partiellement
libérées), des secrétaires permanents du Rcd en province, des représentants des provinces à raison de
quatre par province entièrement libérée, trois par
province partiellement libérée et deux par province non encore libérée. À l’issue de la session d’octobre,
les structures du Rcd se présentent comme suit : 1. le Congrès; 2. le Collège des Fondateurs; 3. le Conseil
Politique; 4. le Comité Exécutif; 5. le Conseil Supérieur de l’Armée. Les changements d’octobre ont surpris par
leur ampleur. Ils étaient pourtant attendus. Depuis plusieurs mois, le mouvement était plongé dans un
débat de leadership, de vision, de visibilité qui bloquait son fonctionnement et le déjugeait vis-à-vis
de l’opinion. Quelques mois auparavant, le Comité Exécutif quasi unanime, avait initié une pétition
contre la présidence du Mouvement. La rupture fut évitée in extremis après que des alliés régionaux
eurent discrètement recommandé la modération mais personne ne put éviter la fuite dans les médias. À
tout prendre, la direction du Rcd n’était pas tenue.
Les problèmes financiers devenaient chaque jour cruciaux, les structures traditionnelles ayant donné
la preuve de leur incapacité à lever les fonds. Hormis quelques départements, tels celui des Mines ou des
Finances, les agents avaient déserté les bureaux, leur présence ne se justifiant plus. Les prestations
élémentaires n’étaient plus assurées, à commencer par
les communications. Les changements s’imposant plus que jamais, il fallut prendre le taureau par les
cornes au moment surtout où, après une gestion imprudente de la guerre, Kabila, ses
Fdd, Interahamwe, Maï-Maï et zimbabwéens en tête, venaient de lancer une
offensive généralisée et enregistraient au Shaba-Katanga et pour la toute première fois depuis le
début de la guerre, des succès notables (Musosa, Kantaula, Pepa) et occupaient les positions dégarnies
par le Rcd (Mbuyu, Kaseke, Kasese, Kasengwa, Kalungu,
Kalolo, Tshibangu, Panda, Kasole 1 et Kasole 2, etc.) dans le cadre du repli unilatéral des forces annoncé
en août en vue de donner la preuve de la bonne foi de notre Mouvement dans le cadre de Lusaka et de laisser
se déployer les casques bleus onusiens. Longtemps, les positions militaires du Rcd sont restées figées, la
troupe attendant la nécessaire clarification politique. Celle intervenue le 29 octobre va-t-elle
permettre d’avancer? Elle a en tout cas donné la preuve de la capacité du Rcd de se remettre en cause,
de se renouveler, de se reproduire et de se rajeunir.
Elle confirme la présence d’un rude débat permanent à l’intérieur d’un mouvement qui refuse l’instauration
d’un processus de déification ou d’archaïsme. Le Rcd n’appartient à personne; il s’appartient. Il se
construit non autour d’un individu ou d’un groupe d’individus mythiques, historiques ou charismatiques
mais autour des valeurs de progrès, des idées de démocratie et d’ouverture politique. C’est cela qui
fait sa force. L’appel fait à un homme, Dr Onosumba, 34 ans et qui a rejoint Goma en avril 1999, soit, huit
mois après la création du Rcd, participe de cette volonté d’originalité.
KKM
Les nouveaux dirigeants du Rcd.
TROIS départs du Comité Exécutif (Élysée Munembwe, Jean-Bosco Barihima et Trésor Kapuku), sept entrées
(Me Boniface Balamage et Mlle Faïda Mwangilwa comme titulaires et cinq adjoints Félicien
Hitimana, Dieudonné Mangaïko, Dr Lola, Prof. Mugangu et
Tharcisse Hadirugira), la réforme de la structure et les nominations intervenues le 28 octobre présentent
désormais comme suit la physionomie du Mouvement :
Président.
1. Dr Adolphe Onosumba Yemba.
Secrétaire Général.
2. Me Ruberwa Manya Azarias,
Coordonnateur de l’Exécutif.
Chefs de Département.
