Sans titre |
 |
Kashala Hilaire |
 |
|
L'information est brutale et rejette la responsabilité du sommet de Lusaka sur Kabila et son intransigeance.
Sans discourir sur les causes et les conséquences de cet évènement, il faut constater que Kinshasa accumule les hostilités et ne capitalise aucune sympathie.
Les chefs d'Etat de la SADC semblent énervés par leur pair qui avait dédaigné se rendre à Windhoek. Ils ne parleraient pas moins que d'éventuelles sanctions contre la RDC.
La MONUC cherche à se déployer pour une mission pourtant fort limitée à l'observation et non au maintien de la paix. La bagarre se joue en périphérie et l'on est loin du compte.
Le dialogue intercongolais est repoussé au-délà de la personnalité contestée de Masire. Même si le Botswanais était remplacé, les enjeux seront plus compliqués avec la mise en place de l'assemblée constituante.
Le règlement politique réservé au dialogue autorisait une majorité de la décision à Kabila s'il s'alliait à la société civile et à une partie de l'opposition non armée. Le calcul est simple: l'hémicycle du fameux dialogue aura quatre groupes ou quatre voix. Mais aucune alliance avec la société civile n'a jamais été envisagée ni amenagée.
Même raidissement avec l'arrestation de Nzuzi Wa Bombo. Comment cette grosse femme doit passer au tribunal militaire lorsque RCD et MLC négocient avec Kabila?
Cette affaire se déroule au nez et à la barbe de Garetton, qui rapportera à l'ONU une moisson abondante de violation des droits humains.
Enfin, et sans clûturer la liste, il y a cette affaire d'arrestation de ce chef d'entreprise occidental et français qui n'arrange rien au climat des la relance économique et des relations avec l'Union Européenne.
Car sur le plan judiciaire, Yerodia a pu mouiller son cigare à Lusaka, mais le mandat d'arrêt belge court encore les autres capitales.
Kashala Hilaire |
|