CONVENTION
NATIONALE POUR LA REPUBLIQUE C.N.R.
Parti
politique congolais de l’opposition
Bureau
du Président national : Jacques MATANDA-ma-MBOYO
Adresse
e-mail : jmatanda @
hotmail.com.
AVIS
ET CONSIDERATIONS DE LA DIRECTION POLITIQUE NATIONALE DE LA CONVENTION
NATIONALE POUR LA REPUBLIQUE – C.N.R. – PARTI POLITIQUE CONGOLAIS
DE L’OPPOSITION A LA DICTATURE EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
– R.D.C., EN REACTION DE LA DECLARATION POLITIQUE FAITE PAR LE
« MEMBRE FONDATEUR DU RASSEMBLEMENT CONGOLAIS POUR LA DEMOCRATIE »,
Mr THAMBWE-MWAMBA CE 13 AVRIL 2000
La Direction politique nationale de la Convention nationale
pour la République, - C.N.R. – a pris acte de la Déclaration
politique faite en date du 13 avril 2000 par Mr Alexis Thambwe-Mwamba
« Membre fondateur du Rassemblement congolais pour la Démocratie
(R.C.D.), mouvement politico-militaire »
Au-delà de l’extraordinaire battage médiatique fait autour
de ce fait politique mineur, la Direction politique de la C.N.R.
considère que cette Déclaration politique contient de très
nombreuses affirmations contradictoires et surtout de nature à
falsifier totalement les faits historiques les plus déterminants.
Cependant, l’intérêt supérieur de la nation et du peuple
congolais aujourd’hui en péril, - interdit à la Direction
politique de notre Parti de verser dans la conspiration du silence et
dans la complaisance. De telles attitudes constituent une véritable
caution politique aux extravagances criminelles perpétrées, en
territoire national congolais, sous la responsabilité de ces membres
dits fondateurs et dirigeants du R.C.D.
La mise au point de la Direction politique nationale de la
C.N.R. sera formulée en trois points, à savoir :
I.
La responsabilité
politique majeure de Mr Alexis Thambwe-Mwamba, Président général de
l’U.D.I. (Parti politique ultra mobutiste créé en 1990 par Léon
Kengo-wa-Dondo) dans le blocage et la mise en échec du processus
consacré par le peuple congolais réuni en Conférence Nationale
Souverain.
Dans
sa Déclaration politique du 13 avril 2000, Alexis Thambwe-Mwamba fait
très bien de préciser que la Conférence Nationale Souveraine avait
balisé le chemin vers la démocratisation du Congo.
Cependant, comme toujours, Alexis Thambwe-Mwamba omet
d’apporter une autre précision extrêmement importante, à savoir :
les Délégués des forces vives de la nation réunis en Conférence
Nationale Souveraine avaient, à la quasi unanimité, exigé, pour la
période de transition, la disqualification politique des personnalités
reconnues par ce forum politique comme auteurs d’abominables crimes
économiques, politiques et sociaux. Alexis Thambwe-Mwamba avait été
personnellement désigné comme l’un des plus grands criminels économico-financiers
de la R.D.C.
Réagissant aux résolutions et options levées par la Conférence
Nationale Souveraine, Alexis Tambwe-Mwamba et ses amis mettront à
contribution d’une part, les fabuleuses richesses matérielles et
financières fruit du pillage systématique du patrimoine national
congolais. Et, d’autre part, l’extrême misère matérielle,
financière et morale dans laquelle le club des criminels économiques
et financiers avaient plongé les hommes et les femmes congolais. Ceci
au niveau intérieur.
Au niveau international, Alexis Thambwe Mwamba, à l’époque
Président général de l’U.D.I., et l’armada des
multimilliardaires en monnaie « zaïre », membres
du parti, n’hésiteront pas à acheter purement et simplement la
conscience de certaines illustres personnalités du monde politique,
économique et médiatique.
Cette opération « achat de conscience à très grande échelle »
avait permis aux ultra-mobutistes de faire douter les uns et les
autres sur le rôle déterminant et fondamental de la Conférence
Nationale Souveraine sur le devenir heureux ou malheureux de la nation
et du peuple congolais.
