Face au dilemme |
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Mwalimu Adam |
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Face au dilemme, le Congo et les Congolais doivent se decider et choisir.
Le dilemme est donc la. Kabila, Kagame et Museveni en sont les grands artisans. Tous, juges et partis, nous font croire detenir la cle de sortie.
Juge et parti, Kabila qui preside aux destinees d'un pays assiege, pretend defendre par nationalisme l'integrite du territoire. Il parle d'agression.
Il parle d'occupation. Il crie au sorcier. Il lutte contre ses forces
maitresses. Il scie la branche sur laquelle il est assis. Made in Kigali-Kampala, il s'acharne dans une reelle descente aux enfers a bouter
ses geniteurs dehors. Comme Don Quichotte, il vit des reves, il a lu les
romans de chevalerie, il se croit appeler a defendre la veuve et l'orphelin,
a lutter contre les malfaiteurs, a retablir le bon droit. Il se fait passer
pour l'homme genereux mais naif et se pose en redresseur de torts. Mais a
vrai dire, il se bat contre des moulins a vent.
Juges et partis, Kagame et Museveni regrettent avoir pondu un Kabila qui les fait dormir debout. Ils ont la bile chargee. Leur coeur est gros et
noir. Ils ne peuvent etre soulages qu'apres son effacement du pouvoir. Leur
haine est devenue viscerale. Ils ne peuvent accepter aucun pardon. Blesses
dans leur fort interieur, ils ruminent une rancune infernale. Ils clament
poursuivre leurs ennemis que Kabila recele. Ils crient legitime defense.
Kabila, lui, a tire le vin; il doit le boire jusqu'a la derniere goutte. Il a avale les couleuvres, c'est une operation de non retour: aujourd'hui ou
jamais. Kagame et Museveni, eux, ne jurent que par la vengeance meme jusqu'au fruit du sacrifice supreme , condamnes par le sort comme Rodrigue
qui se bat avec son beau-pere pour venger son pere puisqu'il vaut mieux
mourir que de vivre dans la honte pourvu qu'honneur soit restaure.
Le decor est donc plante au Congo sous le nez et la barbe des Congolais: c'est donc le suicide general. Comme dans Les Fables de La Fontaine, Kabila
jouant au renard court, court toujours avec le fromage. Kagame et
Museveni, morts dans l'ame, roules comme le corbeau, volent, voltigent, luttent.
Enrages, ils se lancent aux trousses du malin.
Comme on le voit, ce sont les deux ennemis qui se cotoient entre lesquels gemissent les Congolais, un veritable jeu de cache-cache, un jeu de chien et
chat. C'est la vie ou la mort: le crapaud devant le boa l'un pret a l'assaut
final pour avaler l'autre.
De Tripoli a New-York en passant par Johanesbourg, Paris, Lusaka et Maputo, c'est le meme jeu, un marche des dupes, des faux semblants, des
vrais faux, des hypocrites, des sournois. La communaute internationale le
sait tres bien d'ailleurs mieux que quiconque. Les Congolais le savent
aussi.
Des lors que la situation est telle et donc face a ce dilemme,les indicateurs sont au rouge et le choix est clair : Kabila qui est une
emanation des forces du mal est par ricochet un mal. Il doit nous liberer en
rendant le tablier. Nous, Congolais, devont lever les boucliers et le forcer
a aller regler les comptes avec ses amis hors du Congo, loin de Lemera et de
Ruzizi et nous laisser en paix. Meme dans les jours a venir, il sera le bien
venu puisqu'il est aussi digne fils du pays.
Mwalimu Adam |
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