GauHome.jpg (15896 octets) Droitebandeau.jpg (20729 octets)

Le Chat et la Souris entre l'ONU et Mzee Kabila Reprend

politi3.jpg (679 octets)

Mme Schiller, Libambu M.

politi3.jpg (679 octets)

La première série  de  jeux  de  cache  entre  le  Gouvernement-Kabila  et  l’Organisation  des  Nations-Unies s’est  déroulée juste  après  l’arrivée au  Pouvoir  de la  coalition  AFDL  morte et  enterrée  le  2  Août 1998.

Les nouveaux  Maîtres de  Kinshasa étaient  trop  sûrs d’eux à  l’idée  que  le  défunt  dictateur  Maréchal  Mobutu Sese Seko  qu’ils  venaient  de  chasser du   Pouvoir avait  été si vomi  par  le  monde  entier  que  la  Communauté   Internationale  courrait  à  eux avec  des  sacs  d’argent sans  se  poser  des  questions. 

Lorsque  les  soi-disant  “Amis  du Congo” ont  conditionné la livraison  des  capitaux à la  Démocratie, la tension a  commencé   à  mijoter. Affichant une   arrogance  suicidaire  même  dans  la  mendicité, les leaders Congolais expliquèrent   qu’ils “ne  voulaient   que  de  l’argent” et  n’étaient  pas  interessés aux  leçons de Démocratie.

Puis la  question de  l’enquête sur le massacre de près  de  200.000 Hutu  près de  Kisangani  et  à  Mbandaka s’est soldée par  une  bataille  rangée entre l’ONU et Kinshasa (Cfr  BA Vol. 2 No. 12  de  Nov/1997). Garreton était  alors  le  Masire  du jour. Kabila avait  étalé  aux  yeux du  monde  ses  sautes  d’humeur  et  sa  politique de “deux  pas  en  avant, un pas  en  arrière”, acceptant tel  compromis  pour  le  rejeter aussitôt,  laissant tomber  des  conditions  préalables puis les ramenant,  montant même des  scénarios  politiques près de la ville de Mbandaka qui aboutirent   à  l’abandon  par  les  Nations-Unies de  la  fameuse  enquête. Les sacs à  pognon  ne  sont jamais arrivés.

Lorsqu’il  chassera les Tutsi qu’il  avait  acceptés d’avoir  au  haut  niveau  du Gouvernement  et   de  l’Armée,  le  Lion  de  Manono manipulera  le  sentiment  nationaliste  en  racontant  à  un  Peuple confus que ce sont ceux-là, le  Ministre des  Affaires Etrangères Bizima  Karaha  en  particulier,  qui  le poussaient  à  ne  pas  écouter la  Communauté  Internationale et  l’empêchaient  de  procéder  à  la  démocratisation.

Deux ans  après le départ  de ses  Alliés Tutsi  des rouages  du  Pouvoir, le  chat  et  la  souris  entre  le  Gouvernement-Kabila  et l’ONU a  repris de  plus  bel,  seuls la pomme de discorde et  certains personnages-clé  ont   changé.

L’Accord  de  Lusaka  a  remplacé  l’Enquête, l’ex-Président Botswanais  Masire a remplacé le  Juriste  Chilien Garreton,  et le Congolo-Sénégalais  Yerodia  Ndombasi a  remplacé le  Banyamulenge Bizima  Karaha aux  Affaires Etrangères. Qui empêchait qui de faire  quoi que  ce  soit?

Mme Schiller, Libambu M.

Analyste Zairo-Congolaise

Paru  dans Bulletin de l’AZEA Vol.5 No.28 de Juillet/Août 2000

Copyright Afriqu'Info asbl.