C’est l’époque où les richissimes membres fondateurs de
l’U.D.I. du « Président général » Thambwe-Mwamba
avaient inventé et diffusé très largement le mythe de « l’expertise »
du « super-manager » faussement attribué aux
responsables du pillage du patrimoine national congolais.
De sorte que quand le gouvernement des ultra-mobutistes
aile-UDI est mis en déroute au deuxième trimestre 1997, la mise en
échec de ce processus de démocratisation est un acquis, depuis très
longtemps déjà.
Le Président de l’UDI, Thambwe-Mwamba devrait être fier
d’être demeuré un véritable architecte et artisan des politiques
anti-nationales et anti-peuple congolais, - au lieu de verser des
larmes de crocodile sur la Conférence Nationale Souveraine qu’il a
mis à néant.
Primo,
la mémoire collective du peuple et de la nation congolais
n’oubliera jamais que, - le gouvernement de l’UDI et son Président
Thambwe-Mwamba avaient soutenu le dictateur Mobutu dans la mise en œuvre
des politiques ayant impliqué notre pays dans le drame rwandais
d’avril 1994.
Secundo,
la mémoire collective du peuple et de la nation congolaise,
n’oubliera jamais que, - le gouvernement de l’UDI et son Président
général avait soutenu le dictateur Mobutu non seulement dans
l’extraction hors du Rwanda, des génocidaires présumés, mais
surtout dans leur implantation stratégique dans les provinces du
Nord-Kivu et Sud-Kivu.
Tertio,
bien plus grave, le gouvernement de l’UDI et son Président Alexis
Thambwe-Mwamba avaient soutenu le dictateur Mobutu dans la prise et la
mise en œuvre de la décision ayant maintenu sur le territoire
national congolais « une armée régulière et des
milices armées » d’origine étrangère en possession
d’un très important arsenal de guerre.
Outre
la mise en échec du processus de démocratisation et d’érection
d’un Etat de droit consacré par la Conférence Nationale
Souveraine, - la conjugaison de ces trois facteurs constitue des
causes de la situation apocalyptique que vit aujourd’hui le peuple
congolais.
Il
est dès lors faux, totalement faux, d’affirmer que c’est l’A.F.D.L.
ou même Kabila qui a mis fin au processus de démocratisation consacré
par la Conférence Nationale Souveraine.
Les
Mobutu, Kengo, Baramoto, Likulia, Thambwe-Mamba et consorts avaient
mis en échec ce processus bien avant l’arrivée des Rwandais,
Zimbabwéens, Ougandais, Angolais, Burundais, Namibiens et leurs
valets congolais : ces derniers n’ont fait que radicaliser le
processus de mise en échec de la marche nationale vers la démocratie
et l’Etat de droit au Congo-Kinshasa.
Sur
ce premier point nous estimons avoir dit l’essentiel à ce stade, -
tout en nous tenant prêts à apporter de plus amples précisions.
II.
La Direction politique nationale du C.N.R. aimerait apporter
une précision par rapport au deuxième point de la Déclaration
politique du Président général de l’U.D.I. affirmant :
« … en âme et conscience », lui-même Alexis
Thambwe-Mamba et d’autres compatriotes avaient pris la résolution
de soutenir politiquement la création du Rassemblement congolais pour
la démocratie »
L’énoncé
de cette affirmation du Président général de l’UDI est en soi
conforme à la réalité dans la mesure où leur apport au RCD se
limitait exclusivement à « soutenir politiquement la création »
d’un appareil politico-militaire dont il ne maîtrisait rien.
En
effet, les Thambwe-Mwamba et autres Congolais positionnés au sein du
R.C.D. se sont, jusqu’à ce jour, limités à jouer le rôle théâtral
des passager embarqués dans un train « R.C.D. » à
mi-parcours sans connaître ni l’origine, ni même la destination.
Dès
lors, il est vrai que Thambwe-Mwamba avec « d’autres
Congolais » ont pris en « âme et conscience »
une résolution dans le cadre de leur implication dans « l’affaire
R.C.D. » : il s’agissait pour eux de servir de
couverture et de caution à la POURSUITE DE LA GUERRE DECLENCHEE EN
SEPTEMBRE 1996 PAR LA COALITION POLITICO-MILITAIRE
RWANDO-OUGANDO-BURUNDAISE POUR LA CONFISCATION DE L’APPAREIL DE L’ETAT
CONGOLAIS ET AUSSI LE PILLAGE DU PATRIMOINE NATIONAL CONGOLAIS.
