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A
dire vrai, le communiqué des CPP-Canada m’a, pour le moment, étonné.
Je dis « pour le moment » parce que j’avais au moment où
je le parcourais oublié, pour un temps, que les CPP prônent la
« pensée unique ... ».
Je
suis d’accord lorsqu’il y est dit que « les hommes passent,
mais les institutions demeurent ». Mais, à mon avis, seules les
institutions voulues et installées, DEMOCRATIQUEMENT, par le peuple
restent. Ce, au motif évident qu’elles sont l’émanation du
peuple et, de ce fait, traduisent ses aspirations profondes.
Ceci
étant dit, parions que les CPP ne survivront pas au régime présentement
en place en RDC...
Malheureusement,
on a, pour les besoins de la cause, oublié, dans le document
susmentionné, de nous indiquer la structure - en dehors des CPP, car,
je suis farouchement contre la pensée linéaire et unilatérale - au
sein de laquelle le Congolais désireux d’apporter sa modique pierre
à l’oeuvre de la reconstruction nationale peut agir ... en toute
liberté.
« Du
choc des idées jaillit la lumière », dit-on... Sans libéralisation
de l’espace politique congolais, point de salut, allais-je
ajouter...
Cessons
de nous référer uniquement aux facteurs exogènes pour expliquer les
problèmes cruciaux auxquels notre pays a à faire face actuellement,
facteurs qui prennent, à ne pas douter, part à l’équation
congolaise. Ce qui signifie : prenons notre courage à deux mains
et attaquons-nous aussi aux facteurs endogènes (non-libertés,
non-droit, népotisme et la liste peut se prolonger à l’envi...).
J’espère
que le vocable PILLEURS INTERNATIONAUX, souligné dans le texte suscité,
désigne aussi bien l’Angola, la Namibie et le Zimbabwe que le
Rwanda, le Burundi et l’Ouganda...
N’est-ce
pas étonnant que l’on négocie, paraphe et signe un accord, et, un
an après, on le récuse au motif qu’il est « plus avantageux »
à l’autre partie ! C’est ce que l’on appelle sous
d’autres cieux : amateurisme, dilettantisme en politique...
Un
chercheur de réputation mondiale avait, au début des années nonante
(90), annoncé « la fin de l’histoire... ». Et les idéologies,
existeraient-elles encore ?
Il
n’y a pas d’alternative à la démocratie, et la cause vaut
qu’on se batte, ne serait-ce au niveau des idées, vraiment pour
elle. Ne dit-on pas, avec raison, que les idées deviennent des forces
lorsqu’elles gagnent les masses ?
Iseewanga Indongo-Imbanda |