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Le problème de double nationalité: réponses à Indongo- Imbanda.

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Assani

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Vous n’avez pas hésité à exprimer votre indignation lorsque je vous ai fait des remarques désobligeantes. Pourquoi recourez-vous alors aux mêmes remarques pour discréditer les arguments des autres ? Croyez-vous qu’en qualifiant mon argumentaire de partisan et d’incohérent sans la moindre preuve, j’allais vous offrir les fleurs ou vous applaudir  ? Paradoxalement, vous êtes le premier à vous plaindre. N’êtes-vous pas entrain d’inverser les rôles ?   Malgré tout, je vous présente toutes mes excuses pour ces propos discourtois. 

Malgré votre style toujours agressif, votre second article est intéressant dans la mesure où vous y défendez vos points de vue par des arguments. Ce qui m’incite à poursuivre ce débat.         

Concernant votre nom, j’ose croire que dans l’administration congolaise, le nom de famille s’écrit toujours avant  le prénom (post-nom) lorsque ce dernier n’est pas d’origine chrétienne. C’est ainsi qu’on a toujours écrit MOBUTU Sese Seko et non Sese Seko MOBUTU. En revanche, on a toujours écrit Joseph-Désiré MOBUTU et non MOBUTU Joseph-Désiré. Cependant, si vous persistez  à écrire votre prénom avant votre nom, il faut prendre le soin d’écrire ce dernier en Majuscule. Tout lecteur saura distinguer aisément votre nom de votre prénom.    

1) Argumentaire partisan.

 Dans votre premier texte, vous avez qualifié mon argumentaire de partisan. Dans votre second texte, vous avez présenté les arguments pour justifier l’emploi de cet adjectif qualificatif.

Vos arguments.

« L’adjectif partisan, utilisé dans mon texte précédent , a trait à votre argumentaire dont le but visé, comme il en ressort d’une lecture dégagée de gangue passionnelle de vos deux papiers, est d’assouvir les intérêts d’ordre individuel ». Plus loin, vous renchérissez : « Une façon galante de vous demander de recouvrer volontairement la nationalité congolaise (art. 33. Section 3, chap. IV ; art. 36, section 6, chap V du décret-loi n° 197) au cas où vous envisageriez de prendre la décision d’aller servir, sur place, notre pays qui se meurt lentement mais sûrement ».    

Ma réponse.

Sans aucune preuve matérielle tangible ni aucun indice sérieux – à part votre prétendue lecture dégagée de gangue passionnelle (une interprétation subjective) -, vous m’accusez injustement d’avoir adopté une seconde nationalité. Pourtant, je suis toujours congolais et je le resterai. Est-ce que le fait de défendre la cause de ceux qui revendiquent la double nationalité signifie-t-il qu’on a adopté une autre nationalité ? Est-ce que le fait de défendre la cause des homosexuels signifie-t-il qu’on est soi-même homosexuel ? Est-ce que le fait de défendre la cause des malades du sida signifie-t-il qu’on est atteint soi-même de cette maladie ? Cette accusation calomnieuse que vous précisez contre moi n’est-elle pas la preuve irréfutable que votre intervention visait ma personne et non mes idées ? Sur ce site, MM Jeff Mbombo et Clément Malou se sont prononcés aussi en faveur de la double nationalité. Peut-on dès lors conclure que les deux messieurs ont adopté une seconde nationalité ? Ne faites-vous pas preuve d’une certaine légèreté (manque de rigueur) dans vos analyses ?            

2) Argumentaire incohérent.

De même, dans votre premier texte, vous avez qualifié mon argumentaire d’incohérent ! Dans votre second, vous avez tenté de fournir une explication.

Vos arguments.

« Vos deux papiers sont complètement hors de la cohérence- S’il y fut jamais ». Selon vous la raison de cette incohérence est la suivante : « Ils oscillent d’un côté à l’autre et véhiculent des trivialités que c’est à faire pitié. Il y manque un système de référence qui, dans le cadre de la problématique qui nous préoccupe, aurait eu une valeur d’abstraction  et au sein duquel  ce que vous appelez, pour les besoins de votre cause, le problème de la double nationalité considéré dans sa pluridimensionalité et sous ses multiples rapports, rentrerait dans un cycle dialectique d’objectivation vers une délimitation précise et spécifique de chaque élément ».   

