RDC: le PALU
d'Antoine Gizenga condamne |
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Jean Claude Luabeya |
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LE PALU DIT NON A L'ARRESTATION D'OLENGHANKOYI ET LE
SIGNIFIE A KABILA
Excellence,
Au nom du Parti lumumbiste unifié (Palu), dont nous sommes le porte-parole, nous avons l'honneur de
protester énergiquement contre l'arrestation arbitraire et inadmissible par les forces de l'ordre
de votre gouvernement, le jeudi 30 mars 2000, de M. Joseph Olenghankoy, président des Forces novatrices
pour l'union et la solidarité (Fonus), au motif qu'il aurait porté atteinte à la sûreté de l'État pour avoir
notamment annoncé la reprise imminente par son parti politique de toutes ses activités politiques.
Quoi qu'il en soit, l'opinion se rappelle que, pour de motifs similaires, M. J. Olenghankoy avait été arrêté
et condamné par votre gouvernement, à 15 ans de prison ferme. Mais il en a été libéré après 15 mois, étant
donné que votre pouvoir s'était rendu compte de l'injustice de la décision judiciaire prononcée contre
ce leader politique dans la mesure où le fait lui reproché s'inscrit dans le cadre de l'exercice normal
des droits et libertés fondamentaux.
C'est pourquoi, le Parti lumumbiste unifié (Palu) trouve aberrant que votre gouvernement puisse
récidiver en l'arrêtant de nouveau. Cela ne peut s'expliquer que par un comportement subjectif et
sentimental. Dès lors, quelle peut être la crédibilité de votre régime aux yeux de l'opinion tant nationale
qu'internationale, alors que celui-ci prétend pratiquer la démocratie et rechercher la concorde
nationale ?
Tout le monde se souvient de ce que, lors de l'emprisonnement de M. Joseph Olenghankoy à
Buluwo, certains de ses compagnons de lutte, pourchassés par la police politique de votre gouvernement, ont dû
quitter le pays et se sont vu contraints à un exil forcé. Comment expliquer qu'un pouvoir, dont les
principaux dirigeants prétendent avoir fait le maquis ou l'exil à cause du régime dictatorial de Mobutu et
avoir lutté pour la restauration de la démocratie et d'un État de droits, peut, une fois à la tête du pays,
soumettre ses administrés aux mêmes supplices, si pas pires, que ceux pratiqués par le régime qu'ils ont
renversé.
Au regard de l'Accord de Lusaka, qui reconnaît l'existence pour ceux-ci de se préparer au Dialogue
intercongolais, d'une part, et de dégradation continue et aggravée de la situation politique, économique et
sociale de notre pays, d'autre part, faut-il exiger des leaders politiques congolais et de leurs
organisations respectives qu'ils se taisent ou votre gouvernement devrait-il se préparer à les arrêter
tous, parce qu'ils ne peuvent pas assister impuissants à la disparition de la Nation qui n'est pas votre
propriété privée.
Veuillez agréer, Excellence, l'expression de nos sentiments distingués.
Pour le Parti lumumbiste unifié
Le Secrétaire permanent adjoint et Porte-parole du parti
Godefroid Mayobo
Transmis par Jean Claude Luabeya |
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