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Monsieur
Jules De Tibeiro, PhD, anciennement professeur agrégé, et
nouvellement professeur titulaire,
Si
un vétérinaire, qui a précédemment étudié au Congo, est accepté
par les Français pour soigner leurs chiens, à une période où
l’animal a, surtout le chien, plus de place d’un enfant, c’est
que le vétérinaire est méritant, peut-être bien plus, est méritoire.
Le vétérinaire est content de son métier : le chien ou le cochon
soigné lui manifeste sa joie en remuant sa queue.
Quand
un mathématicien qui proclame tout haut son érudition et exhibe de même
ses diplômes, ne peut être retenu à l’endroit où il les a
obtenus, c’est la preuve qu’il n’est pas bon pour ceux qui
l’ont formé, sinon pourquoi le laisser partir ? Mais bien plus,
cela prouve qu’un diplôme est obtenu par celui qui s’en donne les
moyens, surtout la volonté et la volonté du travail. Le diplôme
n’est ni la preuve de la compétence et, encore moins, de
l’intelligence. Les titres aussi, et vous en êtes la preuve
vivante.
Monsieur
De Tibeiro, il y a longtemps que je ne pose plus de question sur vos
capacités de discernement. Faites votre numéro à d’autres, pas à
moi. Mon souhait est de vous retrouver un jour en face, dans une salle
d’étudiants, au Congo, devant nos concitoyens, s’il vous reste
encore un peu de patriotisme...
Jacques
Mangalaboyi.
PS
: Que les compatriotes que je pourrai choquer daignent m’excuser :
je déteste la bétise! |