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La
série des événements
tragiques de Kisangani a exposé
un gros
risque de complication. Les
choses ne
s’étant pas
déroulées aussi rapidement
qu’ils le pensaient, une rébellion
usée s’est fendue en
plusieurs branches tout
en transformant ses acteurs en des
protégés éternels.
La section du
cordon ombilical
étant ainsi infiniment
retardée, des confrontations sanglantes
entre les parrains
pourraient entraîner mollement leurs
filleuls dans des
rivalités fratricides.
Jusque là,
ce fut surtout la
guerre des
ondes entre ces
groupes.
Le groupe du
Pr
Wamba dia
Wamba a
battu le
record de
multiplication par
scission, une évolution que
d’aucuns croient être
à la
base de la macabre
initiative à
répétition de la
part du parrain
Museveni déterminé à arracher Kisangani
aux poussins
de Kagame
pour y loger les siens
propres.
Les
combattants du
Rassemblement Congolais
pour la
Démocratie ont bravement épaulés (ou
furent-ils plutôt
épaulés par) leur parrain l’Armée Patriotique
Rwandaise (APR) en
prenant part
aux combats
contre Uganda
People’s Defence Forces
(UPDF). Les hommes de
JP Bemba
ne sont pas
encore montés
sur le
ring où ils seraient confrontés
aux hommes de JP Ondekane.
Mais le risque ne
cesse d’augmenter.
Le Nile Hôtel de
Kampala étant
devenu une
véritable pondeuse
de groupes armés, il vient
de produire
récemment trois autres
poussins: MLC-National de
Roger
Lumbala Tshitenge,
un ancien
de Goma, le
Front Congolais
pour la
Reconstruction Nationale
de Mbayi
Kalombo et dont
fait partie le
fameux Gl Baramoto
Kpama, le Congrès des
Progressistes de Shambuyi Kalala,
un autre
ancien de Goma. Dans l’entre-temps, le Gl mobutiste Eluki
Monga Aundu
a fait
son apparition
chez Wamba
à Bunia,
via Kampala.
Mme
Schiller, Libambu M.
Analyste
Zairo-Congolaise
Paru
dans Bulletin de
l’AZEA Vol. 5 No. 27 de Mai/Juin/00 |