Site Internet de
l'ambassade de la RDC en Belgique |
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Iseewanga Indongo-Imbanda |
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C’est avec dégoût que j’ai pris connaissance du commerce épistolaire autour de ce qu’il convient d’appeler « l’affaire du site Internet de l’ambassade de la RDC en Belgique ». « Dégoût », c’est bien le mot d’autant plus que la lecture, à la fois linéaire et unilatérale, de la « démocratie » que les lettres de MM. Mangalaboyi et Bafwa véhiculent montre, on ne peut mieux, l’irruption de la technique publicitaire dans la démarche analytique des faits ... Sans doute s’agit-il, de leur part, d’une question de ressentiments !
Point n’est besoin d’être grand clerc ès choses journalistiques pour constater que Congoline ne publie pas ses propres articles, mais plutôt ceux ayant déjà figuré dans des journaux, de tendance et d’obédience différentes, avec lesquels il collabore. Attribuer la responsabilité de la citation de Monsieur le Ministre congolais des A.E., Yerodia Ndombasi, devant la justice belge – citation que, par ailleurs, je condamne avec véhémence –, est non seulement démagogique, mais relève d’Alice au pays de merveilles.
En un mot, les deux lettres – plus particulièrement celle de Monsieur Bafwa dont les prises de position ont toujours varié en fonction de l’air du temps et auquel je rappelle, en passant, ma réponse énergique à ses affabulations de 1996 par rapport à la guerre de la libération que venait d’engager la défunte AFDL qu’il souhaitait voir traduite devant la justice –, sont écrites dans un style de vulgarisation et de publicité. Le style, dit-on, c’est l’homme... N’est-il pas question dans la dernière de « minable représentation diplomatique de Bruxelles » et « d’un acte grave de trahison » ?
Au total, l’échange épistolaire dont il est question ci-haut nous a permis d’obtenir un panorama exhaustif des soucis des MM. Malangaboyi et Bafwa qui viennent de se révéler, à travers le feuilleton dont ils sont les vedettes, tels qu’ils sont, c’est-à-dire rigolo. Laissez-moi rire... Ce faisant, qu’on n’y cherche ni histoire ni historien. On y va au plus pressé quand ce n’est pas au plus simple.
A ne vouloir que le tout quand on n’a pas les moyens de le prendre, on s’expose à ne rien obtenir, voire à perdre ce que l’on a, avais-je écrit, en 1997, dans un article publié au lendemain de l’entrée triomphale de la défunte AFDL dans Kinshasa dans l’éphémère « Alliance pour le Congo » (numéro 1, juillet/août 1997). A la réflexion entre « le tout et le rien », avais-je ajouté à cette occasion, il y a place pour quelque chose de modeste, peut-être, et de fragile qu’il s’agisse de faire vivre et grandir.
Iseewanga Indongo-Imbanda
Berlin, RFA |
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