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De Silubwe à Clément MALOU

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Silubwe Moke Bonaventure

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Cher compatriote,

Votre inquiétude quant au rôle historique de certains congolais dans l'avénement de l'Armée Nationale Congolaise est légitime. Bien que je n'ai pas pris ce thème comme l'objectif principal de ma modeste intervention sur le "statut de l'Armée Nationale Congolaise du 30 juin 1960 au 24 novembre 1965".

Il est admis évidemment qu'à l'approche de l'Indépendance, la menace au Congo au sens militaire de "volonté et capacité de nuire" était définie par les autorités militaires de la Métropole, la souveraineté étant belge à l'époque. Cette menace était bien entendue établie en rapport avec les engagements militaires de la Belgique et le contexte géo-stratégique mondial à l'époque (la Guerre froide).
Dans ces conditions, le rôle historique et l'apport des congolais responsables de la Défense nationale était, bon gré malgré, déterminé par cette doctrine (belge) dont ils héritèrent sans vraiment avoir été préparés ou disposés à assumer cette tâche importante.

J'ai souhaité par mes réflexions donner une vision dynamique de l'analyse historique sur l'Armée au Congo. Une dynamique conjuguant à la fois l'analyse du cadre juridique de l'avénement de l'Armée Nationale Congolaise (Loi Fondamentale, Résolutions de l'ONU, Accors bilatéraux et multilatéraux...), insérée tant dans le contexte géostratégique que dans les circonstances politiques que connut le Congo à l'époque.
J'ose croire que la place des uns (MOBUTU...) et des autres (MULAMMBA, BOBOZO..) en tant qu'acteurs de cet épisode avait une importance relative en partant du postulat essentiel que, faisant suite à la Force publique coloniale, le Congo a hérité d'une Armée sans Commandement adéquat càd sans officiers. Je veux dire sans officiers congolais sortis d'Ecole Militaire. 
Les avancements en grade ultérieurs des uns (Mobutu...) et des autres (Mulamba...) sont intervenus au mérite càd sur le fondement de la bravoure présumée des bénéficiaires telle qu'appréciée (dans le besoin ou dans l'urgence) par les autorités militaires congolaises comptéentes (le Chef de l'Etat, les différents Premiers ministre, les Chefs d'Etat-major...).En sachant qu'il faut au moins 3 ans de formations théoriques générales et autant spéciales pour donner un bon officier d'active.

Par ailleurs, la nature de mon intervention (journalistique) sur le sujet ne lui donne
certainement pas la qualité d'une publication scientifique au sens propre.Bien qu'elle ait fait
l'objet d'un travail fouillé en ce sens. En tant que Congolais, nous restons biensûr saisis et
interpellés sur le rôle de congolais formés au métier des armes dans cet épisode fondamental de notre Histoire.

Merci de votre attention!

Silubwe Moke Bonaventure

bonasil@yahoo.com
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