| Il y a deux mois,
le ministre congolais des mines avait annulé les droits
d'exploitation minière de Ridgepointe parce que sa filiale, la
Central Mining Group, serait une société fictive et incapable
légalement de bénéficier de droits de concession minière.
L'effet
spectaculaire de cette décision a été que la société d'Etat
Gecamines avait récupéré l'exclusivité de la production du cobalt
qu'elle partageai jusque là avec Ridgepointe, en particulier sur le
site de l'usine hydrometallurgique de Shituru dans la province du
Katanga.
Voici qu'une
lettre du Ministre congolais de la justice vient d'ordonner à tous
les tribunaux de libérer les équipements de CMG et d'éviter à
l'avenir de saisir les biens de cette entreprise.
Cette opinion
officielle reconnaît implicitement CMG dont l'existence a été
niée.
Il semble que
le sort de Ridgepointe avait été décidé par Mr Kabila lui-même.
Mais le dirigeant congolais aurait plutôt cherché à mettre fin à
la gestion privée de l'usine de cobalt de Shituru qui devrait pouvoir
traiter les minerais de tous les opérateurs et investisseurs miniers.
En effet, les exploitants belges et polonais avaient arrêté de faire
raffiner leurs métaux à Shituru pour exporter des concentrés de
cobalt à faible valeur ajoutée.
Les
observateurs pensent que cette lettre du Ministre des Mines est le
premier pas vers une application correcte de la politique de Mr Kabila.
Ils s'attendent à ce que Ridgepointe soit réhabilité prochainement
et autorisée à reprendre ses activités.
Victor
Ngoy |