3. Administration du Territoire et Sécurité, Dr Bizima Karaha;
4 Relations Extérieures et Coopération régionale, Me
Joseph Mudumbi Mulunda;
5. Activités Militaires, Commandant Jean-Pierre Ondekane;
6. Justice, Droits humains et Règlement des conflits, Me Moïse Nyarugabo;
7 Finances, Budget et Portefeuille, Me Jean-Marie
Emungu Ehumba;
8. Communication et Culture, Prof. T. Kin-kiey Mulumba (porte-parole);
9. Mobilisation, Propagande, Jeunesse et Sports, M. Théo Baruti Amisi;
10. Économie, Plan, Industrie et Commerce, Rutong Sandam;
11. Terres, Mines et Énergie, Nestor Kiyimbi Mutangi;
12. Transports, Postes et Télécommunications, Me Boniface Balamage N’kolo;
13. Travaux Publics, Urbanisme, Habitat et Aménagement du territoire, Emmanuel Kamanzi;
14. Agriculture et Développement Rural, Bedy Makhubu Mabele;
15. Éducation Nationale,
Prof. Essisso Asia Amani;
16. Santé Publique,
Dr Vincent Kininga Mba;
17. Fonction Publique, Travail et Prévoyance Sociale,
Esaïe Kuyena Seni Ngila;
18. Affaires sociales, Femme et Famille,
Mlle Faïda Mwangilwa.
Chefs Adjoints aux Départements.
19. Administration du Territoire, Émile Ngoy Kasongo;
20. Sécurité, Félicien Hitimana;
21. Relations Extérieures et Coopération, Crispin Kabasele Tshimanga;
22. Justice, Droits humains et Règlement des conflits, Dieudonné Mangaïko;
23. Communication et Culture, Dr Lola;
24. Mobilisation, Propagande, Jeunesse et Sports, Prof. Mugangu;
25. Économie, Plan, Industrie et Commerce, Baitsura Musosa Schadrac;
26. Terres, Mines et Énergie, Théophile S. Pambuka;
27. Transports, Postes et Télécommunications, Tharcisse Hadirugira;
28. Éducation Nationale, Tommy Tambwe Kudima;
29. Santé Publique, Prof. Dr. Guillaume Gasana;
Conseiller militaire du Président,
le Comdt Ilondo Efondo Hugo Ibos.
État-Major Général Anc-Rcd.
Chef d’État major général,
le Comdt Sylvain Buki;
Chef d’État major général adjoint chargé des Opérations,
le comdt Malik Kijege;
Chef d’État major général adjoint chargé de la Logistique,
le comdt Gabriel Amisi alias Tango Fort.
Coordonnateurs des entreprises publiques.
OFIDA (douanes et accises), Déo Rugwiza;
DGC (contributions), Robert Kabangu;
DGRAD (recettes administratives et domaniales), Comdt
Faustin Ngani;
Snel (électricité), Léon Muheto;
Régideso (distribution d’eau), Barthélemy Mumba;
ONC (café), Muzuri Nyembo;
SNCC (Chemins de fer), Albert Matiabu Misa;
RVA (voies aériennes), Bofende Ise Ikolongo;
OCPT (postes, télécoms), Antoine Mundjo;
ACP (agence de presse nationale), Bongo a Bongo
Kiabaka;
RTNC (radio-télé nationale), Heri Mambo Adjugudjambe;
CADECO (épargne), Daniel Beele;
OCC (contrôle conformité), Éric Sangara;
FPI (promotion de l’industrie), Mutware Binyonyo;
SONAS (assurance), Comdt Ilonga Nsome;
INSS (sécurité sociale), Prof. Bene Kabala;
OR (Office des Routes), Omana;
ICCN (conservation de la nature), Anicet Mburanumwe;
OGEFREM (fret maritime), Mbonzo Katsorova;
Coordonnateurs adjoints.
DGC, Richard Balumiza;
DGRAD, Comdt Faustin Ngani.
Le professeur Kin-kiey Mulumba,
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