Le choix entre l'opinion et la responsabilité |
 |
Blaise SARY |
 |
|
En tant de guerre, l'opinion peut devenir une arme. Elle est utilisée par les leaders, amis aussi par la rue. Elle peur servir à mobiliser ou à démobiliser. Elle véhicule sur plusieurs pistes: vérité, contre-vérité, rumeur, humeur, raison, bon sens,et que dire...
Lorsqu'elle innonde le paysage politique et culturel de ces messages, elle peut se révéler une arme redoutable, capable d'enfermer les leaders dans la paralysie, s'ils ne sont pas à même de savoir faire un choix entre la raison et l'émotion.
Cette remarque a son importante dans la crise actuelle.
Plusieurs sources de création des opinions inondent le paysage congolais. Les experts se multiplient et les avis sont adressés en direction des décideurs en désordre.
Lorsque le pouvoir cesse de recourir à l'intelligence pour évaluer les alternatives possibles, il cesse alors
d'exister. Il semble que c'est la cas actuel du Congo.
La crainte est d voir Le chef suprême conduire aveuglement le pays, pourvu qu'il se maintienne au pouvoir, en sacrifiant la raison.
La guerre actuelle que l'on appelle d'agression a suffisamment peinte. Elle est en résumé, la guerre d'immigration armée. C'est dans ce contexte qu'il faut chercher des solutions au niveau de la communauté internationale
Elle est ensuite la guerre de rejet d'exclusion et elle est devenue celle de démembrement forcé du territoire et de l'enrichissement personnel des chefs, dans tous les camps.
Un proverbe africain dit: la mouche qui avait eu honte fut enterrée dans la tombe avec le
corps du cadavre sur lequel elle s'était posée.
Il faut sortir de notre cloisonnement actuel. Dissernez l'essentiel, car, l'opinion ne gouverne pas.
C'est un conseil à KABILA. Tout flatteur, dit-on, vit au dépend de celui qui l'écoute. KABILA, combien vivent à vos dépend?
Pr. Blaise Sary Ngoy |
|