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La prééminence rwandaise et ugandaise dans l'actuelle
guerre civile fait presque oublier les raisons politiques avancées par les rebelles du 2 août 1998.
Pour eux, il fallait se révolter contre Kabila pour trois raisons: la dictature, la corruption et le népotisme.
Au moment où Kabila tourne résolument le dos aux accords (réellement perfides) de Lusaka, il s'avère qu'il mérite les condamnations et critiques acerbes des rebelles de 1998: c'est un dictateur incompétent et sans charisme; la corruption est plus répandue qu'au temps de Mobutu et il maintient aux postes clefs des membres de son clan, fussent-ils les plus incapables et les plus criminels.
Et si la rébellion était à refaire en l'an 2000, elle aurait été inventée, le Rwanda et l'Uganda en moins.
C'est triste à constater. Mais il faut bien le reconnaître: nous sommes tous des rebelles qui souhaiteraient la fin du régime en place.
Triste anniversaire.
Jules
Kitenge,
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