Ma réponse.

J’avoue que j’ai beaucoup rigolé en lisant  cette diatribe. En bref, votre argumentation me paraît très confuse. Pourriez-vous la clarifier prochainement ?

3) Le problème de la double nationalité. 

Vous niez l’existence d’un problème de la double nationalité en RDC.

Vos arguments.

« Le titre de mon premier papier < des deux choses l’une> est, à mon avis, un élément (peut-être radical pour vous) de solution au faux <problème de la double nationalité> qui ne se pose pas en RDC ».

Ma réponse.

En guise de réponse, je vais transcrire vos propres affirmations qui reconnaissent, pourtant, l’existence du problème de la double nationalité que vous êtes entrain de nier. En effet, au paragraphe 4, vous avez écrit :

« Pour mémoire, le cas des congolais devenus belges, français, canadiens, américains, etc. dont la présence à la consultation nationale avait défrayé la chronique de Kinshasa bourdonne encore à mes oreilles ». Mr Indongo-Imbanda, pourquoi vous obstinez-vous à refuser de voir la réalité en face ? Voici un cas typique des problèmes auxquels nous serons confrontés dans l’avenir. De nombreux congolais qui ont adopté la seconde nationalité continuent à se considérer toujours comme des congolais. C’est à ce titre qu’ils sont venus participer à la CN. Il en sera ainsi pour d’autres échéances politiques à avenir. Cet incident ne suffit pas à justifier, à vos yeux, la nécessité de s’attaquer maintenant à ce problème plutôt que de pratiquer la politique d’autruche comme vous le faites.      

D’autre part, vous affirmez une chose (il n’y a pas un problème de double nationalité en RDC) et son contraire (vous évoquez un problème lié à la double nationalité). Voilà une preuve d’incohérence.    

4) Le dialogue intercongolais et la question de la double nationalité.

Vous refusez que la question de la double nationalité ne soit traitée lors du dialogue intercongolais. 

Vos arguments.

« Le problème de la nationalité, du fait qu’il relève de la souveraineté, doit être débattu, au cas  où la nécessité s’impose par le parlement national qui sortira des élections libres… ». D’après vous, « le rôle du dialogue intercongolais dont les délégués n’ont pas été désignés démocratiquement par le peuple congolais doit se limiter à la recherche des voies  et moyens qui donneraient réalité aux éléments de solution… ».   

Ma réponse

Ignorez-vous que la question de la nationalité est un des thèmes qui seront traités au dialogue intercongolais ? D’autre part, je ne comprends pas lorsque vous écrivez : le problème de la nationalité, (…), doit être débattu… Serez-vous devenu un nouveau médiateur du dialogue intercongolais pour éluder cette question du dialogue intercongolais ? Dans cette hypothèse, je vous présente mes sincères félicitations.  

5) La question de la double nationalité et la diaspora congolaise.

Vous avez écrit : « Il semble que vous éprouvez d’énormes difficultés de différenciation entre <congolais de la diaspora> et <belges, français, canadiens, américains ou que sais-je encore d’origine congolaise> ».  

Ma réponse

 Je ne m’attache pas aux formules juridiques mais à la réalité des faits. Juridiquement, un congolais qui a adopté une autre nationalité perd automatiquement la nationalité congolaise. Mais en réalité, ces personnes continuent à se considérer comme congolais à part entière malgré l’adoption d’une autre nationalité. C’est la raison pour laquelle elles continuent à défendre les intérêts de notre pays à travers les organisations créées par la diaspora congolaise. D’autres continuent à militer dans des partis politiques congolais. C’est une réalité qu’on ne peut nier en se réfugiant derrière le vocable juridique qui ne traduit pas la réalité des faits.        

Je me contenterai aujourd’hui de ces quelques réponses.

Sans rancune.

Assani

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