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Plaidoyer pour un avenir meilleur au Congo

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Mara Basaula Divididi

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Le peuple congolais est un être qui espère. Son espérance humaine désire sa grandeur, sa réalisation au niveau proprement humain et naturel. C’est à son gouvernement de l’aider, de lui permettre d’être utile dans la société, de travailler car cela sera son activité première dans laquelle il sera engagé pour assurer sa propre survie et sera aussi à la base de toute activité économique.

Il a aujourd’hui besoin de sortir du sous-développement et il est clair que notre pays ne peut pas réaliser cela avec la guerre qui lui est imposée véritablement par l’occident et ses valets africains: l’Ugandais Museveni Yoweri, le Rwandais Kagame Paul, le Sud-africain Mandela R.Nelson et le Burundais Buyoya Pierre.

L’Etat ne peut pas se substituer à tout un chacun, mais il doit concevoir et mettre en place des institutions et structures capables de rendre possible ce développement et  ne pas être égoïste vis à vis de son “petit” peuple.

Au Congo, il nous conviendrait de réeduquer la masse pour l’amener à accepter les nouvelles méthodes qu’on va mettre en place ou en action pour la satisfaction de ses bésoins. Actuellement nous connaissons une pauvreté qui fait croire que “Dieu a créé tout le monde à son image”, mais sauf le peuple congolais. Ceci quand on arrivait à voir comment ce peuple assistait impuissant, consumé par le feu de la géhenne alors que les acolytes de “l’impérialisme” se réjouissent partout ailleurs et à l’Est du pays, dégustent des champagnes, assis dans leurs fauteuils bien calfeutrés.

 Depuis tant d’années, ce peuple est ménacé dans sa vie quotidienne, de sa culture, sa santé, son agriculture et son éducation. A chaque fois qu’il espérait rétrouver son souffle en ayant confiance à ses propres fils du pays, capables d’assumer son autorité et d’assurer sa paix, sa justice et sa liberté, les barrières impérialistes trop éfficaces empêchaient alors à ce peuple de chanter “Kukeluku”!

La vie de nos compatriotes dans les territoires occupés par nos ennemis n’est semée que des crimes et des châtiments, et ces chefs criminels agresseurs “rwando-ugando-burundais” espèrent encore de changer leur spectacle, cette vie d’horreur en objet et en temps de complaisance et leurs garçons de course, Ilunga Emile, Wamba dia Wamba, et Bemba Jean-Pierre en “serviteurs de patrie”. Ce qui est pratiquement impossible.

 La société congolaise de l’Est est victime d’une pègre, et de cette situation politico socio économique catastrophique causée par nos agresseurs et par ceux-là qu’hier avaient possédé le Congo (Zaïre), pillé et pratiqué la dictature criminelle comme leur chef Mobutu Désiré . Ces vieux démons veulent aujourd’hui changer d’habits. N’aurions-nous donc que le choix entre l’imbécilité criminelle rwando ugando burundaise et la mélancolie diabolique des mobutistes?

Alors il faudrait que la “justice internationale” se prononce contre tous ces démons, car le sang humain ne se marchande pas et n’a point de prix. Cette épée de la justice est entre les mains des citoyens congolais d’abord qui devront punir ses tortionnaires. Ils seront convaincus qu’ils étaient les plus sots et les plus barbares responsables de la planète.

“Etre libre pour un congolais, c’est n’avoir que des égaux, la vraie vie, la vie naturelle de l’homme. Donc au Congo il nous faut tout récommencer à zéro comme des fourmis dont on a écrasé l’habitation”.

Tous ceux qui évoluaient aux côtés de l’ancien chef criminel Mobutu, avaient appris l’art de “fermer les yeux”, maintenant tard qu’il est, certains essaient de les “ouvrir” pour retrouver l’heure qui viendra du bon côté de la barricade et essaient aussi de changer leurs missions ingrates et diaboliques d’antan aux “bonnes actions” et se disent “opposants” ou “rebelles”, rassemblés tous dans les Rcd ou le Mlc; mais malheureusement nous souhaitons que cette union récouvre une autre appelation telle que “Mouvement de Jouissance”, Rassemblement des Comploteurs à la Destruction  ou de “Trahison” car on y retrouve aussi tant de Dinosaures qui s’y cachent.

Quelques uns de l’opposition “bavarde” se prennent pour des “incorruptibles”. Si nous essayons de fouiller leurs carrières politiques pour les uns et militaires pour les autres, de les analyser, ils n’auront plus l’audace de continuer à crucifier Kabila Laurent-Désiré. Ils considèrent Kabila, comme le “pyromane” et soit seul le “pompier” de la “misère” des Congolais. Ceux là font croire aux Congolais qu’ils sont bons pour l’avenir du Congo, alors ils ont été aux postes de commandement de l’Etat. Ils ont été tous corrompus, avaient aidé et soutenu Mobutu d’être ce qu’il était. Lors d’une interview à J.A.E, le léopard lui même déclarait: “parfois des avions attérissent à Gbadolite à 02h00’ du matin et vous ne pouvez pas déviner qui vient causer. A 05h00’ ils repartent, ni vus ni connus”.

