Appel aux
Maniemiens de la diaspora |
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Pr Zambo wa
Zambo |
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Les enfants du Maniema répandus à travers le monde, je vous salue.
J'ai tenu particulièrement à m'adresser à vous pour vous inciter à participer activement à la lutte du moment pour la victoire et la paix du Maniema notre province chérie. .
Lorsque je lis les informations paraissant dans différents sites de l'internet sur les atrocités commises sur les populations congolaises par les armées rwandaises, burundaises et ugandaises d'occupation, je constate que les dénonciations du Sud-Kivu se taillent la part du lion, suivi du Nord-Kivu, et dans une moindre mesure, la Province orientale. Le Maniema semble silencieux, alors que des crimes monstrueux s'y commettent tous les jours et qui méritent d'être dénoncés avec force. Tenez :
Votre province chérie est pillée de fond en comble par la pègre tutsi rwandaise qui s'y est installée en maître,et attend de votre part une dénonciation sans équivoque sur ce qui s'y passe.
Je vous apprends en passant que nombreux hôpitaux du Maniema ont été pillés par les occupants et les butins emportés par des avions cargo au Rwanda. Tel est le cas des hôpitaux de référence de Kindu, de Kampene, de Kama, de Kipaka, de Punia et de Kasongo.
Je vous apprends également que des combats violents s'y déroulent régulièrement entre les troupes d'occupation et les armées mayi-mayi et que lorsque ces derniers se retirent faute de munitions, les armées rwandaises d'occupation s'en prennent à la population. C'est ainsi qu'en mai 1999, les villages de Kipaka, de Saïdi, de Rudika, de Kingombe-Bari, de Kayuyu et de Bikenge ont été incendiés par les rwandais. A Saïdi par exemple, les armées d'occupation ont jété dans la fournaise de sa maison un infirme qui se plaignait contre l'assassinat de son fils...
Pour ceux qui connaissent le Dr. NDETURUYE Arsène, un Hutu burundais né à Kalima et travaillant à l'Hôpital de Kampene recherché par les soldats tutsi rwandais est porté disparu jusqu'à ce jour.
Les assassinats sont également monnaie courante au Maniema. A titre exemplatif, un commandant de la police congolais a été froidement abattu par un officier tutsi à Kailo en juin dernier parce qu'il s'opposait au pillage de la cassitérite de la Sominki par les affairistes tutsi installés au Maniema et protégés par leurs frères soldats tutsi rwandais. Idem d'un jeune homme de l'avenue Mununga du quartier Mission sauvagemment poignardé par des soldats rwandais alors qu'il cherchait des régimes palmistes dans la brousse du côté de l'aéroport...
Dans le lot, il faut ajouter aussi les exactions qui se commettent tous les jours au Maniema. Le fouet et la torture sont devenus le symbole suprême du pouvoir en place. A Kibombo, un jeun'homme du nom de Katembele a subi la torture et la prison où il a reçu près de mille coups de fouets et a été grillé au ventre parce qu'il refusaint de transporter les bagages des soldats rwandais et des rebelles congolais lors de leur avancée vers le front de Difuma II. A Kindu, un "Bureau II" installé en face de la résidence CHOMBA et que dirige un officier rwandais avec des complices congolais est devenu la maison de torture et le couloir de la mort. Un chef de division y a été emprisonné et bastonné à mort pendant trois jours sur dénonciation et ne s'en est sorti qu'après moult interventions et payement de fortes amendes. La Société civile, le CRONGD et d'autres organisations de défense des droits de l'homme comme HAKI ZA BINADAMU sont perpetuellement intimidés par la soldatesque rwandaise et leurs sous-fifres congolais
Je ne vous parlerai pas de la pauvreté et de la misère qui sont devenues le lot de la population. A Kindu, il n'y a pas d'eau potable car la régideso n'en fournit plus depuis des mois faute de carburant et des intrants. Conséquences : la population boit l'eau du fleuve et la diarrhée s'est installée à Kindu de façon endémique. Dans la commune d'Alunguli sur la rive droite, les soldats rwandais avaient jeté dans des puits dits "Muloba" des cadavres des leurs tués lors de la chute de Kindu... Imaginez donc ce que boivent aujourd'hui ces populations. Les écoles fonctionnent uniquement dans des centres urbains de Kindu, Kalima, Punia, Kibombo et Kasongo, mais ce sont des parents pauvres et extrêmement démunis qui payent les salaires des enseignants eux-mêmes pauvres et démunis. Le reste, c'est-à-dire les villages, retourne petit à petit vers l'analphabétisme.
Voilà grosso-modo chers frères, chers soeurs du Maniema ce que je vous demande de dénoncer. Avant la guerre de Kabila, les enfants de Kindu étaient habitués à un slogan démagogique qu'un cacique originaire du Maniema entré en rébellion aujourd'hui et qui disait :"KWELI KWELI, NITAWAPIGANIA"... Entendez "En vérité, je me battrai pour vous". Le cacique en question est aujourd'hui un des grands manitous de la rébellion du RCD/Goma. Et la pauvre population martyrisée du Maniema se rend compte que le slogan était plutôt : "KWELI KWELI, NITAWAPIGANISHA"... Entendez :"En vérité, je vous ferai la guerre". Ce cacique a tenu parole car le meilleur cadeau qu'il a apporté aux Maniémiens pour entrer dans le troisième millénaire, c'est la colonisation rwandaise de Paul Kagamé... Comme si nous ne méritions pas mieux...
Debout mes frères et soeurs et sécouez-vous. Pour tout contact, passez par
WWW.CONGONLINE.COM Je vous lirai. Et si vous me donnez votre adresse e-mail, je vous écrirai pour plus d'informations.
Soyons solidaires wandugu yangu car notre combat est juste.
Prof Zambo wa Zambo
Montréal, le 10 mars 2000 |
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