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Les Kinois marchent à pieds!

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Yves Kawaya K.

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Les échos qui nous parviennent du pays font état d'un manque décriant de carburant, malgré les promesses mansongères du gouvernement Kabila de maîtriser la
situation et d'endiguer la pénurie.
Aujourd'hui cette pénurie de carburant ajoutée à l'insuffisance de moyens de transport en commun a poussé le kinois d'user de ses jambes pour faire de longues et pénibles distances à pieds pour aller au travail, au marché, à la debrouillardise,etc.
Les gens quittent parfois Kingasani, Mikondo, Mpasa, Malueka, Nsele, etc à pieds pour se rendre en ville ou à d'autres coins très éloignés de Kinshasa. C'est poignant!
Tout ce calvaire de la population kinoise et même de tout le peuple congolais est une situation qui plait au gouvernement Kabila, d'où aucune réaction allant dans le sens d'y rémedier.
Les étudiants vont à pieds au campus et dans les instituts supérieurs à Kinshasa, certains quittent la maison à 4h00 du matin, sans n'avoir rien manger, pour s'attraper une place débout,qui n'est même pas évidente, car les places assises sont déjà occupées par ceux qui ont dormi dans les auditoirs ou par les internes. Après les cours, ils sont obligés de revivre le même calvaire, sans l'espoir de trouver à manger à la maison; et le lendemain, la même gymnastique les attend, c'est poignant, c'est dommage, c'est diabolique, c'est malheureux, c'est révoltant!
Alors que fait Kabila? Que fait le gouvernement? Que fait le parlement? Pourquoi restent-ils insensibles à cette grande galère du kinois? Eux ils ne connaissent pas l'expérience de la "cure" quotidienne de marche à pieds.
Ca fait trés mal de savoir que nos compatriotes souffrent jusqu'à ce niveau.
Le manger est difficile, la scolarité des enfants n'en parlons même pas, l'habillement le kinois n'y pense pas faut de moyens, le salaire est un mot magique qui a sa place au muséé, la liste est longue.
Il ne reste au kinois que la prière et la musique. Et à ce deux ramparts, il y va à pied. Quelle désolation!
Je souhaite qu'après Belgrade que ce soit Kinshasa qui se mette au devant de la scène.
Chers compatriotes kinois, nous compatissons avec vous.

Yves Kawaya Kanete

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