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Cher
Monsieur Kasongo:
Comme
tout bon révisionniste, vous essayez de semer des doutes sur les
massacres des kasaiens par les katangais avec à leur tête un Kyungu
qui vous a demandé pardon car vous en prenez acte.
Il
est clair que vous tentez
de diluer la responsabilité de Kyungu et de ses complices, en
cherchant des complices lointains. Même en requalifiant ces événements
d'épuration ethnique, ça reste malgré tout un crime contre
l'humanité et est imprescriptible.
Cette
épuration ethnique comme vous le dites, a causé des centaines de
morts directs et indirects dont vous ne parlez pas dans votre texte
alors que vous étiez sur place. Elle a créé des milliers des réfugiés
dans leur propre pays! Vous parlez d'enduire des êtres humains
d'huile pour les faire glisser mieux sur des rails et à aucun moment
cela ne vous a choqué!!! Voulez-vous bien m'expliquer comment un être
humain glissant sur des rails avec sa maison peut-il rester vivant???
Et s'il le reste malgré tout, dans quel état est-il?
Eh
bien, parce que vous y étiez, c'était quoi votre rôle lors de cette
épuration ethnique? Vous ne dites aucun mot de cela? A qui avez-vous
vous-même volé une maison. Qui avez-vous personnellement remplacé
à un poste à la Gécamines aujourd'hui quasi en cessation d'activités
et confiée aux étrangers et autres vautours par nos dirigeants
nationalistes?
Vos
réponses à ces questions peuvent aider maître Kabundi à aborder
cette question sans "émotion", car de cette manière on
aura des noms des vrais complices de Kyungu lors du procès.
Depuis
quand être élu premier ministre constitue-t-il un crime? Ou alors ce
n'était qu'une façon pour vous d'attirer
un peu plus d'attention à votre texte?
D'ici
là vous pouvez vous consoler malgré tout car vous n'êtes pas le
seul à avoir tant de mauvaise foi dans ce pays. Le seul problème est
que le pays en payera
toujours le prix fort
tant que des gens de votre genre seront majoritaires dans certains
cercles de pouvoir.
JM
Beya |