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Départ de toutes les Forces étrangères du Territoire Congolais et Affaire RTKm

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Joseph Olenghankoy

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FONUS

FORCES NOVATRICES POUR L’UNION ET LA SOLIDARITE

Etat-Major Politique National

CABINET DU PRESIDENT

Kinshasa, le 23 mars 2000

N/Réf. : 017/PDT/FONUS/2000

A Son Excellence Monsieur le Président de la République Démocratique du Congo à Kinshasa-Gombe

(Palais de la Nation)

Excellence Monsieur le Président de la République,

 

Concerne : Départ de toutes les Forces étrangères du Territoire Congolais et Affaire RTKm

J’ai l’honneur de vous remettre en mémoire, pour le plus grand intérêt d’une nation en péril, la pertinence des propos développés lors de ma conférence de presse du mercredi 15 mars 2000, lesquels ont été largement diffusés et commentés par la presse tant nationale qu’internationale et dont la teneur exacte en annexe de la présente.

En effet, il appert clairement de ces propos auxquels j’attache une foi inébranlable que mon parti politique, les Forces Novatrices pour l’Union et la Solidarité a, entre autres, réitéré de manière sans équivoque son soutien à l’accord signé à Lusaka pour un cessez-le-feu en République Démocratique du Congo outre qu’un ordre a été donné à toutes les armées et milices étrangères opérant sur le territoire congolais de se retirer au plus tard le 01 avril 2000 à minuit.

A ce jour, il me revient de constater que votre Gouvernement s’obtsine à mener une campagne contre ledit accord et se complaît dans un immobilisme suspect pour tolérer la présence sur le sol congolais des « armées d’affaires » mieux des « armées de trafic », notamment celles du Zimbabwe, de l’Angola, de la Namibie, du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi.

Pareille attitude est inadmissible aux yeux du Peuple congolais, dans saplus large majorité, qui pense que votre Ministre des Affaires Etrangères, investi de pleins pouvoirs pour négocier cet accord, ne peut plus se prévaloir de sa propre turpitude qu’il clame haut et fort pour le dénoncer dès lors qu’il demeure pourtant évident que le même Ministre avait manifesté sa pleine satisfaction par parole, faits et gestes à l’issue des négociations préalables à la signature. Au contraire, si par impossible, vous estimez que cet accord avait été mal négocié, l’élégance en politique commande à votre Ministre des Affaires Etrangères de démissionner comme c’est le cas, en pareille circonstance, sous d’autres cieux pour ne pas distraire continuellement l’opinion qui n’est pas dupe.

Quant à la paix tant souhaitée, l’intégrité territoriale à recouvrer et la souveraineté nationale inaliénable, je soutiens sans risque d’être contredit que tout cela n’est possible qu’aux prix du retrait des toutes les forces étrangères alliées aux rebelles et au Gouvernement qui se sont lancées dans une « avanture militaro-affairiste » au Congo ainsi que cela est attesté par leur présence fort remarquée et remarquable dans les zones d’exploitation minière plûtôt qu’au front.

C’est pourquoi, faute pour toutes ces forces de quitter le pays à l’expiration de l’ultimatum lancé, je confirme à Votre Excellence ma volonté farouche d’entreprendre des actions pacifiques de grande envergure pour obtenir leur départ ainsi que le respect de l’accord de Lusaka. Ces actions d’une grande portée historique constituent la manifestation des droits et libertés fondamentaux des citoyens garantis par le Décret-loi constitutionnel n° 003 du 27 mai 1997 relatif à l’organisation et à l’exercice du pouvoir en RDC, en ses articles 12 et 13 qui renvoient aux dispositions antérieures non contraires à son esprit. De même le droit de manifester pacifiquement est garanti par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques.

Je ne le dirai jamais assez, l’accord de Lusaka apparaît comme une chance à saisir dans la mesure où il renferme des valeurs ultimes et sacrées d’une paix durable et d’une véritable démocratie, n’en déplaise à votre entourage qui cherche à vous faire voir le contraire.

Et pourtant, ce même entourage caractérisé par un amateurisme qui laisse à désirer est à l’origine de bien d’autres décisions incontrôlées  qui date de cet état de choses, le cas de la Radio Télévision privée dénommée « Kin-malebo » est un gros scandale pour plus d’un observateur averti qui pense que cette décision est à votre passif.

Ainsi, j’associe ma voix à celle des combattants de la liberté de pensée et d’opinion garantie par la Charte Universelle des Droits de l’homme pour vous demander de vous assumer tout à la fois comme Magistrat Suprême et Garant des Institutions afin de rappeler à l’ordre une institution à la dérive, en l’espèce le Ministère de la Justice qui a la tutelle de l’Office des Biens Mal Acquis et que vous daignerez instruire de rapporter la décision de confier la gestion de la RTKm à cet office, car cette décision, à tout point de vue,  porte atteinte aux intérêts privés.

Que conclure de tout ce qui précède ? Pour autant que votre nationalisme soit total et non partiel, je ne doute pas un seul instant que vous soutiendrez les actions pacifiques des FONUS tendant à faire partir du territoire congolais toutes les Forces étrangères sans exception. Aussi, conviendrez-vous avec mon parti que ceux-là qui prétendent aider le Gouvernement où la rébellion pillent les richesses à des proportions plus fortes que leur prétendue aide. Cela ne peut étonner outre mesure pour la simple raison que nulle part au monde des mercenaires n’ont gagné une guerre, ils ne sont en réalité que de « commerçants de guerre ». Pire encore, les pays impliqués dans la guerre au Congo et qui sont alliés respectifs du Gouvernement et de la rébellion viennent en ordre utile en ce qui concerne le taux des personnes atteintes du virus de SIDA. D’une manière ou d’une autre, des graves répercussions se produiront à coup sûr sur le taux de moralité des Congolais.

Pour ce faire, les frères qui ont pris des armes pour vous combattre ont été signifié clairement, par ma modeste personne au travers des contacts téléphoniques permanents et autres voies de communication, que plus jamais personne ne prendra le pouvoir par les armes dans ce pays. En conséquence, ils doivent se débarrasser de leurs armées étrangères pour sauvegarder l’intégralité du territoire qui est sacrée et ainsi ramener la paix qui conduira  de l’intégrité du territoire qui est sacrée et ainsi ramener la paix qui conduira à la démocratisation du pays. Ce chemin est déjà tracé par l’accord de Lusaka par vous signé, ce dont mon parti vous remercie en vous rendant hommage public et mérite pour cet engagement avec espoir que vous n’allez pas renier votre signature par respect à vos fonctions.

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de ma considération distinguée.

Tout pour le Peuple, rien que pour le Peuple.

Joseph Olenghankoy

Président National

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