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Re: Témoignage d'un ex-officier APR sur Kagame et le génocide rwandais

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Mastaki

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Bravo Mugabe! Cinq ans après notre rencontre à Montréal lors d'un colloque international sur le Rwanda, vous abordez le sujet dans le sens africaniste (malgré la nette tendance à "rwandaliser" la barbarie rwandaise aujourd'hui exportée au Congo par les mains visibles de Kagame et Kabarebe). Un peu comme un sorcier, vous avez attendu qu'autant d'autres personnes meurent (massacres de Kibeho, les camps des réfugiés, Makobola, Kasika, Kilungutwe, Burhinyi, Mwenga, Kabera Asiel...) pour révéler une vérité aussi capitale. 
Vous ferriez mieux de tout écrire et de mettre le tout dans un "coffret bancaire" avant que les ennemis de l'Afrique n'aient votre peau. Kagame et Museveni, malgré leur canibalisme propre, sont des agents au service de la mondialisation. Il ne faut pas croire que ce que vous venez de révéler est 100% ignoré de leurs maîtres. Vous pouvez croire que vous êtes loin de Kagame pourtant vous êtes dans la maison-mère des pouvoirs obscurs qui s'abrèvent du sang d'Africaines et Africains. Fait gaffe!

Mastaki

KAGAME ASSASSIN D'HABYARIMANA : D'AUTRES REVELATIONS

SOURCE : http://www.multimania.com/obsac/OBSV3N16-Avion94.html

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DECLARATION SUR L'ATTENTAT CONTRE L'AVION DANS LEQUEL LES PRESIDENTS HABYALIMANA DU RWANDA ET NTARYAMIRA DU BURUNDI TROUVERENT LA MORT LE 06 AVRIL 1994.


DESTINATAIRES:

- Tous les Rwandais, l'ONU, l'OUA, Tribunal Penal International ;
- Pays : Tanzanie, Ouganda, Burundi, Belgique, France, Hollande , RFA, Royaume-Uni, Etats-Unis d'Amerique, Canada;
- Organisation de Defense des droits de l'homme ;
- Presse et media

TEMOIN: MUGABE JEAN-PIERRE
- Ancien Directeur du Journal LE TRIBUN DU PEUPLE ;
- Ancien officier de renseignement au Bureau G2 de la Gendarmerie Nationale (APR) ;
- Detective expert diplôme(Belgique);
- Actuellement Consultant et Chercheur Associe de l'ISSA (International Strategic Studies Association), a Washington D.C, USA.

LES PLANIFICATEURS DE L'ATTENTAT CONTRE L'AVION PRESIDENTIEL

1) GENERAL-MAJOR PAUL KAGAME

General-Major Paul KAGAME, fils de Rutagambwa et de Siteriya, originaire de Gitisi a Nyamagana pres de Ruhango (Gitarama). Il a fait ses etudes primaires en Ouganda, suivies de quatre ans d'etudes secondaires a Ntare-School a Mbarara (Ouganda).
Il a ete Major au sein de la National Resistance Army (NRA) avec les fonctions d'adjoint au Chef du service de renseignement ougandais.
Il a ete vice-president du Front Patriotique Rwandais (FPR) et Commandant en chef de l'Armee Patriotique Rwandaise (APR). Il a ete Vice-President du Rwanda, egalement Ministre de la defense pour devenir recemment President de la Republique.

2) COLONEL JAMES KABAREBE.

Il a ete Secretaire principal du General KAGAME, son aide de camp, Commandant de l'unite du Haut commandement a Mulindi, unite qui, dans la suite, est devenue la Garde Republicaine toujours sous son commandement.
Il a ete le chef d'Etat-major des Forces Armees Congolaises apres la prise du pouvoir par le President KABILA. Il a ensuite commande les forces combattant le même President KABILA. James KABAREBE est actuellement le chef d'Etat-major adjoint de l'Armee Patriotique Rwandaise.

