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Communiqué de presse n°: 1

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Mulenda Katako Alain

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N.Réf:/CabPR/PT/00/04/01

COMMUNIQUE  DE  PRESSE  N° :001

A un moment ou le peuple congolais s’interroge sur son avenir immédiat, nous constatons qu’ils règnent partout au Congo : Les désordres, l’insécurité physique et juridique des personnes, le non-respect des droits de l’homme, la famine, les maladies, les rebellions, les guerres et les sécessions.

Le gouvernement installé à Kinshasa, avait promis les élections démocratiques à la fin de la période de transition de trois ans qu’il s’était offerte.

Le 17 mai 2000, cela fera exactement trois ans qu’il gère les affaires du pays, il n’a pas souhaité organiser les élections. Par conséquent, il y a vacance au sommet de l’Etat. Cette situation ne doit pas durer. Non seulement ce gouvernement ne parle plus des élections, de surcroît, il entrave l’organisation du dialogue intercongolais qui doit préparer le déroulement des élections.

C’est pourquoi, à partir d’aujourd’hui le 17 avril 2000,  au nom des démocrates congolais à qui on a privé l’organisation des élections, moi Mulenda Katako Alain, j’assume les fonctions de Président de la République Démocratique du Congo.

La patience et la souffrance du peuple ont atteint leur limite.

Les congolais sont à l’unanimité d’accord pour reconnaître que, la société établie au Congo n’est pas celle qu’ils espéraient. Ainsi, le moment est venu d’arrêter définitivement les guerres et de rétablir l’unité du pays .

Ce qu’un peuple ne fait pas pour lui même, aucun autre peuple au monde ne viendra le faire pour lui.

Ainsi, nous représentants des forces démocratiques, demandons aux chefs rebelles de Ngbadolite, de Goma, de Kinshasa et de Bunia de déposer les armes., et d’entamer chacun sa campagne pour les élections Présidentielles.

En tant que leaders politiques de leurs camps respectifs, ils ont mieux à faire que de verser inutilement le sang des congolais

C’est pourquoi aussi, nous annonçons aux congolais que d’ici trois semaines, plus exactement le Mercredi 10 mai 2000, les démocrates congolais débarqueront à Kinshasa.

Avec pour objectif de former le gouvernement d’union nationale rassemblant toutes les forces politiques de l’intérieur et de l’extérieur. 

Ce gouvernement devra conduire la transition, organiser le dialogue intercongolais avec l’aide du facilitateur désigné par l’ONU, mettre en application les résolutions de l’accord de cessez le feu signé à Lusaka par les honorables Présidents : José Eduardo Dos Santos, Yoweri Museveni, Robert Mugabe, Sam Nujoma et le Pasteur Bizimungu.

Et bien sûr, organiser avec toute la classe politique du Congo  les élections démocratiques transparentes, comme on les organise actuellement dans de nombreux pays d’Afrique.

Cela, à la fin de la période de transition dont la durée variera entre quatorze et trente-quatre mois, compte tenu de l’avancement des travaux du dialogue intercongolais et du rythme de retrait des troupes étrangères.

Pour cela, trois avions de deux cents places chacun, seront affrétés et atterriront à Ndjili, le 10 mai, avec les congolais de l’extérieur qui désirent voyager et participer aux vrais changement démocratique attendus par le peuple.

Le retour en Europe pour ceux qui désireront sera assuré par les mêmes appareils.

Dans les jours avenir, nous déposerons aux ambassades du Congo, les listes sur lesquelles devront se faire inscrire les congolais intéressés. Les ambassades appartiennent au peuple congolais, le personnel sait et en tiendra compte.

Nous tenons à préciser que dans notre action, les Ministres, les conseillers et les personnalités composant le proche entourage du Chef rebelle de Kinshasa sont avec nous.

Les Ministres membres des rébellions de Ngbadolite, de Goma, et de Bunia sont aussi avec nous, ils soutiennent notre initiative.

Ainsi, nous demandons aux Chefs des factions rebelles d’être avec nous, de se résigner à cette initiative équitable pour eux, prise dans l’intérêt du peuple congolais. Nous leur demandons de ne pas verser le sang des congolais le 10 mai, parce que chacun sera considéré responsable de ses actes.

L’opposition intérieure réclame depuis toujours le dialogue le intercongolais  que nous voulons mettre en place. Elle est avec nous.

Par ailleurs, feront partie du voyage, les investisseurs étrangers amis du Congo qui désirent nous aider à amorcer le décollage économique. Ils sont décidés à déverser à Kisangani, à Lubumbashi, à Goma, à Kinshasa, partout au Congo, les denrées alimentaires, les médicaments pharmaceutiques, l’équipement nécessaire aux grands travaux et les machines outils, pour créer les usines et offrir le travail aux congolais.

Nous leur présentons d’avance nos remerciements.

Notre appel s’adresse plus particulièrement aux soldats congolais qui combattent partout au Congo.

Nous leur demandons de déposer les armes, de ne plus combattre pour les Chefs rebelles qui se battent pour la conservation du pouvoir personnel. De ne plus mourir pour rien, d’épargner le don de soi pour défendre demain la démocratie. Nous leur disons si l’ordre est criminel, il faut désobéir, car chacun sera responsable des actes qu’il aura posés.

Aux vaillants officiers des Forces armées congolaises qui à Kinshasa sont avec nous, nous demandons de faciliter la tâche aux démocrates congolais. Aux officiers qui encore hésitent de nous rejoindre, nous leur demandons de ne pas donner aux soldats l’ordre de tirer sur leur frères congolais.

Vous serez ainsi fiers d’avoir servi ce que Patrice Lumumba avait appelé « la cause juste et noble », celle du peuple. L’histoire dira un jour son mot.

Aux bataillons étrangers présents partout au Congo, nous demandons de garder la neutralité.

Aux peuples angolais, zimbabwéens, ougandais, ruandais, namibien, burundais, vous êtes tous nos frères. Nous vous garantissons la paix , le bon voisinage et les relations économiques solides.

Enfin, aux congolaises et congolais, ainsi qu’aux patriotes de l’opposition intérieure, le 10 mai, sortez dans les rues sans manifester les violences ni occasionner les pillages. Déplacez-vous nombreux à Ndjili accueillir les démocrates congolais, la période que s’était offerte le gouvernement installé à Kinshasa arrive à sa fin. Ce gouvernement ne peut plus rester en fonction.

Debout congolais ! Les hommes qui nous font peur ne nous semblent grands, que parce que nous-mêmes nous sommes à genoux.  

Un avenir radieux pointe à l’horizon.  A bientôt !  

Paris, le 17 avril 2000.-

Mulenda Katako Alain

Président de la République Démocratique du Congo
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