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Lorsque
le 02-08-1998 les forces ruando-burundo-ougandaises agressaient le
Congo, personne ne pouvait penser que la République allait contenir
cette aventure meurtrière au coeur de l‘Afrique. Ceci paraissait
aussi plausible vu le niveau de la conjuration internationale et la
part des médias réactionnaires dans la guerre pyschologique. Qui a
oublié les nouvelles comme quoi la ville de Kinshasa attendait
l’arrivée des „rebelles“ ou que le Président Kabila était en
fuite et qu’une partie de son gouvernement était déjà en Afrique
du Sud etc.
Les
chantres de cette rêverie médiatique étaient et sont nos fameuses
RFI, VOA, BBS-Afrique, CNN, La Deutsche Welle et même Afrique Numéro
1 du Gabon. Qui oubliera les commentaires et les interviews des
traitres et sanguinaires Lunda Bululu, Zahidi Ngoma, Bizima Kahara,
Ondekane, Wamba Dia Wamba etc.
sur leurs fantasmes de „vouloir“ rédémocratiser le Congo de
Kimbangu et de Lumumba, pour ne citer que ces deux.
Face
à cette machination internationale, le Peuple Congolais a opté, après
avoir vaincu l’arbitraire hideux et sauvage du groupe de Binza,
incarné par Mobutu, pour sa résistance légendaire, celle qui chassa
le colon, raciste et exploitateur belge de la terre de ses ancêtres
en 1960. C’est dans ce contexte que les agresseurs et leurs suppôts
congolais comme les Vichy, pendant l’occuppation nazie en France,
ont été patriotiquement et froidement corrigés à Kinshasa et
continuent de l’être dans les zones encore occupées.
Makobola,
Kasika, Mwenga, Kisangani Boyoma, Nyunzu, Kalemie, Kagatoga, Sake,
Fizi, Shabunda, Kamituga, Walungu, Bukavu, Goma, Ituri, Kalima,
Kabinda, Kindu, Kinshasa, Lodja etc. sont ainsi à considérer comme
les symboles de notre résistance
et de notre refus de ne pas nous laisser avaler par un crapaud,
quelque soit la force de ses commanditaires.
Pour
ce, nous prions à tout compatriote ou à toute personne qui partage
avec le peuple congolais cette dure épreuve de garder
une minute de silence à l’honneur de nos martyrs tombés sur les
différents champs de bataille pour la liberté. Outre cet
hommage, il est aussi impératif de se poser la question de savoir ce que l’on doit entreprendre
pour mettre fin au gangstérisme
ruando-burundo-ougandais dans notre pays.
Dans
cet optique, nous pensons que la diaspora congolaise devrait se
constituer en une force homogène de coordination pour la survie du Congo. Un
premier pas dans ce sens sérait l’inventaire de toutes les
initiatives éxistantes dans ce sens, l’identification de leurs
objectifs imminents et/ou lointains, l’établissement d’un réseau
d’échanges d’informations, la mise en place d’une coordination
pour la collecte de l‘effort de guerre et aussi l’établissement
d’un lien solide et cohérent avec le pouvoir au Congo.
La
structure à mettre en place devrait aussi tenir compte de la
repartition géographique, afin de permettre une représentativité
pouvant stimuler tous les compatriotes à accomplir leur devoir
patriotique face à la nation congolaise.
En
attendant la concrétisation de la proposition ci-haute, nous pensons
que le 02-08-2000 nous offre aussi l’accasion de féliciter vivement
toutes les initiatives entreprises par notre peuple tant au niveau
national que dans la diaspora pour résister à la tentative néocoloniale
en cours d’exploitation, ceci en dépit des discours démobilisateurs
des chancelleries occidentales et leurs médias ou de certains de nos
fils égarés communément appelés „opposants“ au pouvoir
populaire du 17-05-1997.
Le
destin du Congo dépendra du sens que nous voudrions accorder à notre
avenir, en un mot tout compatriote devra choisir entre l’esclavage
et la liberté. Nous pensons que face à ces options diamétralement
opposés, le Peuple congolais, après avoir vaincu les humuliations séculaires
de l’occupant européen, n’a aucune raison de reculer devant les
aventurieux venus d’autre colline, Ruanda, Burundi et Ouganda.
Ainsi
l’exportation de
cette aventure doit, en ce 02-08-2000, plus que jamais être le
leitmotiv de cette troisième année de guerre. Pensons
et agissons.
Honneur à
nos martyrs de liberté
Que
vive nos Forces Armées congolaises
Que
vive la résistance populaire sous ses multiples formes
A
bientôt
Kass
Kasadi |