3) LIEUTENANT-COLONEL CHARLES KAYONGA.

Encore Lieutenant, il a ete chef du Bureau des Operations de l'Unite du Haut Commandement a Mulindi. De lieutenant, il est passe au grade de lieutenant-colonel et place a la tête du Bataillon APR envoye a Kigali(CND) apres la signature des Accords d'Arusha. Il avait en plus sous son commandement plus de 3.200 militaires APR infiltres en tenue civile dans la ville de Kigali.

LES BELLIGERANTS NEGOCIAIENT TOUT EN PREPARANT LA GUERRE.

PREPARATIFS DES FORCES ARMEES RWANDAISES (FAR)

Le gouvernement rwandais a poursuivi l'importation des armes et munitions. 
La preuve en est l'ampleur des commandes passees en mars 1994 pour un montant de Deux milliards et demi( 2.500.000.000FRw) de francs rwandais payes au français Dominique Lemonnier qui devait expedier les marchandises. 
C'est Marc RUGENERA, alors Ministre des Finances, qui signa le contrat de vente dont le suivi devait être assure par le lieutenant-colonel KAYUMBA Cyprien des FAR.
Au cours de ce même mois de mars 1994, des armes furent achetees en Egypte et acheminees a Kigali par un cargo britannique. Ces armes furent distribuees aux Interahamwe, milice du MRND. Ces miliciens ont continue a  beneficier de l'entraînement militaire et a recevoir armes et munitions en même temps que leurs effectifs croissaient jusqu'a atteindre le chiffre de 50.000. Toutes les prefectures reçurent des fonds destines aux Interahamwe.

Par ailleurs, les reservistes furent egalement rappeles sous les drapeaux et charges d'entraîner militairement les miliciens.
Habyalimana retarda l'application des Accords d'Arusha pour permettre a son armee et a sa milice de terminer leurs preparatifs. La Radio Television des Mille Collines( RTLM) fut renforcee en moyens humains et financiers la mettant ainsi a même de propager la haine ethnique et l'appel a l'unite des hutu pour exterminer les tutsi.

PREPARATIFS DE L'ARMEE PATRIOTIQUE RWANDAISE (APR)

Pendant et apres la signature des Accords d'Arusha par les belligerants, l'Armee Patriotique Rwandaise(APR) mettait la derniere main aux preparatifs de la bataille finale. Apres la signature, Paul KAGAME a visite toutes les unites de l'Armee les exhortant a n'accorder aucune importance a ces accords. Il leur declarait: "Tenez-vous prêts avec vos armes a portee de main ; n'ayez pas confiance dans les Accords d'Arusha". Les militaires de tous rangs reçurent des lors un entraînement intensif dans le Centre d'Entraînement de KARAMA en prefecture de Byumba. De même, les fameux cadres de base du FPR subirent un entraînement militaire dans un Centre politico-militaire situe lui aussi a KARAMA. Les dirigeants du FPR qui devaient se rendre a Kigali beneficierent eux aussi d'un entraînement a l'autodefense.

Le FPR envoya a Kigali un Bataillon de 600 hommes sous le commandement du Lieutenant-colonel Charles KAYONGA; d'autres militaires en habit civil furent infiltres dans la ville de Kigali. Toutes les fois que les camions de l'APR se rendaient a Mulindi pour charger le bois de chauffage et d'autres approvisionnements destines aux militaires bases au CND a Kigali, des armes et munitions faisaient partie de la cargaison. Les armes lourdes etaient demontees pour être remontees une fois arrivees a Kigali. C'est le sous-lieutenant MOSES de l'Unite du Haut Commandement qui s'occupait du chargement de ces armes. Le capitaine Charles KARAMBA du DMI( Directorate of Military Intelligence), detache au CND a Kigali, acheminait ces armes jusqu'au CND a Kigali. Ce capitaine est actuellement attache militaire en Erythree avec en particulier la mission d'acheter les armes dans ce pays pour l'Armee Patriotique Rwandaise.

