Encerclement
hypothétique des "Banyamulenge" |
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Justin
Materania |
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SOLIDARITÉ SHIRIKA LA KIVU
P.O BOX 9355 STN "T"
OTTAWA, ONTARIO. K1G 3V1
CANADA
Courriel: shirikalakivu@hotmail.com
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COMMUNIQUE: REACTION A L'HYPOTHETIQUE ENCERCLEMENT DES "BANYAMULENGE"
Ottawa, le 07 Avril 2000
Réf. SLK No 0004/04/2000
Mesdames, Messieurs,
En réaction à une publication signée "Irin-Cea" (Bulletin 893, du jeudi 30 mars
2000), portant sur un hypothétique ENCERCLEMENT DES"BANYAMULENGE" par des
résistants Mayi-Mayi, nous, Congolais ressortissants du Kivu, membres de
l'organisation SOLIDARITE SHIRIKA LA KIVU, venons expressément exprimer notre
interprétation éclairée de la situation réelle sur terrain.
Les Mayi-Mayi, dont le chiffre est souvent gonflé à volonté, ne sont rien
d'autre que l'expression d'une résistance spontanée, légitime et organisée des
villages contre une occupation par des troupes étrangères dont l'action a été
formellement condamnée par la communauté internationale dans la résolution 1234
du Conseil de sécurité des Nations Unies. Comme Paris durant l'occupation nazie
entre 1940-43, les Mayi-Mayi ne constituent aucunement une unité d'armée pouvant
mener des attaques si ce n'est le fait qu'avec l'appui qu'ils reçoivent de leurs
patriotes subissant l'humiliation d'une occupation militaire avec son corollaire
de violation des droits de la personne, ils peuvent de temps en temps faire mal
à l'occupant village par village, unité par unité.
Ce qui apparaît régulièrement dans "IRIN-CEA" ressemble à beaucoup d'autres
documents publiés ici et là par de mendias manipulés qui, à leur tour,
participent à la campagne de manipulation de la communauté internationale
longtemps menée par les stratèges de Kigali. Comment une ou des unités
régulières -- car selon Museveni dans le "The Monitor" disait-il y a quelques
mois, que les troupes banyamulenge sont incorporées au sein de l' Armée
Patriotique Rwandaise (APR). Comment cette " puissante armée " rwandaise
peut-elle se faire encercler par des civils en manque d'armes et de munitions?
N'oublions pas que la zone où s'organise la résistance est entièrement occupée
par les troupes du Rwanda, de l'Uganda et du Burundi.
D'ailleurs, après vérification sur terrain, il se dégage clairement que les
allégations portées contre la résistance sont fausses et non fondées; voire
contraire à la réalité car la population entière vit dans la peur et un
terrorisme qui n'épargne personne au nom de l'éradication du groupe dit
"Mayi-Mayi".
Chers lecteurs, vous conviendrez avec nous que ce dernier temps nous assistons à
un flux de documents anonymes ou ayant des noms fictifs (sobriquets) dans les
médias et sur les nets. Ces documents ont un dénominateur commun: la présentation
des Banyarwanda Comme un groupe ethnique victime d'une haine tribale au
Congo-Kin. Il s'agit là d'une
Information qui est largement contraire à toutes les nouvelles en provenance du
Kivu de la part des organisations aussi crédibles que les églises et la société
civile, les ONGs sur place etc.
Par ailleurs, cette recette est la seule qui ouvre à un pouvoir abusif sans
partage, tel est le cas de Kigali, de Bujumbura et à quelques degrés près de
Kampala. Cet alibi est donc aussi servi au Congo-Kin en général et pour le Kivu
en particulier.
Nous, membres de Solidarité Shirika la Kivu, nous interrogeons et sommes inquiets
quant au mobile de pareille désinformation surtout quand on sait que ce genre de
campagne dans les pays où les régimes issus de force ouvrent toujours à des
exactions gratuites contre la population civile. Aux yeux des observateurs avisés
de la réalité de la région des grands lacs africains, cette tactique
machiavélique des agresseurs du Congo-Kin a toujours un but double: se
positionner d'abord comme des victimes fragiles (en terme de minorité ethnique) pour justifier une "brutalité de survivance" contre une
population civile innocente. Tenus en échec par la résistance populaire au
Kivu, les banyarwanda veulent implicitement inciter l'Oncle SAM, leur parrain, à
venir leur rescousse afin de réaliser l'esprit de vengeance pour le refus des
congolais à la tutsilisation de la région. Cette stratégie serait d'autant plus
justifiée qu'elle sert à couvrir l'incapacité de "bonne gouvernance" dans les trois États sous leur gouverne.
Les victimes de cette stratégie ne se compte plus dans les territoires occupes.
Grâce à leur supériorité militaire (entraînés par les "Forces spéciales" et
équipement en armes lourdes et sophistiquées américaines --"The Globe and Mail"
du 23 mars), ils sont responsables de milliers de morts (Makombola, Kasika,
Kiliba, Burinyi, Bukavu, Uvira etc pour ne citer qu'au Sud-Kivu), de tortures, de
viols des congolais de territoires occupés.
Y a-t-il un nom pour qualifier l'acte barbare d'enterrer vivantes plus d'une
quinzaine de femmes puisqu'elles ont refusé de se soumettre à leur esclavagisme?
(Cf. discours de Mme Albright au Conseil de sécurité des Nations unies le 24
janvier 2000).
Quelle horreur et quelle honte pour la communauté internationale qui continue à
fermer les yeux sur une injustice aussi flagrante!! ON NE DOIT PAS CONSTRUIRE LA
JUSTICE POUR LES TUTSI DE LA REGION SUR L'INJUSTICE POUR LE PEUPLE CONGOLAIS. En
quoi sommes-nous impliqués dans le génocide Tutsi-Hutu, qui reste à notre humble
considération, une tragédie purement rwandaise, récupérée malheureusement à une
marque de commercialisation pour le Front Patriotique Rwandais (FPR)?
Nous croyons également que cette campagne d'intoxication médiatique a pour objet
l'intimidation de la population locale dont le seuil de tolérance commence à être
atteint et maintenir l'attention jusqu'ici indéfectible de la communauté
internationale qui, après des révélationS sur les intrigues entourant
l'assassinat des présidents Habyarimana du Rwanda et Ntaryamira du Burundi, cause
immédiate du génocide au Rwanda, discrédite assez les maîtres actuels du Rwanda
qui en sont les commanditaires directs.
Dire qu'il y a divergence d'opinion ou d'objectif entre les tutsi du Rwanda et
ceux dits du Congo ou d'ailleurs, nous parait absurde tant et aussi longtemps que
c'est la même élite affairée dans des bureaux à sécurité maximale à Kigali qui
continue à initier, à coordonner et de superviser toute la stratégie pour
dépiécer, coloniser le géant de l'Afrique centrale (RDC).
En plus, n'est-il pas toujours le même financier, même fournisseur, même agent
de sécurité, même conseiller technique militaire et j'en passe?
BanyaRwanda, BanyaMulenge, BanyaVyura, Banya…..BanyaFabriqués etc repondent bien
a l'adage qui veut que "TOUT CHEMIN MENE A ROME".
Pour Solidarité Shirika la Kivu Solidariry
Justin Materania,
Membre du Comité Exécutif |
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