Le rapport d'Amnesty sur le Congo |
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Julien Dumba |
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Il est de ces coïncidences qui ne pourraient être innocentes. Il aura fallu que le Conseil de Sécurité entame sa session sur l'Afrique pour que Kabila se retrouve sous les projecteurs .
Ce sont les rebelles congolais en terre ougandaise qui ne supportent pas l'idée que le "dictateur" de Kinshasa participe comme chef d'Etat aux rencontres de New York le 24 janvier prochain et où aucun siège n'est prévu pour la rébellion. Alors , ils accusent le tombeur de Mobutu de pas moins de 93 violations de cessez-le feu et demandent des sanctions internationales pour non respect des accords de Lusaka. Mais ces accords n'ont jamais prévu de sanctions internationales en cas de violation. Et pour comble d'ironie , Bemba annonçait en même temps qu'il a lui-même sanctionné
la violation des accords de Lusaka en tendant des embuscades et en envoyant par le fond 4 bateaux et tué des centaines de compatriotes.
C'est également Amnesty international qui déterre des éléments d'un rapport et d'une tournée au Congo en août 1998 , soit au lendemain de l'actuelle guerre civile. Tout est faussé sous les gros titres et c'est douloureux pour nous qui vivons sur place au Congo.
La seule et véritable violation des droits humains et la première des choses à dénoncer , c'est l'état de guerre qui provoque , encourage et entretien tous les autres manquements.
Le régime de Kabila importe peu devant les morts , les déplacements et les misères de millions de congolais. Il faut arrêter la guerre. il faut mettre aux arrêts ceux qui ont imaginé cette guerre civile.
Julien Dumba |
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