La veille du genocide, il y avait plus de 4.000 militaires APR dans la ville de Kigali. Les militaires APR detaches a la MINUAR avaient la mission d'espionner les preparatifs des Forces Armees Rwandaises.
Les dirigeants du FPR heberges au CND faisaient tout pour convaincre les leaders de l'opposition interne que l'important etait de regler le probleme que constituait Habyalimana, car c'est Habyalimana qui etait le vrai probleme. Certains partis, tels que le MDR et le PSD, continuerent a se montrer reticents. Certains de leurs leaders devaient le payer de leur vie. 
Ce fut le cas pour Felicien GATABAZI.

Il y eut une reunion des commerçants et industriels a l'usine a the a Mulindi entre fevrier et mars 1994. Dans son discours de clôture de cette rencontre, le General KAGAME evoqua les Accords d'Arusha en soutenant que seul HABYALIMANA etait la cause du retard dans l'application de ces Accords. 
Parlant au nom de ses collegues, un commerçant nomme KALINDA communement appele Kalinda SWEET BREAD, declara que l'application des Accords d'Arusha prenait du retard avec pour effet de freiner le FPR. Il ajouta que ce retard entraînait trop de depenses et que les hommes d'affaires ne continueraient pas a faire des frais inutiles.

Le general KAGAME requit alors les avis de l'assistance sur l'attitude a prendre. Kalinda repondit que le FPR devait reprendre la guerre et que les fonds necessaires seraient disponibilises par ces commerçants. Cette proposition fut acceptee a l'unanimite avec la benediction de Paul Kagame.

LA NON-EXECUTION DES ACCORDS D'ARUSHA A OUVERT LA VOIE A LA VICTOIRE DU FPR DANS UN BAIN DE SANG

Les Generaux HABYALIMANA et KAGAME savaient bien que le partage du pouvoir 
en vertu des Accords d'Arusha ne renforçait aucun de deux. Par ailleurs, même si les Accords Arusha avaient ete appliques, le FPR ne pouvait pas être elu face au poids des hutu du MRND, de la CDR et d'autres tendances POWER au sein de l'opposition qui allait rafler tous les suffrages. KAGAME savait bien que pour se debarrasser de HABYALIMANA et de ses extremistes, il serait inevitable de faire de lourds degâts. Kagame etait sans ignorer que la Garde Presidentielle et les interahamwe avaient reçu des armes et un entraînement pour massacrer les tutsi s'il cherche a prendre le pouvoir par la force.
Il savait bien que presque tous les tutsi etaient fiches avec leurs coordonnees et que des equipes d'interahamwe charges de les massacrer avaient ete postes dans leurs quartiers. Radio Muhabura du FPR ne cessait de le repeter.

Des exemples existent qui attestent cette situation explosive. En voici quelques-uns :
- Gatabazi Felicien fut assassine par le FPR pour avoir refuse de cautionner le complot contre Habyalimana. Le FPR craignait qu'il ne revelât ce secret a Habyalimana qui etait son associe dans un trafic d'armes vers le Burundi ou le Ministre Minani les faisait parvenir au PALIPEHUTU. Le depôt de transit de ces armes se trouvait chez le nomme Mbarushimana Antoine de Mimosa pres du College St-Andre a Nyamirambo. Ce Mbarushimana sera tue par le FPR a Nyanza en prefecture de Butare apres le genocide de peur qu'il ne revelât celui qui a assassine Felicien Gatabazi.
- Par la suite, des militants du PSD tuerent Martin BUCYANA, president de la CDR ; en reaction a cette mort, des interahamwe et impuzamugambi de la CDR s'attaquerent aux tutsi qu'ils massacrerent. Ces incidents devaient servir d'avertissement a KAGAME que s'il venait a tuer HABYALIMANA, aucun tutsi ne survivrait a cette disparition.
- Un autre exemple est la mort par un coup de feu de l'interahamwe KATUMBA qui donna lieu a des dizaines de mort parmi les tutsi. Kagame ne devait pas negliger cet avertissement.
- Mais Kagame n'avait aucun souci quant aux consequences desastreuses d'une reprise eventuelle de la guerre. Pour lui, l'essentiel etait un pouvoir sans partage, seules des miettes devant revenir a des hutu timores et aux courtisans tutsi qui n'attendraient leur bonheur que d'une soumission aveugle a Kagame et sa clique.

