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Les accords de Lusaka: qu'a-t-on accordé et ...?

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Clement Malou

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Chers freres Assani, Muanza et Jeff Mbombo,

D'emblee je me permets de me mixer dans votre debat, si vous me permettez, avec quelques points de reflexion.

Tout d'abord j'aimerai que chacun de vous puisse nous eclairer sur ce qui a ete accorde reellement a Lusaka. Le pourquoi se base sur les observations d'autres accords qui ont ete signes dans d'autres conflits: par exemple, dans le conflit Israelo -Palestinien, les differentes negociations etaient focalisees sur l'equation TERRE-PAIX. Le retrait des troupes israeliennes a toujours ete une revendication permanente des autorites palestiniennes et en echange, on leur promettait de remettre les terres. Pour ce faire, on exigeait des autorites beaucoup plus de controle de ses hommes. Mais dans ce processus, la pression etait faite sur le plus fort, c'est-a-dire l'Israel qui occupait les terres Palestiniennes, bien entendu en exigeant un minimum de garantie de la part des autorites Palestiniennes.

Dans le conflit au Kosovo, pour d'autres raisons, la pression etait aussi faite sur Milosevitch, tout en exigeant un minimum de garantie de la part des Kosovars, afin de desarmer leurs milices.

Des exemples se multiplient ou les belligerants recoivent des pressions pour cesser avec la guerre.

Dans le cas de la crise dans les grands lacs, TOUTES LES PRESSIONS SONT TOURNEES EXCLUSIVEMENT SUR KINSHASA. Rwanda et Uganda sont bien
benis dans leur entreprise. Peut-etre je me trompe, mais apart les bonnes paroles, il n'y a aucun geste qui demontre une certaine pression sur les deux pays precites.
Au-contraire, tous ceux qui ont appuyes Kinshasa ont souffert: la reduction, si pas la menace de rupture d'aide financiere de la part de FMI y Banque Mondiale, pour ne citer que ces exemples-la. Par contre, non seulement continuent a recevoir les aides, mais celles-ci ont augmente, dans une certaine mesure.

Il y a avait un temps "Un journaliste americain avait dit, en prenant Kagame aux paroles: SI C'EST LA SECURITE QUE KAGAME RECLAME, DONNEZ-LUI QUELQUE RADARS POUR CONTROLER LE MOUVEMENT DE SES REBELLES A LA FRONTIERE, ET EN REVANCHE, DEMANDEZ-LUI DE RENTREZ CHEZ-LUI. C'EST A SES FRONTIERES QU'IL DOIT CONTROLER SES REBELLES. DE MEME POUR L'OUGANDA" Et moi d'ajouter, si Lusaka etait pour regler le conflit, il devait DISSOCIER LE PROBLEME DE LA SECURITE DU RWANDA DU PROCESSUS DE DEMOCRATISATION AU CONGO.
Nous avions fait la CNS sans la presence des casques bleus de l'ONU et avons montre que nous pouvons traiter nos problemes seuls. C'est ca que le peuple veut! Quand nous aurons besoin de l'aide, par exemple dans le probleme de la nationalite des Banyamulenge, nous demanderons la collaboration. 

Quand on parle de l'epineux probleme de la circulation des armes, on prefere mettre tout le monde dans le meme sac. Lorsqu'on veut condamner les massacres, on recourt a des
termes generaux, avec la complicite des certains de nos hommes politiques qui arrivent meme a mettre sur le meme pied d'egalite l'arrestation arbitraire (condamnable par dessus tout) d'un militant d'un parti politique ou d'une association avec le regime de terreur et des assassinats perpetres dans les zones dites occupees.

Peu apres la signature des accords de Lusaka, j'avais ecrit "que ces accords ne semblent pas avoir ete penser pour resoudre le conflit. Les memes protagonistes du conflit, sont les memes qui doivent trouver des solutions. On les invite a financer la commixte Militaire conjointe, on les invite a desarmer leurs propres milices. On leur demande de respecter un cessez-le-feu sans l'avoir declare". Comment va-t-on respecter quelque chose qui n'existe pas? Comment va-t-on desarmer  les milices que l'on ne reconnait pas avoir? Bref, l'enthousiasme que certains semblent avoir a l'endroit des accords de Lusaka, aurait pu faire avancer les choses si les Congolais epris de paix, avaient compris que CONDITIONNER LA SOLUTION DE L'ORGANISATION POLITIQUE INTERNE
COMPLIQUE PLUS LA SITUATION. 

Pour ceux qui ont la Science dite exacte (je ne sais meme pas pourquoi), lorsque un probleme renferme beaucoup d'inconnues, on l'attaque par approximation, c'est-a-dire on fixe une valeur a certaines inconnues et on etudie l'evolution des autres restantes.

Voila en quoi, la proposition de Mr. Assani avait bien rencontrer notre soutien. 

Commencons par nous mettre d'accord sur la premiere variable a fixer. Nous nous trouvons devant un probleme a plusieurs variables "LA GUERRE AU CONGO-K EST PRODUIT DU MANQUE DE DEMOCRATIE DIVISEE PAR LA REBELLION, MULTIPLIEE PAR L'INSECURITE AUX FRONTIERES PLUS UNE CONSTANTE (appelee genocide Rwandais de 1994)".

Bon dimanche!

Clement Malou
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