Les
véritables architectes et artisans du « RCD » né de la
scission de l’A.F.D.L. poursuivaient leur guerre indépendamment de
Thambwe-Mwamba et des « autres Congolais » qui
avaient accepté de jouer leur rôle de fiturants.
Si
Thambwe Mwamba a un « pardon » à demander à ses
« compatriotes », ce ne peut pas être du fait
d’une part, l’aile R.C.D-M.L.C. des Rwandais, Ougandais, Burundais
et leurs valets congolais, et, d’autre part, l’aile CPP des
Zimbabwéens, Angolais et Namibiens et leurs laquais congolais.
En
lisant cette dernière Déclaration politique de Alexis Thambwe-Mwamba,
les patriotes congolais avertis devraient avoir sans cesse présent à
l’esprit une autre Déclaration politique de « souteneur
politique » des criminels rwandais :
C’était
à l’époque où les Zimbabwéens avaient, par erreur, largué des
bombes sur des troupes congolaises.
Avec
un très large sourire sur les écrans de la télévision belge,
Alexis Thambwe-Mwamba, en pleine jouissance, déclarait, en substance :
« … quand nous avons appris qu’ils (avions zimbabwéens)
avaient jeté leurs bombes sur les troupes de Kabila… qu’ils les
avaient tous décimées… nous avions ouvert du champagne et nous
avions sablé… » (le document existe).
Alexis
Thambwe-Mwamba devrait, une fois pour toute, cesser de cracher sur la
mémoire et sur le martyr des millions d’enfants, de femmes et
d’hommes morts victimes des extravagances criminelles dont il
partage la responsabilité : d’abord à l’époque de la
« guerre mobutiste », cruelle, destructrice des
infrastructures économiques et sociales.
IL
MANQUE LA PAGE 10 DE VOS PAPIERS ET LA PAGE 8 N’ETAIT QU’UN PETIT
BOUT !
III.
AU TROISIEME POINT DE SES AVIS ET CONSIDERATIONS DE LA
DIRECTION POLITIQUE DE LA C.N.R., SUR LA DECLARATION POLITIQUE DE Mr
ALEXIS THAMBWE_MWAMBA, - IL S’AGIT DE DECORTIQUER LES AFFIRMATIONS
SUIVANTES : « … AU NIVEAU DU R.C.D., LE PRESIDENT DE CE
MOUVEMENT, le Dr EMILE ILUNGA-KALAMBO, A OPTE ET ENCOURAGE LA LOGIQUE
DE LA GUERRE …. JE N’AI AUCUNE OBJECTION A RECONTRER LE PRESIDENT
KABILA POUR QU’ENSEMBLE, AVEC LUI, NOUS PUISSIONS FAIRE ABOUTIR LE
PROCESSUS DE LUSAKA, RAMENER LA PAIX DANS NOTRE PAYS, ET EVITER SA
PARTITION… »
La
Direction politique de la C.N.R. estime que ce discours de Alexis
Thambwe-Mwamba constitue une réminiscence des anciennes pratique du
mobutiste dont l’une des règles d’or était « exacerber
les divisions et les divergences pour règner ».
Dans
son premier aspect, ce volet du discours du Président de l’UDI se
fonde sur l’excellente connaissance qu’il a des inimitiés,
rancoeurs et animosités d’ordre strictement subjectif et personnel
qui oppose d’une part, Laurent Désiré Kabila, Président du parti
politique congolais, P.R.P. avec d’autres part, son ancien représentant
(15 ans) à Bruxelles, le Dr Emile ILUNGA-KALAMBO.
Pour
Alexis Thambwe-Mwamba, il s’agit de se rendre « politiquement »
intéressant auprès de Laurent Désiré Kabila. Du moins, le Président
de l’UDI espère tirer un immense bénéfice d’une attaque en règle
contre Emile Ilunga Kalambo : ce dernier est accusé de lorgner
et surtout d’avoir des prétentions sur le fauteuil de sa Majesté
Mzé Kabila.