Kagame n'aspirait qu'a être l'homme fort du Rwanda, le sang des tutsi et des hutu moderes n'avait a ses yeux aucune importance. Il speculait plutôt sur la disponibilite des maisons et autres proprietes qui serait rendue possible par ce nettoyage. Il voulait exercer un pouvoir fort mais occulte derriere un homme de paille servant de paravent comme Pasteur Bizimungu. Ce dernier vient de se retirer pour laisser voir le vrai detenteur du pouvoir, a savoir Paul KAGAME.

ENTRAINEMENT DE MILITAIRES APR POUR ABATTRE L'AVION PRESIDENTIEL.

Des la signature des Accords d'Arusha, et l'envoi du Bataillon du FPR au CND, le General KAGAME envoya quatre militaires en Ouganda pour s'entraîner au maniement des missiles portables sol-air Sa-7 Strela (SAM) de fabrication russe. Ce type de missiles etait deja en service dans l'Armee ougandaise. Vu qu'il n'y avait aucune menace contre l'Armee Patriotique Rwandaise( RPA) qui, comme les FAR, disposait de contingents dans la Capitale Kigali et que les FAR n'avaient que quelques helicopteres de combat, il est clair que le but de cette formation ne pouvait être que de descendre l'avion presidentiel des que l'occasion se presenterait. Apres ce stage, ces militaires revinrent a Mulindi ou ils furent affectes a la Section "missiles" commandee par le lieutenant KAYUMBA Joseph, actuellement capitaine vivant au camp militaire de Kanombe. Moi qui donne ce temoignage je vivais a Mulindi et KAYUMBA Joseph et ses camarades etaient mes amis.

Vers la fin du mois de fevrier 1994 et devant le refus manifeste de Habyalimana d'appliquer les Accords d'Arusha, le lieutenant-colonel KAYONGA, alors commandant des militaires du FPR a Kigali, envoya un ordre a Mulindi reclamant que lui soient envoyes les quatre militaires specialistes des missiles. A la reception de cet ordre, le lieutenant KAYUMBA depêcha immediatement les quatre militaires conformement a l'instruction du Lt-Col KAYONGA. Apres le depart des quatre militaires pour Kigali, le Colonel James 
KABAREBE mis le lieutenant KAYUMBA en prison pendant une semaine au motif d'avoir envoye les quatre militaires a son insu. C'est au mois de mars 1994 que le Haut Commandement sous la direction de KAGAME a invite les dirigeants du FPR se trouvant a Kigali a regagner Mulindi. Ils revinrent tous un a un.

Deux semaines avant l'attentat contre l'avion de HABAYARIMANA, KAGAME depêcha le Colonel James KABAREBE avec la mission d'acheminer les missiles au CND ou se trouvaient les militaires du FPR. A la même occasion, KAGAME envoya les instructions relatives au tir sur l'avion de Habyalimana. Il donna egalement ses ordres sur la conduite et le deroulement des combats des la reprise de la guerre. Le Colonel James KABAREBE est reste au CND pendant plus ou moins une semaine avant de retourner a Mulindi.

