Après Tshiamala c'est le tour de Kakudji |
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Blaise Sary |
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Qu'est qui attire les politiques congolais à Bruxelles?
Pas plus tard que hier, M. Tshimala wa Kamuanya était à Bruxelles dans le cadre des contacts préliminaires que son parlement comptait nouer avec les autorités du Royaume. Sa visite n'a malheureusement pas donné des résultats satisfaisants. Aussitôt rentré à Kinshasa, il s'est frotté à la colère du n° 2 du régime, M. Kakudji qui, lors des céremonies d'ouverture dudit parlement, avait tenu à signifier à l'intrus qu'il n'était pas le n° 2 alors que celui-ci cherchait à occuper une place digne de ce rang au côté de Kabila. Les deux sont empoignés.
Aujourd'hui, Kakudji est à Bruxelles. Est-ce dans le cadre de la diplomatie secrète? Probablement oui. Yerodia est devenu persona non grata en Europe. Par orgueil, Kabila n'a pas nommé quelqu'un d'autre. Mais, il sait que son ministre des affaires étrangères ne peut désormais que se contenter de ses tournées en Afrique. Sa marge des manœuvres est totalement réduite. Dès lors, la diplomatie congolaise est menée, tantôt par Kakudji, tantôt par Mweze, et tantôt par Okitundu.
Mais quelles sont les possibilités de réussite de Kakudji? Elles sont minces. L'homme n' a pas de talent dans le domaine. Il manque de tacts et est souvent plongé dans les rêveries. Il indispose l'interlocuteur et blesse la sensibilité. Il ignore la discrétion.
Outre ces raisons, Bruxelles est la ville où il a vécu longtemps. Il est un habitué des allées. Très peu de personnes lui accordent le crédit. Lors de ses différentes missions , il n'a jamais réussi à convaincre les congolais au cours de ses points de presse. Cette fois-ci, il tente encore de démonter le pourquoi de la guerre, les thèses de Kinshasa dans la recherche des solutions et le rôle qu'il attend de la Monuc.
Est-ce utile de venir répéter la même chose à ce même public? En fait depuis plus d'une année, ce sont ces mêmes thèmes qui sont commentés par les émissaires de Kinshasa. Derrière ces missions, que se cachent-ils? Des visites familiales. Voilà. Nombreux membres du gouvernement Kabila vivent seuls à Kinshasa. Les familles, disent-ils, doivent être à l'abri de ce qui peut arriver. Qu'est-ce qui peut arriver? Et pourquoi ça peut arriver? Et tous ces millions d'âmes qui ne peuvent se mettre à l'abri?
Pr. Blaise Sary |
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