Une bonne proposition Mr. Assani |
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Clement Malou |
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Bonjour Mr. Assani,
Souffrez que je ne reagisse pas a votre mail me adresse pour ne pas alimenter la polemique.
Par contre, vous me permettrez de soutenir les idees que vous avez abordes aujourd'hui.
Premierement, je dois vous feliciter pour le courage de dire froidement les choses et surtout de proposer des pistes.
Pour ce qui ont pratique la Boxe, ils se rappeleront que lorsu'on se trouve coince dans un coin du ring,
on profite des espaces libres par l'adversaire pour se liberer.
Il en va des autres arts martiaux, comme le Ju-Jutsu.
Je prend cet exemple afin de stigmatiser que les politiciens congolais n'ont pas profiter des occasions qui s'offraient
a eux pour imprimer la dynamique du changement, a la lumiere
de ce qu'ont fait les iraniens. Je m'explique: lorsque le gouvernement sortait son decret sur les partis politiques,
je me disais que les partis d'opposition, qui l'appui populaire tres largement reconnu, pouvait en profiter
pour rompre avec l'absence des interlocuteurs politiques, en a accepetant le principe de la reouverture des activites
politiques, mais pouvaient negocier les details techniques comme la somme a payer et le nombre de fondateurs exiges pour
l'accreditation. Mais, on a assiste a un rejet en bloque sans autre alternative ni proposition.
De meme avec l'assemblee constituante, j'ai cru que les partis politiques saisiraient l'occasion pour influencer le cours
des choses, etant entendu que les participants a des
assemblees ont deja une experience laissee par la CNS ou Mobutu et les siens n'ont pas tout controle comme il le
pensait. Donc, a plusieurs reprises, le gouvernement a ouvert des breches a travers lesquelles les hommes
politiques pouvaient s'inflitrer, en suivant l'esprit
de "compromission" que vous pronez.
Une troisieme occasion fut l'appel lance par le chef de l'Etat pour rencontrer les hommes politiques du pays. Ce fut encore une
fois une occasion manquee. Sans porter un jugement de valeurs, il me semble que devant la situation complexe que traverse la
pays, il faut un peu d'imagination de la part de ceux qui pensent un jour le gouverner afin de sortir de l'impasse.
C'est la votre proposition tombe a point, bien que je ne partage pas avec l'idee d'aligner derriere les CPP.
Au contraire, je proposerais plutot que les partis cherchent un moyen de se faire enregistrer afin
d'eviter l'arbitraire, qui peut-etre privilegie certains.
Pour terminer, je concluerais que de meme que la eclusion de la part des gouvernants de l'opposition ne mene pas
un climat de detente politique, le refus categorique d'approcher les gouvernants ne resoud pas le probleme
non plus. Comment veut-on un jour dialoguer si tous les jours on excelle exclusivement en des divisions?
D'ou viendra le miracle si les adversaires politiques ne pensent pas se mettre a table et discuter? Comment veut-on
arriver un jour a un systeme democratique, si pour organiser les elections, chacun veut que cela se fasse
selon son propre agenda?. On a vu pendant la transition, lorsque Mobutu (a travers ses premiers ministres) parlaient
des elections, l'opposition disait NON. On nous disait que ces elections seront truquees et qu'il n'y avait pas
de garantie. Aurons-nous droit aux elections seulement quand voudront ceux qui aujourd'hui ne sont pas au pouvoir?
Aujourd'hui que l'on s'achemine avec peine vers le debat national (ou dialogue comme vous voulez), qui
va selectionner les representants et sur quelle base? De qui seront
representants les delegues au debat national? Va-t-on repeter la CNS-bis?
Je termine par la en vous souhaitant un bon dimanche chez-vous.
Clement Malou. |
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