Certains dirigeants du FPR anciennement appartenant a l'armee de Habyalimana ont donne des conseils sur l'emplacement des missiles a MASAKA de KANOMBE, lieu ou les avions amorcent leur approche pour atterrir a KANOMBE. Ces personnalites sont les Colonels KANYARENGWE Alexis et LIZINDE Theoneste. Ce dernier fit defection dans la suite, ce qui entraîna son assassinat en 1996 par les commandos du FPR operant a Nairobi au Kenya afin de toujours proteger le secret de l'operation des missiles.

Deux semaines avant le crash de l'avion de Habyalimana, 12 armes de groscalibre en provenance d'Ouganda ont ete debarquees a Mulindi. Par ailleurs, frequentes etaient les reunions du Haut Commandement pour affiner le dispositif de la guerre finale pour prendre Kigali. Participaient a ces reunions: les Colonels Ndungute, Sam Kaka, Kayumba Nyamwasa, Twahirwa Dodo, Gashumba, Muhire, Ngoga, Bagire, Biseruka, Musitu, Karemera ainsi que les lieutenants-colonels James Kabarebe, Ibingira, Rwahama, Nyamurangwa, Karangwa, Kadhafi, Kareba, Gahutu.

LE CRASH DE L'AVION ET LE DEBUT DU GENOCIDE PREPARE D'AVANCE PAR LE HUTU POWER ET COMMENT LES PLANS DE KAGAME EN FURENT LE CATALYSEUR.

Une fois prêt le plan d'elimination de Habyalimana, il fallait trouver un motif obligeant Habyalimana a prendre l'avion pour une destination bien connue pour que les tireurs des missiles sachent l'heure de retour et soient prêts a abattre l'avion. Pour ce faire, les dirigeants du FPR ont fait un lobbying aupres des pays amis qui convainquirent le President MWINYI de Tanzanie qu'il fallait organiser un Sommet regional pour debattre des problemes du Burundi ainsi que des voies et moyens de mettre en application les Accords d'Arusha. Le FPR demanda que les Chefs militaires soient egalement invites. Ce sommet etait un piege tendu pour emporter Habyalimana permettant ainsi a Kagame de prendre le pouvoir. Les extremistes sanguinaires hutu n'attendaient qu'une occasion favorable pour exterminer les tutsi qu'ils avaient deja recenses. KAGAME en etait conscient.

Le FPR proposa que les responsables militaires rwandais et burundais soient invites au Sommet. Kagame voulait que le General-Major NSABIMANA meure avec HABYALIMANA, decapitant ainsi les FAR deja minees par les dissensions internes Kiga-Nduga. Avant la convocation du sommet regional par le President MWINYI, le President du FPR, Alexis KANYARENGWE rentrait d'une visite en Tanzanie. A son retour, il nous trouva a RUBAYA de BYUMBA ou nous etions en reunion. Il nous rapporta ce proverbe qu'il avait appris de la bouche du President MWINYI: "Au lieu de se battre avec un chat en le lapidant de l'exterieur de sa maison, il vaut mieux y entrer et le tuer a l'interieur". C'est cette recommandation de MWINYI qui fut appliquee le 06 avril 1994.

Avant de se rendre au Sommet de Dar-es-salam, Habyalimana avait ete voir le President MOBUTU du Zaïre pour lui demander de participer au Sommet et de le soutenir face aux Chefs d'Etat favorables au FPR. Il lui demanda egalement de lui prêter des experts du renseignement pour l'aider a analyser les informations en provenance de l'Ouganda et faisant etat des intentions criminelles du FPR sur sa personne.
Les informations ci-dessus ont ete fournies par Monsieur NGBANDA Honore ATUMBA, ancien Conseiller du President MOBUTU pour les affaires de securite. 
Il etait present lors de l'entretien entre les deux Presidents. Et c'est lui qui devait aller aider les services de Habyalimana dans l'analyse des informations portant sur la menace de mort contre lui. La veille du Sommet, les conseillers de Mobutu lui deconseillerent, pour des raisons de securite, de s'y rendre.

