Ville morte du
08 avril |
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Transmis
pas Ndjovu Okundji |
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Quand Joseph OLENGHANKOY et les FONUS bousculent
Kabila.
En laçant le mot d’ordre d’observer la journée « Ville morte » samedi 08 avril dernier en RDC, les Forces
Novatrices de l’Union pour la Solidarité (FONUS) avaient étonné plus d’un observateur et parfois
surpris les plus septiques sur les chances de réussite d’une telle opération face à un dictateur aussi
insensible que celui qu’il a remplacé, surtout face à un pouvoir clanique clanique que celui de Kabila.
Beaucoup ne se sont-ils pas posés des questions de savoir si Joseph OLENGHANKOY ne venait pas par là de
signer sa « descente en enfer ». Les nombreux interrogatoires que le leader des FONUS a subi depuis
jeudi 30 mars 2000 dans les bureaux des services de
sécurité et de la police politique de Kabila semblaient accrédité cette thèse. Grosse erreur!
Le message des FONUS était très fort, clair, plus patriotique et nationaliste. Les destinataires de ce
message (le pouvoir de Kabila et la rébellion) avaient compris et à Kinshasa on a cherché à faire beaucoup
plus peur parce que le pouvoir Kabila tremble lui-même en ce moment. On a cherché à intimider la population
et crier « échec » au lendemain de la journée « Ville morte » et chanter « Victoire » de la dictature sur
les forces démocratiques à travers les médias officiels (Radio et télévision congolaises). Ridicule
et inutile !
Ce qui est vrai est que, le dictateur Kabila et son entourage, à qui Joseph Olenghankoy avait adressé un
mémo sévère en décembre dernier, qui avait reçu officiellement plusieurs fois la correspondance des
FONUS lui annonçant les actions pacifiques de ces derniers en faveur de la paix en RDC, ont compris et
considéré le message comme une menace sérieuse au «pouvoir clanique » qui leur profite. C’est pourquoi
tout le monde de sa famille (y compris ses alliés ) a été mobilisé et plusieurs dispositifs et moyens
financiers ont été mis en place pour contraindre les FONUS a abandonné son mot d’ordre et surtout à la
population congolaise à ne pas user de sa liberté.
* En plus des arrestations répétées du Président des FONUS et certains membres dans la semaine qui a
précédé la journée « Ville morte », les CPP étaient mobilisés pour menacer d’arrestation, paiement d’une
forte amende, de révocation pour tout boutiquier, marchand, agent d’une entreprise absent à son lieu de
travail en cette journée du 08 avril 2000.
* Plus de 40 camions militaires et de la Police étaient de nouveau mis sur la route dès vendredi 07
avril pour ramasser gratuitement une catégorie de la population et l’acheminer vers le centre ville de
Kinshasa.
* A travers l’Association des Chauffeurs Congolais, près deux centaines de taxi et taxi bus ont reçu
gratuitement 20 litres de carburant chacun à partir de jeudi 07 avril.
* Nombreux professeurs de l’enseignement supérieur et universitaire avaient reçu des enveloppes et des
menaces pour qu’ils programmes des interrogations et des travaux pratiques en cette journée du samedi 08
avril 2000.
*Des militaires et des policiers armées, et la police politique de Kabila habillée en tenue civile étaient
placés à chaque arrêt des bus, à chaque carrefour pour intimider toute personne qui oserait parler de la
journée « Ville morte ».
* Et surtout, les proches de Kabila travaillant à la Présidence de la République ont utilisé les médias
publics jeudi 07 avril soir pour menacer de mort le leader des FONUS et les membres de ce parti, ainsi que
tous les membres des autres partis de l’opposition qui
avait rejoint l’action des FONUS.
Ce fut vraiment de la peine perdue pour le pouvoir !
La journée « Ville morte » qui a apparu de l’extérieur comme un échec, vécue de l’intérieur est une «réussite totale ».
Pratiquement, malgré tous les moyens utilisés pour que la journée du samedi 08 avril apparaisse normale, la
circulation n’avait commencé effectivement qu’à partir de 10 heures. Dans la ville de Mbuji-Mayi et Kanaga la
réussite de la journée « Ville morte » était totale. Et surtout, le message des FONUS en particulier et de
l’opposition interne non armée est passé clairement et a donné des résultats positifs en faveur de notre
peuple :
- Cette opération a montré que l’interdiction des activités des partis politiques reste que dans
l’imagination de Kabila et son Clan. L’opposition reste unie et organisée.
- les accords de Lusaka restent la meilleure voie pour sortir la RDC de la partition et du chaos dans lequel
Kabila l’a plongé. Pendant que lui, son entourage et son gouvernement s’évertuaient à cracher sur ces
accords et de réclamer leur révision, ils ont fini à comprendre maintenant qu’ils ne peuvent plus passer
outre ces accords. Au lendemain de la « Ville morte »
Ils ont encore souscrit à ces accords et au dialogue inter-congolais pour une solution à la crise
- La mise sur pied de son « Assemblée constituante » était une distraction dangereuse consacrant la
partition du pays. Il a pris son courage et a renoncé à cette décision au lendemain de la « Ville morte »
pour s’allier de nouveau aux accords de Lusaka.
- Du côté de la rébellion des nouveaux signaux favorables à un cessez-le-feu, en rapport avec les
accords de Lusaka ont été entendus de Kampala.
Toutes ces décisions et déclarations intervenues de part et d’autre au lendemain du 08 avril 2000
rejoignent et traduisent l’idée maîtresse dans le message des FONUS et de l’opposition non armée qui a
circulé pendant deux semaines à travers le pays avant la date du 08 avril: le respect de cessez-le-feu, le
retrait de toutes forces étrangères, le dialogue
inter-congolais et le respect des accords de Lusaka.
En somme, les FONUS remercient en général le Peuple congolais et particulièrement les partenaires
politiques, les partis de l’opposition tels que le PALU, l’UDPS, le PDSC, le MPR et autres qui avaient
soutenu l’opération « Ville morte » et demandent à tous de rester débout et unis pour d’autres actions de
grande envergure dans les jours prévues à venir.
Fait à Kinshasa, le 11 avril 00
Cabinet du Président National
R.T.
Chargé de la Communication.
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