Thambwe-Mwamba
se propose alors de mettre à la disposition de Kabila son légendaire
expertise pour faire en sorte que les Accords de Lusaka évoluent vers
le maintien de Laurent Désiré Kabila à la Présidence de la République
réunifiée et démocratique du Congo.
Thambwe-Mwamba
évite d’aborder dans sa Déclaration politique la question
principale de la crise qui mine le groupe des Congolais qui ont
soutenu « politiquement » la transformation de l’Aile
« rwando-ougando-burundaise de l’AFDL » en RCD :
cette question principale et essentielle n’est autre que celle du rôle
de figurant ou marionnette politique dévolu aux « Congolais »
du RCD, RCD-ML et MLC.
Cette
question principale et essentielle fait que le Dr Emile Ilunga Kalambo
constitue une entité extrêmement négligeable dans les options
politiques fondamentales à lever soit dans le sens de la poursuite de
la guerre, soit encore dans le sens de l’arrêt des hostilités et
la mise en œuvre des Accords de cesser-le-feu conclu par les belligérants
(d’une part Rwanda, Ouganda, Burundi et d’autre part Zimbabwe,
Angola, Namibie) et leurs faire valoir respectifs.
De
ce point de vue, la prétendue Déclaration politique de Alexis
Thambwe-Mwamba constitue un non-événement politique. Cette Déclaration
constitue, ni plus ni moins que l’expression du drame politique intérieur
qui consacre la fin ou la mort politique de Alexis Thambwe Mwamba.
Le
Président de l’UDI est conscient des crimes contre l’humanité,
crimes de guerre, destructions totales des infrastructures et pillage
du patrimoine national perpétré par le RCD et avec sa participation
dans sa province et fief politique du Maniema.
L’avenir
de la carrière politique et… de Alexis Thambwe-Mwamba réside désormais
dans une cooptation etun parachutage politique : sera-ce le fait
des CPP et Kabila ou du RCD et Kagame ?
La
Déclaration politique de Alexis Thambwe-Mwamba constitue de ce point
de vue un clin d’œil aux uns et aux autres : un non-événement
politique. Une guerre extrêmement destructrice en vies humaines.
Et
ensuite, aujourd’hui, avec les trois dernières années de la guerre
importée et imposée au Congo par les six armées étrangères ayant
à l’origine opéré sur le territoire national congolais sous le
label de l’AFDL. Trois années d’une guerre dont l’ampleur des
destructions se rapproche de rapproche
de celles perpétrées par les 37 années de la « guerre
mobutiste ».
C’est
dans ce contexte qu’il convient de placer la partition artificielle
et sans lendemain du territoire national congolais : plus que
jamais le peuple congolais demeure soudé par cette ferme volonté
d’appartenir à un seul et même pays, la République Démocratique
du Congo.
Le
Président de l’UDI, Alexis Thambwe-Mwamba co-responsable politique
de cette partition s’en sert désormais comme un élément de
chantage et surtout comme fonds de commerce. Mais, en vain !
Déjà
à l’époque du gouvernement UDI, dans les années
1993-1994-1995-1996, ce chantage de partition faisait partie des
arguments brandis par Alexis Thambwe-Mwamba et ses alliés politiques
de l’époque pour avoir les mains libres dans la perpétration de
leurs forfaits politiques.
IV.
MOT DE LA FIN
L’extrême
aggravation de la crise politique, économique et sociale au niveau de
chacun des pays étrangers guerroyant en République Démocratique du
Congo, - va accélérer le processus de la fin de cette guerre des étrangers
dans notre pays.
Les
politiciens congolais ont dès lors intérêt à bien se tenir et à
bien négocier les termes de référence de l’après-guerre des
agresseurs, toutes tendances confondues.
Faute
de quoi, c’est une autre guerre qui, plus vite que l’on ne le
croit, pourra gagner la République Démocratique du Congo : il
s’agira d’une guerre des populations civiles, militaires et
religieuses congolaises contre les politiciens, causes principales de
l’enfer congolais.
Sentiments
patriotiques.
Pour
la restauration de la Souveraineté nationale et l’humanité du
peuple congolais.
Fait
à Charlotte, Caroline du Nord le 18 avril 2000-04-21
Jacques
Matanda-ma Mboyo
Président
national en séjour de travail aux U.S.A. |