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Votre intervention révèle que le rêve de bâtir l'empire tutsi "hima" s'effrite. Cela s'explique du fait que vous n'avez pas accaparé le pouvoir à Kinshasa ni la ville de Mbuji-Mayi pour laquelle vous avez déployé vos troupes d'élite. L'usure de temps sème la dissension entre vous et vous pousse même à vous affronter entre vous. Les événements de Kisangani sont révélateurs.
En vous comparant aux juifs, vous ignorez que ces derniers ne font plus face aux arabes en soutane des années 50 et 60, qui ne savaient pas manier des armes modernes. Aujourd'hui, l'État artifiel d'Israel ne peut déclencher une guerre d'envergure contre les nations arabes. Il s'est d'ailleurs retiré unilatéralement des territoires occupés du Liban, et est en processus des négociations avec les palestiens. Cela veut dire que Israelne peut plus vaincre par la guerre, c'est pourquoi la situation militaire est équilibrée dans la région.
Je crois que de votre part, vous n'avez rien tiré de l'histoire. Si vous êtez un peuple qui sait prendre des précautions pour votre sécurité, comment pouvez-vous interpréter les événements qui vous ont poussé en exil en 1959, au Rwanda ? Comment pouvez-vous interpréter la réactions des hutus sur vous, en 1994, après l'attentat contre les défunts président Habyarimana et Ntaryamira en avril 1994 et l'assasinat du Président élu du Burundi Melchior Ndadaye en 1993 ? Comment pouvez-vous expliquer votre
débandade à Kinshasa en août 1998 ?
Au lieu de vivre en harmonie avec vos concitoyens, vous vous laissez emporter dans des rêves irréalisables. Une minorité est une minorité, et vous devez accepter votre statut de minorité au Rwanda et au Burundi. Au Congo-Kinshasa, chaque ethnie, tribu, clan et famille, minoritaire dans son coin, est représentée par l'État congolais. Aucun de ces sous-ensembles de tissus sociologique congolais ne rêve d'accaparer le pouvoir par la force et de dominer les autres.
Vous soulevez un point important en confirmant l'antagonisme entre nous peuple bantou et vous autres nilotiques. Cette thèse était autrefois perçue dans des débats comme un tabou. Mes compatriotes qui soutiennent la thèse d'une rébellion, comprendront que les bantous d'Émile Ilunga, de Wamba Dia Wamba, de J.P Ondekane ne sont que des figurants, des hommes de paille, comme l'était l'ancien président rwandais Pasteur Bizimungu (un hutu au service de Kagame).
Vos maîtres, les américains et les britanniques, misent minutieusement sur cette thèse. Étant anglo-saxons, ils vous soutiennent pour dominer la majorité bantoue. Leur stratégie est d'investir dans la région, et ensuite d'adopter la politique d'exclusion de la majorité, comme ils le faisaient en Afrique du Sud. Je pense qu'ils réalisent que cela est pratiquement impossible. La population majoritaire dit catégoriquement "non". La preuve est que votre cousin, le putchiste Buyoya capitule, devant la communauté internationale, en apposant sa signature sur les accords de paix à
Arusha. Le chouchou des anglo-saxons, votre Kagame aussi va tôt ou tard honorer les accords d'Arusha qu'il a relégués aux oubliettes lors de sa victoire militaire en 1994.
Sachez que vous marquez une histoire qui décrira vos comportements sadiques pour longtemps dans la région. Au lieu d'entretenir vos idées utopiques, pensez plutôt à vivre en harmonie avec les bantous. N'est-ce pas que, partout en Afrique, vous êtez vus comme des phénomènes ?
Pour terminer, je rends hommage à nos frères Zimbabwéens, Angolais et Namibiens qui, avec l'aide militaire, ont réussi à stopper et mis en déroute la politique raciste et déstabilisatrice de vos maîtres anglo-saxons à Kinshasa.
Alfredo Kasololo
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