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La
première série de
jeux de
cache entre
le Gouvernement-Kabila
et l’Organisation
des Nations-Unies
s’est déroulée juste après l’arrivée
au Pouvoir
de la coalition
AFDL morte et
enterrée le
2 Août 1998.
Les
nouveaux Maîtres de
Kinshasa étaient trop
sûrs d’eux à l’idée que
le défunt
dictateur Maréchal
Mobutu Sese Seko qu’ils
venaient de
chasser du Pouvoir
avait été si vomi par
le monde
entier que
la Communauté
Internationale courrait à
eux avec des
sacs d’argent
sans se poser
des questions.
Lorsque
les soi-disant
“Amis du Congo”
ont conditionné la livraison
des capitaux à la
Démocratie, la tension a
commencé à
mijoter. Affichant
une arrogance
suicidaire même
dans la
mendicité, les leaders Congolais
expliquèrent
qu’ils “ne
voulaient que
de l’argent” et n’étaient
pas interessés
aux leçons de Démocratie.
Puis
la question de
l’enquête sur le massacre de près
de 200.000 Hutu
près de Kisangani
et à
Mbandaka s’est soldée par
une bataille
rangée entre l’ONU et Kinshasa (Cfr
BA Vol. 2 No. 12 de
Nov/1997). Garreton était
alors le
Masire du jour.
Kabila avait étalé
aux yeux du
monde ses
sautes d’humeur et sa
politique de “deux pas en
avant, un pas en arrière”,
acceptant tel compromis
pour le
rejeter aussitôt, laissant tomber des
conditions préalables
puis les ramenant, montant
même des scénarios
politiques près de la ville de Mbandaka qui aboutirent
à l’abandon par
les Nations-Unies
de la
fameuse enquête.
Les sacs à pognon
ne sont jamais
arrivés.
Lorsqu’il
chassera les Tutsi qu’il
avait acceptés
d’avoir au
haut niveau
du Gouvernement et
de l’Armée,
le Lion
de Manono
manipulera le sentiment nationaliste
en racontant
à un Peuple confus que ce sont ceux-là, le Ministre des Affaires
Etrangères Bizima
Karaha en
particulier, qui
le poussaient à
ne pas
écouter la Communauté
Internationale et l’empêchaient
de procéder
à la démocratisation.
Deux
ans après le départ de ses Alliés
Tutsi des rouages
du Pouvoir, le
chat et
la souris entre
le Gouvernement-Kabila
et l’ONU a repris
de plus bel,
seuls la pomme de discorde et
certains personnages-clé
ont changé.
L’Accord
de Lusaka
a remplacé
l’Enquête, l’ex-Président Botswanais
Masire a remplacé le Juriste
Chilien Garreton, et le Congolo-Sénégalais
Yerodia Ndombasi a
remplacé le Banyamulenge
Bizima Karaha aux
Affaires Etrangères. Qui
empêchait qui de faire quoi
que ce
soit?
Mme
Schiller, Libambu M.
Analyste
Zairo-Congolaise
Paru
dans Bulletin de l’AZEA Vol.5 No.28 de Juillet/Août 2000
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