| COMMUNIQUÉ DE
PRESSE
Communiqué
OMSBEN/35
06 octobre 1999
RENFORCER LE FINANCEMENT
COMMUNAUTAIRE ET LA GESTION FINANCIÈRE DU DISTRICT SANITAIRE EN
AFRIQUE : UNE DIZAINE DE SPÉCIALISTES ET D'EXPERTS AFRICAINS
PARTICIPENT À UNE FORMATION SUR CE SUJET À PAHOU AU BÉNIN
Le 6è cours international
sur le financement communautaire et la gestion financière du district
sanitaire a ouvert ses portes le lundi 04 octobre 1999 au Centre
Régional pour le Développement et la Santé (CREDESA) à Pahou.
Situé à 23 km de Cotonou, le CREDESA abrite pour la sixième fois,
cette formation à laquelle prennent part, une dizaine de
coordonnateurs de zones sanitaires, de gestionnaires, de médecins de
santé publique, et d'administrateurs hospitaliers. Ils viennent du
Burkina Faso, du Bénin, de Centrafrique et du Togo.
Au cours de cette formation
qui durera du 04 au 21 octobre 1999, les stagiaires se familiariseront
avec les concepts suivants : district ou zone sanitaire, économie de
santé, analyse de coût et évaluation économique, gestion
financière, recours aux soins et dépenses sanitaires des
populations, gestion des médicaments essentiels, sources de
financement du district sanitaire et modalités de paiement. Une
équipe de facilitateurs rompue à la tâche et conduite par le
Professeur Eusèbe Alihonou encadre cette formation en collaboration
avec d'autres experts et spécialistes en poste à tous les niveaux de
la pyramide sanitaire du Bénin.
L'ouverture officielle de la
sixième édition du Cours international sur le Financement
communautaire et la Gestion financière du district sanitaire (CIFDS)
a eu lieu en présence du Représentant de l'UNICEF au Bénin, du
Délégué de l'OMS, du Coordonnateur de l'ONG belge ADRAI et des
membres de l'Équipe d'encadrement du CREDESA.
Au nom du Professeur E.
Alihonou, Directeur général du CREDESA, le Dr André Soton,
Directeur Général adjoint a remercié les partenaires qui ont
soutenu l'organisation du présent atelier. En effet, cette formation
a bénéficié du concours technique et financier des institutions
telles que la GTZ, l'OMS, l'UNICEF, le CIDEF, le CIDR et l'ITHOB. Il a
expliqué que le présent Cours existe depuis 1994 et accueille
habituellement une vingtaine au moins de stagiaires mais la sixième
édition n'a reçu qu'une dizaine car, 13 autres candidats inscrits
ont décliné à la dernière minute, leur participation pour des
raisons politiques internes à leur pays.
Le Dr Soton a indiqué que la
gestion du district sanitaire est un défi à relever par les
africains s'ils veulent garantir aux populations, l'accessibilité aux
services de santé et une bonne utilisation des prestations de par la
qualité des services offerts. Il a ajouté qu'une gestion efficace du
district sanitaire implique le déclin des indicateurs de santé tels
que la mortalité infantile, la mortalité maternelle et la mortalité
juvénile. Le représentant du CREDESA a invité les stagiaires à
suivre avec attention, les différents modules qui leur seront
présentés pour en tirer le meilleur profit.
Le délégué de l'OMS a
exprimé l'intérêt de l'institution qu'il représente pour toutes
les questions liées à la gestion du district sanitaire. La présente
formation traduit selon lui, la volonté des États représentés, de
contribuer à une gestion saine des formations sanitaires à travers
un financement communautaire transparent et viable basé sur des
outils ayant fait leur preuve d'efficacité sur le terrain.
Enfin, le Représentant de
l'UNICEF a expliqué que la désaffection de certains des stagiaires
traduit l'incertitude des conditions dans lesquelles s'effectue le
développement communautaire en Afrique. La réduction des taux de
mortalité infantile, maternelle et juvénile doit être une
préoccupation majeure de tous les intervenants sanitaires au niveau
du district. En effet, a -t-il poursuivi, le 6è Cours constitue un
exemple concret pour la mise en place de la bonne gouvernance au
niveau local. Dans ce sens, l'UNICEF apporte son soutien et présente
ses félicitations aux responsables du CREDESA pour le travail
colossal qu'ils abattent dans le cadre d'une gestion sanitaire
efficiente par le biais de l'utilisation rationnelle des outils de
financement communautaire.
À la fin de la cérémonie,
les délégations de l'UNICEF et de l'OMS ont visité au sein du
CREDESA, l'espace de culture de la spiruline, une algue alimentaire
utilisée dans la récupération nutritionnelle des enfants. Il s'agit
d'une substance énergétique riche en protéine et multivitaminée.
Excellent complément alimentaire, la spiruline contribue selon les
spécialistes à améliorer la qualité des aliments consommés par
les enfants. La spiruline contient plusieurs nutriments dont le fer,
le magnésium, le phosphore. Par ailleurs, elle renferme 60 à 65% de
protéine efficace pour combattre la malnutrition dont notamment le
kwashiorkor et le marasme. Contenus dans de petits sachets, les plats
de spiruline peuvent être consommés à tout âge avec tout aliment
tel que la bouillie de maïs, du lait, des légumes, différentes
sauces etc. Selon le CREDESA, la spiruline combat également,
l'anémie liée à l'accès palustre.
Le projet de fabrication de
la spiruline sur place évalué à 124 millions de franc CFA est une
initiative du CREDESA appuyée par l'Union Européenne qui en assume
les charges à 49%. La Coopération française et les ONG européennes
TECHNAP (Technologie appropriée) et GÉRÉS (Groupe Énergies
Renouvelables et Environnement, spécialisé dans le séchage de la
spiruline) appuient également le projet. A terme, le CREDESA
souhaiterait être autonome et recherche l'appui de plusieurs autres
partenaires pour son extension.
La délégation de l'OMS
était composée des Conseillers chargés de la gestion sanitaire de
l'Information et de la Promotion de la santé.
Le CREDESA produit
annuellement, 865 kg de spiruline dans 4 bassins de 260m2 et selon les
données statistiques fournies sur place par M. Roger Adounkpè,
Ingénieur agronome, Directeur des activités intersectorielles et
chef du projet, le Centre est capable de produire entre 5 et 10
grammes de spiruline sec par m2.
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Pour plus d'informations,
veuillez communiquer avec François Agossou, Conseiller chargé de
l'Information et de la Promotion de la Santé (hipben@syfed.bj.refer.org)
ou au Centre de documentation
(omsben@intnet.bj).
Téléphone : (229) 30.19.07.
Télécopie : (229) 30.42.08. Adresse : B.P. 918, Cotonou, Bénin. |