Pour une redécouverte du lien constitutif qui unit la liberté à la
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Pr. Jules de
Tibeiro, Ph.D |
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Paulo majora canamus ! (Chantons des choses un peu plus relevées ! )
après ma toute récente mise au point à l'endroit des chantres de la
médiocrité qui soutiennent la médiocratie dans notre pays.
De nombreux et graves aspects de la problématique sociale actuelle dans notre pays peuvent de quelque manière expliquer, justifier le
climat d'incertitude morale diffuse - et son cortège de frustrations - .
Ces aspects peuvent néanmoins atténuer chez les individus la responsabilité personnelle. Il n'en est pas moins vrai que nous
sommes face à une réalité beaucoup plus vaste, que l'on peut considérer comme une véritable STRUCTURE DE PÉCHÉ, caractérisée par
la prépondérance d'une culture contraire à la solidarité, une culture
qui appelle l'intolérance, une culture qui incite la haine, une culture qui se présente dans de nombreuses situations comme une
réelle CULTURE DE MORT.
La première action fondamentale à mener pour parvenir à ce tournant
est la FORMATION DE LA CONSCIENCE MORALE au sujet de la valeur incommensurable et inviolable de toute vie humaine. Il est d'une
suprême importance de redécouvrir le lien inséparable entre la vie et
la liberté. Ce sont des biens indissociables: quand l'un de ces biens est lésé, l'autre finit par l'être aussi. Il n' y a pas de
liberté véritable là où la vie n'est pas accueillie ni aimée; et il
n'y a pas de vie en plénitude sinon dans la liberté.
Ces deux réalités ont enfin un point de référence premier et spécifique qui les relie indissolublement : LA VOCATION À L'AMOUR !
Cet amour, comme don total de soi, représente le sens le plus authentique de la vie et de la liberté de la personne.
Pour la formation de la conscience, la redécouverte du lien constitutif qui unit la liberté à la vérité n'est pas moins
déterminante. Séparer radicalement la liberté de la vérité objective
empêche d'établir les droits de la personne sur une base plus rationnelle et solide. Ce qui verse dans la société la voie au risque
de l'arbitraire ingouvernable des individus ou au totalitarisme mortifère des puvoirs publics que l'on sait.
Il est essentiel, ensuite que l'homme reconnaisse l'évidence originelle de sa condition de créature, qui reçoit de Dieu l'être et
la vie comme un don et une tâche : C 'est seulement en acceptant sa dépendance première dans l'être que l'homme peut réaliser la
plénitude de sa vie et de sa liberté, et en même temps respecter intégralement la vie et la liberté de toute autre personne.
Sentiments patriotioques.
Pr. Jules de Tibeiro, Ph.D |
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