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Enfin prêts pour un référendum

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Kazimoto Pontien

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La Consultation nationale initiée par les groupes religieux vient de se terminer sur des morts forts du Président Kabila :" les congolais doivent forger leur propre destin " , " la démocratisation ne peut attendre et souffrir de l'état de guerre" .

Les absents ont contesté et ils contesteront encore la légitimité de ce forum .

Mais l'unanimité sera de mise pour l'efficacité de pareil exercice d'expression politique : ceux qui avaient à dire l'ont dit , sans restrictions . Des tabous ont été renversés . Il ne faut pas être opposant politique "non armé" ou , même rebelle , pour contredire le régime en place . La guerre n'est pas une solution pour le changement des choses. Il existe d'autres voies . Engageons-nous dedans. Voilà le véritable message tant dans la forme que sur le fond.

Les accords de Lusaka ont été rééxaminés à l'aune congolaise : ne mélangeons pas les problèmes congolais avec les relations de bon voisinage avec les pays limitrophes. Le cas de Kabila peut effectivement être réglé par les seuls congolais , et sans présence ni pressions extérieures.

La problématique de la crise congolaise est qu'elle a tant duré et s'est tellement démultipliée qu'on se trouve dant un véritable monstre tentaculaire . Mais il faut bien commencer à résoudre nos problèmes par quelque bout . Nul ne peut se payer des précautions oratoires et davantage de préparations .

Le dialogue intercongolais est loin de se réunir . Assez hésité . Assez parlé.

Les participants à cette consultation nationale ne sont pas plus légitimes , ou moins représentatifs que ceux qui ont boudé ou qui contesteront ces assises . Les rebelles ne sont pas plus légitimes que Kabila , ni Tshisekedi d'ailleurs . Seul dénominateur commun : l'appartenance à la nation congolaise et à ce territoire déchiqueté . Déjà la conférence nationale avait créé une dynamique de souveraineté et de légitimité alors qu'aucun des délégués n'avait été élu par une population quelconque. Il n' y a ni honte ni supercherie à s'être réunis et exprimé dans la capitale.

Il faudrait , maintenant , passer à la vitesse supérieure . Mais ne brûlons pas les étapes . Ces résolutions de la Consultation nationale , il ne suffira pas à Kabila de les exécuter ni même de s'en inspirer . Toute personne et tout groupe de citoyens ont le droit d'émettre des projets de société . Mais les formulations devraient être soumises directement et sans autres délais , au souverain primaire qu'est le peuple.

Cela s'appelle le référendum ou le plébiscite . C'est une nécessité pour , enfin , partir de quelque part , avec une machine politique au moteur refroidi et apte à avaler des kilomètres sur l'autoroute de la reconstruction.

Pour ce faire , nul besoin de mettre des gants et de préparer des urnes , bulletins et enveloppes . Mobutu a régné sans votes , Kabila nous impose déjà sa loi , les rebelles musèlent les peuples et pactisent avec des troupes d'occupation . Donc , réunir le peuple sur la place publique et lui permettre de s'exprimer à la lecture des résolutions qui viennent d'être prises à Kinshasa , créera un pacte politique réel et valable . On aura un germe de légitimité .

Cette voix du peuple , et quelles que soient les modes matériels utilisés , plus personne au monde, ni kabiliste , ni politicailleur non violent , ni rebelle armé ni agresseur ou impérialiste occidental , n'osera plus la contester .

Les religieux ont fait le plus gros du travail . A vous , Monsieur Kabila , de passer à la vitesse supérieure et d'organiser une référendum , avec les moyens de bord.

Les leaders de soixante exigeaient notre "indépendance immédiate" . Il est temps de dire tout haut "un référendum immédiat".

Kazimoto Pontien ; RDC

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