De l'impunité à l'imputabilité des crimes de
dictateurs. |
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Kikongi Maweti
Swanga |
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Aux autorités actuelles et à venir,
A mes chers compatriotes,
Le monde change et il continue de changer...! J'avais écris sur ce net, en 1998 juste après cette guerre stupide que subit notre Peuple,
que "Peu importe la longueur de la nuit l'Aurore finit par apparaître".
Ce qui se passe sous d'autres cieux arrivera en RDC. La Cour suprême de
Chili vient confirmer (ratifier) la décision rendue par la cour d'appel
en première instance relative à la levée de l'immunité parlementaire dont
bénéficiée le général Pinochet, ancien président de Chili.
La cour a estimé que l'ancien dictateur chilien devenu Sénateur, devait
être privé de cette protection judiciaire afin que la justice puisse
poursuivre son enquête sur l'affaire de la "Caravane de la mort". Une repression
qui a entraînée l'élimination de 70 opposants politiques, entre autres.
Son immunité levée, l'ancien dictateur peut désormais être jugé pour les
crimes commis sous son régime et ce, à 84 ans. Quelle fin de vie!
C'est pourquoi, je suggère aux autorités actuelles et à venir de se quérir
de la connaissance historique qui libère l'homme du poids de son passé. Ici
l'histoire apparaît comme UNE PEDAGOGIE, LE TERRAIN D'EXERCICE ET L'INSTRUMENT
DE NOTRE LIBERTÉ.
Je vous déconseille L'HOMME DE LA PHILOSOPHIE DE L'HISTOIRE, ce barbare, qui,
lui, sait, ou s'imagine savoir le dernier mot sur le mystère du temps et, victime
de son illusion, oublieux des selections arbitraires et des mutilations déformantes au moyen desqueles a pu être élaborée l'image schématique qu'il s'est faite du
PASSÉ ET DU DEVENIR DE LA RDC, enivré de volonté de puissance, se rue à l'action
avec un fanatisme aveugle : ah! il ne fait pas bon se trouver en travers de route,
ni même, allié réticent, ne s'associer qu'en partie à son élan : suspect et bientôt,
convaincu de vous opposer au mouvement de l'"Histoire", vous serez bientôt balayé,
"liquidé" sans merci.
En même temps, par une compensation douloureuse ironique, ce même homme, obligé
d'adhérer, instant par instant, à la ligne combien sineuse que dessine dans le temps
la realisation de l'Idée, perd avec le sens de la Vérité et de son absolu toute
OSSATURE INTERIEURE, AUTONOMIE ET DIGNITÉ, hurle avec les loups, adore les puissants,
crache sur les vaincus.
Par contre, je vous suggère de devenir l'HOMME HISTORIEN, que je définis volontier,
l'hommequi se plaît à l'histoire et SAIT SE NOURRIR de la connaissance historique,
SAISIE AUTHENTIQUE encore que toujours partielle de son objet.
L'homme historique, par opposition à l'homme de la philosophie de l'histoire, SAIT qu'il
ne peut tout savoir, il ne se prend pas pour plus qu'un homme et ACCEPTE avec simplicité
de ne pas être Dieu : il connaît en partie, DANS SON PETIT MIROIR, de façon limitée et
souvent obscure.
MAIS IL SAIT QU'IL NE SAIT PAS, IL MESURE ET SITUE L'IMMENSITÉ DE CE QUI LUI ÉCHAPPE,
ACQUÉRANT PAR LÀ MÊME UN SENS AIGU DE LA COMPLEXITÉ DE L'ÊTRE ET DES SITUATIONS DE
L'HOMME, DANS LEUR TRAGIQUE AMBIVALENCE.
Aux prises avec cette ambiguité irréductible, l'homme historien acquiert un sens plus aigu
de SA RESPONSABILITÉ, DE LA SIGNIFICATION DE SON ENGAGEMENT, DE LA VALEUR DE SA DÉCISION
LIBRE, en même temps qu'une connaissance plus profonde et plus vaste des virtualités
immenses qui s'offrentà son choix.
Voilà ce que doit être les autorités dignes de notre Peuple.
Sentiments patriotiques.
Kikongi Maweti Swanga.
Consultant en commerce international & projets de développement. |
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