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Communiqué de presse de la Convention Africaine pour le Développement et la Paix

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Kadima Wa Kadima Luse

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO (ZAIRE)

 

CONVENTION  AFRICAINE POUR LE DEVELOPPEMENT ET LA PAIX

 C.A.D.P.

Paris, 07 Mars 2000

Communiqué de presse

Présentation

Depuis l’avènement du régime Kabila en mai 1997, l’opposition intérieure en RDC vit en clandestinité; ses leaders étant souvent arrêtés, torturés, déportés, et plusieurs militants éliminés.

Cette situation a amené les jeunes leaders des partis politiques à constituer une plate-forme des principaux partis politiques d’opposition, composée essentiellement des hommes nouveaux, n’ayant pas été impliqués dans la mauvaise gestion mobutiste ni kabiliste : La Convention Africaine Pour Le Developpement Et La Paix (Cadp).

Monsieur Kadima Wa Kadima Luse, Président du Forum des Démocrates pour le Renouveau (FDR) a été choisi par ses pairs pour assumer les fonctions de Président de la CADP.

Depuis le début du mois de février 2000, le Président de la CADP est en tournée en Europe où il se déploie à faire entendre la voix de l’opposition intérieure non armée.

Déclaration de la CADP,

plate-forme politique de l’opposition

INTERIEURE pacifique de la RDC

Depuis le mardi 29 février 2000, le Président illégal et illégitime de la RDC, le dictateur Kabila a initié des travaux politiques appelés « Consultations nationales ».

Ces soit disant consultations auxquelles ne participent ni l’opposition pacifique, ni l’opposition armée, appelée communément rébellion, ont pour objectif de remplacer le dialogue inter-congolais prévu par les accords de cessez-le feu de Lusaka le 8 juillet 1999, seul cadre légitime reconnu par le peuple congolais et par la communauté internationale pour ramener la paix dans notre pays.

Après avoir violé en permanence le cessez-le feu, le dictateur Kabila veut imposer sa solution à la grave crise politique que connaît notre pays depuis son auto-proclamation le 16 mai 1997, en violant cette fois-ci les clauses des accords de Lusaka, prévoyant le dialogue inter-congolais et la réconciliation nationale.

La CADP condamne vivement cette tentative du dictateur Kabila de jouer les prolongations à la tête du pouvoir en espérant, par cette mascarade politique appelée « consultations nationales », détourner l’attention du peuple et de la Communauté internationale sur la nature de son régime, l’exercice despotique de son pouvoir sur son incapacité à gérer un pays qu’il ne connaît pas et qu’il a entraîné dans une crise politique, économique et sociale profonde aux conséquences catastrophiques. 

La crise dans notre pays est essentiellement politique ; le recours aux armes a été pour certains la seule voie apte à faire plier le dictateur. La guerre dans notre pays n’est donc que la conséquence de la gestion politique mais aussi économique du dictateur.

M. Kabila est le point de départ de cette crise congolaise, son départ sera le point de départ de la fin de la crise. Seule la fin de la dictature kabiliste, donc le départ de Kabila permettra à notre pays de retrouver la paix et sortir de cette crise.

Quant à la réconciliation nationale, elle s’effectuera en revenant à l’ordre défini par les travaux de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), schéma que la CADP soutient et fera appliquer ainsi que le veut le peuple congolais.

Notre plate-forme n’exclura personne et appelle dores et déjà ses frères de l’opposition armée à se préparer à l’alternance après le départ prochain du dictateur Kabila, autour d’hommes nouveaux, patriotes, dignes et n’ayant pas participé directement aux méfaits de gestion mobutiste et kabiliste.

Nous devons nous préparer à la relève politique en associant les politiciens intègres, n’ayant pas été impliqués dans des crimes de sang et dans des crises économiques.

Les dignitaires mobutistes de la transition de 1990 à 1997 ainsi que les dignitaires, collaborateurs de la dictature kabiliste ne peuvent par conséquent prétendre participer à l’exercice du nouveau pouvoir politique.

La CADP dénonce ce dernier baroud d’honneur de la dictature de Kabila. L’opposition politique est prête à prendre ses responsabilités afin de mettre un terme à ce régime honteux pour l’Afrique et ramener la paix dans notre pays.

La CADP appelle donc le peuple à continuer à résister en ne collaborant pas à la mascarade des consultations kabilistes et en continuant à tourner le dos au dictateur.

Bien que clandestine, l’opposition politique intérieure composée essentiellement des acteurs de la nouvelle classe politique, regroupée au sein de la CADP, attend son heure pour frapper la dictature en appelant le peuple à la vigilance et bientôt à la mobilisation.

Que vive le peuple congolais !

Que vive la RDC !

Tous unis, nous vaincrons !

Le Président du CADP

Kadima Wa Kadima Luse

F.D. R
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