Donc, ce sont des “mensonges vivants” comme disait autrefois J.P Sartre.

La constatation de la politique désastreuse menée par les tortionnaires du régime néo-colonial le plus rigide d’Afrique, de septembre 1960 jusqu’au 17 mai 1997 se manifeste aujourd’hui dans toutes les couches de la société congolaise: les étudiants, les enseignants, les paysans, les fonctionnaires et aussi dans les églises; dans l’éffrondement de l’économie du pays; la chute des valeurs morales: d’ou la misère, la prostitution, la délinquance, la corruption, l’inconscience professionnelle, le taux le plus élevé d’analphabètes et la mendicité. “Tout pays où la gueuserie ou la mendicité est une profession, ce pays est mal gouverné”.

En bref, le “Zaïre de Mobutu” était le royaume de la débrouille. La corruption en était une technique de libéralisation que les gouvernés et gouvernants employaient et que le régime acceptait dans la mesure même qu’elle troublait trop l’ordre public et l’équilibre de la societé entière. Le peuple congolais doit lutter contre cet héritage qui lui a été ainsi légué par le “grand timonier”, qui, avec ses proches, ont pu ramasser dans moins de dix ans ce dont on pouvait prendre dans cent ans au moment où la population souffrait de grandes pénuries alimentaires et connaissait des affres du chomage et de la misère la plus noire. Ils avaient forcé la population à se déplacer et à mendier.

Aux jeunes, l’avenir de demain est entre vos mains. Soyez prudents et conscients afin que la “démocratie” réclamée ne présente pas pour les uns un aspect de la course au pouvoir et pour les autres une façon de réplonger ce grand pays dans la misère et de déstabiliser l’appareil de l’Etat. Mais pour un avenir meilleur, il faudrait une démocratie qui présentera une politique de la transparence et que le peuple soit libre de prendre ses résponsabilités. Que les choses se fassent avec une vraie justice sociale et un vrai mécanisme démocratique.

A propos de cette démocratie, Patrice Emery Lumumba avait déclaré ceci: “la politique du gouvernement ne sera autre que celle du peuple. C’est le peuple qui nous dicte et nous marchons suivant ses intérêts et ses aspirations”. Sur ce, il nous faut une démocratie suivant nos traditions, qui devrait défendre et protéger les minorités. Pour un futur meilleur, nous disons “NON” à la démocratie conflictuelle et imparfaite, “NON” au tribalisme, “NON” aux luttes inter-éthniques, “NON” aux déchirements, “NON” à l’inégalité sociale et de sexe. Nous savons tous que la génération future sera victime de nos bêtises. Nous qui luttons actuellement pour un pays uni, une vraie démocratie, essayons de préparer un “Congo Nouveau”. Pour les jeunes de demain, nos enfants et petits enfants; cette génération est le seul espoir d’un Congo meilleur après le vénin mortel de Mobutu, qu’elle soit non corrompue, respectueuse et digne d’elle-même, qu’on y trouve plus des Mobutu, Mokolo, Litho, Ngbwanda, des Généraux comme Bolozi, Baramoto, Nzimbi ou des Ambassadeurs tels que Kimbulu ou Ndeze. Surtout aussi il faut éviter les oppositions éthniques ou provinciales soulignées plus loin qui pourraient jouer un rôle analogue et tendu à multiplier les partis, mais au contraire il faut consolider l’unité.

Evitons aussi que la démocratie dite de concordance puisse présenter un danger, mais elle doit au contraire créér un bon climat social et une paix dans le travail de chacun. Sur ce, la concordance sociale ne puisse pas ruiner ce bon climat social. Il faut tuer la corruption en punissant sevèrement ses idoles pour permettre à nos institutions et structures de bien servir la nation et d’évoluer.

Dans une démocratie la corruption prend souvent la forme du tripotage et du coulage, des privilèges et du passe-droit que couvre le copinage des camarades haut placés du régime ou du parti. Veillons !!!  Pour avoir ce bon climat social, nous devons résoudre les grands problèmes sociaux qui troublent et perdent l’équilibre de notre société.

Enfin, pour un meilleur avenir, il faudrait alors expliciter les circonstances dans lesquelles furent victimes nos compatriotes qui luttaient pour un “Congo Indépendant”, pour la démocratie, la légalité, la paix, la liberté et la justice sociale. Il faudrait un “Nurenberg Congolais” soit ouvert contre le colonialisme, l’impérialisme et leurs agents congolais.

Comme disait Gamel Abdel Nasser: “le meilleur moyen de résoudre un problème était de remonter à son origine, d’aller jusqu’à la racine du mal”.     

Mara Basaula-Divididi N’dombasi

Patriote Congolais

E-mail: mara.basaula@planet.nl

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