Avant la date du 06 avril 1994, les militaires du FPR, tant au CND que ceux qui avaient ete infiltres en ville, avaient termine leurs preparatifs pour la reprise de la guerre. Les autres unites etaient, elles aussi, prêtes pour passer a l'attaque. Le Colonel LIZINDE Theoneste, depute du FPR, etait specialiste du renseignement. Il etait parmi les dirigeants du FPR 
sejournant au CND et collaborait a la recherche du renseignement sur le dispositif de l'armee de Habyalimana. Il est parmi ceux qui ont recommande le site de MASAKA d'ou devaient partir les missiles qui ont abattu l'avion presidentiel. LIZINDE etait de notoriete publique un ami a moi. Apres le genocide, il m'a souvent exprime sa peur d'être tue a cause de ce qu'il savait sur l'attentat contre l'avion de Habyalimana. Il m'a confie que s'il venait a être tue, ce serait a cause de ce secret qu'il detenait sur l'assassinat de Habyalimana par KAGAME.

LIZINDE etait par ailleurs un conseiller secret de KAGAME. C'est KAGAME qui l'avait promu au grade de Colonel; c'est lui qui l'avait nomme depute du FPR. LIZINDE a fini par s'exiler. Ceux qui se sont interesses aux peripeties de sa fuite savent que deux officiers ont du s'en expliquer. Ce sont notamment le Lt-Colonel RWAHAMA du DMI qui avait reçu la consigne de surveiller LIZINDE pour l'empêcher de prendre le large, et le Lt-Colonel James KABAREBE, commandant de la Garde Republicaine. Tous deux ont ete reprimandes pour leur manque de vigilance qui a permis a LIZINDE de s'en aller. C'est une des raisons qui ont ete a la base de l'eloignement de RWAHAMA du DMI.

Apres le depart de LIZINDE, le service de renseignement m'a envoye des amis a moi pour savoir si j'avais ete au courant de son projet de fuite.
C'est le Colonel LIZINDE qui m'a appris que les quatre militaires des missiles avaient quitte Mulindi pour Kigali (CND) en prevision de l'attentat contre l'avion presidentiel. Ils y avaient ete accueillis par le Major Rose KABUYE qui etait leur responsable. LIZINDE m'a egalement appris que c'est le Colonel KABAREBE qui avait donne les dernieres instructions pour abattre l'avion de HABYALIMANA.

Avant la date du 06 avril 1994, certains des dirigeants du FPR ont retire leurs familles de la ville de Kigali. Deux semaines avant cette date, le Colonel James KABAREBE a ete envoye par KAGAME au CND a Kigali pour y convoyer les missiles destines a detruire l'avion de HABYALIMANA. KABAREBE etait egalement charge de communiquer les dernieres instructions en rapport avec la guerre en perspective. Il a passe a peu pres une semaine au CND avant de regagner Mulindi.

Le matin du 06 avril 1994, LIZINDE, etant au courant du jour, de la date et de l'heure de l'attentat contre l'appareil presidentiel, a prevenu certains de ses amis pour qu'ils quittent Kigali avant la nuit. Il leur disait que ce n'est pas pour la paix que le Colonel KABAREBE etait venu passer des jours au CND. LIZINDE lui-même s'etait rendu dans sa famille a Kigali pour deplacer sa femme et ses enfants. Ne les y ayant pas trouves, il sen retourna au CND d'ou il regagna Mulindi sans plus tarder. L'avion qui transportait les Presidents Habyalimana et Ntaryamira, le General Major Nsabimana, chef d'Etat-major de l'armee rwandaise, l'ambassadeur Renzaho, le Docteur Akingeneye et d'autres fut abattu vers 08h25 locales. Nous etions dans la salle de television a Mulindi entrain de regarder la Coupe du Monde de Football. Certaines des autorites du FPR etaient egalement presentes. Ce sont notamment le General Major Paul KAGAME, les Colonels NDINGUTE, BISERUKA, TWAHIRWA DODO et d'autres.

