La dalle des
martyrs |
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Alphonse Ndjate |
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Dans la perspective de la tenue du Dialogue Intercongolais qui devrait, logiquement, déboucher sur le retour au pays des SAIGNEURS du peuple congolais reconvertis aujourd’hui en défenseurs de droits de l’homme, en prophètes de Dieu ou en apprentis guérilleros, le Centre de Recherche et d’étude sur les législations africaines (CERLAF), que nous avons l’honneur de diriger, vient de s’associer à un nombre important des juristes congolais pour créer l’Association des Congolais Contre l’Oubli et pour la Réhabilitation des Martyrs (l’ACCOREM).
Cette association poursuit deux objectifs :
1) la traduction en justice de toute personne considérée comme ayant commis ou participé à la commission des crimes de sang ou économiques sous la deuxième République et lors de l’occupation rwando-ougandaise de notre pays.
2) Initier un projet d’envergure nationale à la mémoire de nos martyrs. Il sera notamment question de l’aménagement d’une dalle géante, portant les noms de tous ces martyrs, le long des allées reliant le palais du peuple au stade des martyrs. Un mur des souvenirs devra également être érigé à côté de ce stade avec des photos rappelant les luttes de notre peuple pour la reconquête de sa dignité.
Actuellement, nous procédons à la collecte des données et à la constitution des dossiers pénaux. Une liste national des martyrs vient d’être ouverte. Nous lançons donc un appel aux parents des personnes disparues ou assassinées pendant cette période pour faire enregistrer officiellement les noms de leurs illustres disparus sur la Dalle des Martyrs et s’ils le souhaitent , se constituer partie civile aux procès qui vont bientôt s’ouvrir.
Pour tout contact : CERLAF@YAHOO.FR
Les anciens tortionnaires du peuple congolais sont donc prévenus. LE DIALOGUE INTERCONGOLAIS NE LES METTRA PAS A L’ABRI DES POURSUITES JUDICIAIRES. Qu’ils ne s’étonnent donc pas, à leur descente d’avion ou de bateau au Congo, de se retrouver face à un « comité d’accueil » composé notamment d’un joli fourgon de la police nationale sous le regard humiliant du peuple.
Alphonse Ndjate |
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