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Je viens de lire le message de Mr Kashala sur la
nécéssité de donner la parole aux congolais. Je souscris à la thèse fondamentale de ce texte fort et
beau. On pourrait discuter sur les difficultés opérationnelles liées à l'organisation d'un référendum
dans les circonstances actuelles de notre pays ou sur la très probable suspicion de fraude qui en
résulterait, à tort ou à raison. Mais on ne peut nier que l'idée de la consultation du peuple, au nom duquel
tant de crimes sont en train de se commettre, doit être retenue. Elle est même le fondement de toute
démocratie véritable.
J'ai aussi beaucoup apprécié dans le texte de Mr Kashala les trois questions suggérées pour le
référendum. J'en ajouterais deux qui me paraissent fondamentales: 1) Le Congo doit-il resté uni? 2)
Pouvons-nous céder, pour occupation, administration, ou exploitation,une partie du territoire national à
des Etats étrangers? La réponse à ces questions constitue à mon avis le minimum vital politique pour
tout débat constructif.
A défaut d'organiser un référendum national sur ces questions, les différentes composantes de la société
peuvent, en fait doivent, se prononcer sur ces questions fondamentales: les partis politiques, la
société civile, la prochaine consultation des Eglises, le fameux débat intercongolais, etc; Nul ne peut plus
éluder ces questions!
Pierre
Mangila |