Des apres la chute de l'avion, le Colonel James KABAREBE entra immediatement dans la salle et apres un court conciliabule avec KAGAME, ils sortirent ensemble. Quelques instants apres, le Colonel KABAREBE vint appeler le colonel NDUNGUTE et tous les autres officiers. L'Unite du Haut Commandement prit immediatement les dispositions pour le combat et attaqua la nuit même. 
Cette Unite agissait sous le Commandement direct de KAGAME et KABAREBE. 
Toutes les autres unites du FPR passerent a l'attaque sans autre preavis.

CONCLUSION

La decision de KAGAME de descendre l'avion de Habyalimana a ete le detonateur d'un drame sans precedent de memoire de rwandais et KAGAME l'a prise en âme et conscience. La soif du pouvoir a ete la cause de l'extermination de nos familles. La prise du pouvoir par KAGAME a coute la vie a un million de tutsi et provoque l'exode de deux millions de hutu menes par des leaders sanguinaires. Les naïfs ont loue KAGAME comme un sauveur; mais le temps a deja montre que c'est lui qui est l'origine de nos malheurs. 
Mais il avait deja mis sous protection les quelques familles qui lui versaient des sommes plantureuses, tandis que nos parents du petit peuple ont ete donnes en pâture aux interahamwe.
Comment KAGAME expliquerait-il au peuple rwandais pourquoi il a envoye Claude DUSAIDI et Charles MULIGANDE a New York et a Washington pour empêcher une intervention militaire, quelle qu'elle soit, qui serait envoyee pour sauver du genocide le peuple rwandais? Le pretexte de cette opposition etait que le FPR se suffisait pour arrêter le genocide qui, pourtant, continua a faire ses ravages pendant plus de trois mois.
Comment KAGAME expliquerait-il qu'il a donne a la MINUAR l'ordre d'evacuer le Rwanda au moment ou l'ONU examinait la possibilite d'accroître ses effectifs militaires sur place pour mettre fin au genocide?

J'ai decide ainsi de reveler la verite des faits pour que chacun reponde de ses actes. Ce sont ces verites restees cachees jusqu'a ce jour qui ont pousse KAGAME a mettre ses tueurs a mes trousses en Amerique pour que jamais rien ne se sache. Je demande au Tribunal International de poursuivre KAGAME et sa clique. Moi, l'auteur du present temoignage, je suis prêt a prouver sa culpabilite et a fournir d'autres preuves que je ne veux pas rendre publiques de peur de nuire au processus d'enquête.

IMPORTANT :
Les genocidaires hutu qui ont tue des tutsi sans defense et autres revisionnistes et groupes extremistes ne devraient pas se servir du present  temoignage pour nier l'existence du genocide contre les tutsi et pretendre que le crime de KAGAME sur HABYALIMANA donnait le droit de massacrer les tutsi sans aucun lien avec KAGAME. Les responsables du genocide de 1994 doivent être poursuivis conformement au droit international et national. Je demande a tous les Rwandais d'isoler KAGAME, et a la Justice Internationale  de faire son devoir dans ce dossier. KAGAME doit par ailleurs être poursuivi pour l'assassinat de KABERA Assiel qui etait Conseiller du President BIZIMUNGU, de Seth SENDASHONGA, ancien Ministre de l'Interieur, du Colonel LIZINDE Theoneste, de Felicien GATABAZI, d'autres figures de proue du FPR et d'autres.
La Communaute Internationale n'a pas su que KAGAME n'a pas la capacite de rassembler le peuple rwandais. Le monde entier l'a accueilli et soutenu. Desormais, il faut savoir, une fois pour toutes, qu'aucun criminel, qui qu'il soit, ne sera jamais capable d'unir le peuple rwandais.

Jean-Pierre MUGABE
Fait de ma propre main a Washington D.C, ce 21 avril 2000
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