| Le mois de mars
dernier a été marqué par de grandes décisions sur la direction et
les opérations de la Gecamines, société d'Etat congolaise et
propriétaire des mines de cuivre et de cobalt.
Une nouvelle
équipe a été mise en place, en remplacement du zimbabwéen Billy
Rautenbach. Dans le même temps était cassée la joint venture avec
la firme Ridgepointe qui opérait dans le secteur de Likasi.
Avec ces deux
mesures, la Gecamines retrouvait un nouveau souffle de gérance et la
plénitude des moyens de production, particulièrement de cobalt. Ces
deux mesures signifiaient en même temps que la gestion précédente
était critiquable.
Les
dernières nouvelles des voyageurs en provenance du Katanga sont
allarmantes. La Gecamines serait virtuellement morte: personnel
impayé et bientôt en grève, arrêt confirmé de la production de
cobalt aux usines de Kolwezi, et même dans les usines de Likasi qui
tournaient régulièrement avec Ridgepointe.
Pour rappel,
c'est depuis novembre dernier que Mr Georges Forrest, de nationalité
belge a été nommé à la tête de la Gecamines. Sa nomination avait
été analysée comme un signe annonciateur de financements
extérieurs, de relance et d'assainissement de la production. Les
mesures du mois de mars lui donnaient, enfin , pleine capacité de ses
moyens.
Les
observateurs pensent que ce désastre apporte la preuve de la
gangrène qui ronge Gecamines et que les mesures du mois de mars
n'avaient pas été bien conçues ou bien exécutées.
Juvénal
Tabu |