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Message de l' "Union Nationale" à tous les acteurs politiques et à la jeunesse congolaise

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Katchelewa Shimbi Kamba

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UN/002/2000/BC
La réconciliation nationale et les intérêts de la nation avant tout, les appuis extérieurs après.

Lors des assises du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la RDCongo tenues le 24 janvier 2000, notre formation politique, l'Union Nationale, a suggéré un certain nombre des résolutions susceptibles de conduire à la paix et à la démocratie.
Nous avons proposé aux représentants des pays membres du Conseil de sécurité d'exiger la tenue d'un conclave qui réunirait les représentants du gouvernement, des partis politiques, des trois mouvements rebelles, des groupes de résistance armée, du clergé et de la société civile.
S'agissant des partis politiques, nous avons fait remarquer qu'il n'y a pas au pays plus de dix partis qui n'ont pas rejoint les mouvements rebelles ou les CPP (le parti au pouvoir).
Nous suggérions donc qu'au conclave puissent participer une dizaine des partis venant de l'intérieur du pays ainsi que quelques partis réellement actifs basés à l'extérieur.
Le but d'un tel conclave: la recomposition de l'autorité en dotant le pays d'un gouvernement neutre et responsable et un Parlement de transition qui représenterait toutes les couches de la population.

En offrant une occasion de rassemblement aux fils et aux filles du Congo-Zaïre, un tel élan politique répondra plus efficacement aux nécessités de la paix. Nous estimons que tout le monde peut gagner si toutes nos forces se mettent ensemble.
Si chaque formation politique vise à obtenir les seuls appuis extérieurs et méprise toute autre demande interne d'un dialogue, le pays ou certaines parties du pays continueront à être géré( es) de l'extérieur et la population aura l'impression d'avoir été trahie par toute son élite. Aujourd'hui une grande partie du pays est occupée et des milliers des Congolais sont massacrés chaque jour. Nous n'avons plus le moindre droit à l'erreur.

Les militants de notre formation politique constatent avec regret que très peu d'efforts sont consacrés au dialogue, au rapprochement entre sensibilités politiques et entre générations.
Un fossé continue à se creuser entre les générations, et personne n'ignore, au moment où nous luttons pour rebâtir la paix et la dignité, que les Congolais nés en 1960 ont aujourd'hui 40 ans, qu'ils aimeraient non seulement être pris en compte dans les principaux débats politiques, mais aussi prendre la relève.

· Nous déplorons ainsi l'attitude des acteurs politiques qui jusqu'aujourd'hui ne prennent pas au sérieux le besoin d'un rapprochement des forces vives du pays. La concertation ne semble inscrite ni à l'agenda du gouvernement ni aux plans de paix proposés par les forces de l'opposition.
· Nous tenons à dénoncer l'attitude égocentrique de certains chefs politiques qui ne semblent vouloir laisser aucun héritage aux générations montantes qu'ils refusent d'associer aux débats politiques ; la consultation en vue du dialogue ou de la gestion des institutions de transition demeurent une affaire de quelques groupes agissant à l'insu d'autres représentants du peuple.
· Nous demandons au gouvernement de favoriser la tenue d'une consultation qui tienne réellement compte de toutes les forces du pays et aux forces de l'opposition d'appuyer la campagne de concertation que l'UNION NATIONALE vient de lancer en prévision du débat intercongolais. L'objectif de notre campagne est de permettre à plusieurs groupements politiques de se parler et de coaliser pour réduire les dissensions lors du Dialogue.

· Nous invitons toute la jeunesse du pays qui s'identifie à l'UNION NATIONALE de persévérer sur sa voie en exigeant de tous les acteurs politiques de se soumettre aux impératifs du débat inter congolais, que tous les participants favorisent l'unité nationale et le compromis, que la transition qui démarrera à l'issue du dialogue soit gérée par des hommes nouveaux capables de mettre un terme aux querelles interindividuelle, au tribalisme, au népotisme et à la corruption.

· Nous tenons à rappeler à tous que tout le monde peut gagner si nous décidons de nous parler. Aucun ennemi n'aura raison de nous si nous pouvons nous dresser comme un seul homme contre toute attaque. 

Pour l'UN
Katchelewa Shimbi Kamba
Membre de l'Exécutif National en mission à Calgary (Canada)
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