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Communiqué de presse N° 2

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Mulenda Katako Alain

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N.Réf:006/Cab/PT/00/05/09

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 2

Selon notre calendrier, les Forces Démocratiques Congolaises devraient débarquer à Kinshasa demain le 10 Mai 2000, pour rétablir la démocratie.

Cela dit, compte tenu de certains impondérables le débarquement est retardé. Et pour causes:

1. Nombre de contrats d'Etat qui engagent les entreprises nationales des secteurs clé de l'économie, ainsi que d'autres contrats liant le pays aux investisseurs étrangers qui auraient dû être signés à partir du 17 avril 2000, n'ont pas pu l'être. Pour raison d'étude et de procédures ils seront signés à partir de demain 10 Mai.  Après la période des signature des contrats le débarquement sera imminent.

2. Les membres des Forces Démocratiques Congolaise se sont concertés et ont décidé de ne pas débarquer à Kinshasa avec les personnes composant la société civile. Pour des raisons tenant à la sécurité et à l'ordre public ils débarqueront seuls.

Pourquoi parler pendant qu'on agit ?  Pourquoi divulguer à la presse internationale nos décisions et notre programme d'action, nous a-t-on demandé ?

Ce n'est pas pour nous faire de la publicité, nous n'en avons pas grand besoin. Ce qu'il faut aux Forces Démocratiques avant tout, c'est une stratégie mènant à l'instauration de la démocratie au Congo et la détermination d'aller jusqu'au bout. Rien ne pourra ébranler notre détermination.

Nous expliquons notre démarche à la presse internationale pour une raison non évidente, mais réelle.

C'est parce que nous voudrions épargner la vie des congolais innocents.  Nous sommes convaincus que, si Monsieur Kabila apprend nos résolutions et notre programme d'action par d'autres sources, il criera "au complot, à la trahison !".

Nous aurons ainsi fourni au dictateur une bonne occasion de liquider à l'aveuglette certains compatriotes encombrants composant son entourage.

Voilà pourquoi il a la primeur de nos décisions qui lui sont communiquées par l'internet ou par l'intermédiaire d'une Ambassade. C'est pour cela que nous divulguons les informations à la presse internationale, coupant ainsi l'herbe sous le pied de l'agent des services secrets, qui ne pourra pas prétendre aux honoraires pour avoir fourni à Kinshasa une information "d'importance capitale". 

Nous ne sommes pas conspirateurs. Monsieur Kabila n'est plus Chef d'Etat, nous lui avons communiqué la décision, nous avons par la même occasion informé le Secrétaire Général de l'ONU. Il ne s'agit pas d'une destitution, il ne s'agit pas d'un complot ou d'un coup d'Etat. Il s'agit d'une période qu'il s'était offerte et qui touche à son terme.

Même dans un Etat sauvage qu'on est en train de réduire en puzzles, où aucune procédure juridique n'est respectée, aucun mandant n'est offert à un quelconque citoyen, il faudra un jour savoir partir. Le minimum de bon sens consiste à respecter la parole qu'on a tenue devant le peuple.

De toute façon, les Forces Démocratiques débarqueront incessamment à Kinshasa.

Mulenda Katako Alain

Président de la République Démocratique du Congo
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