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Monsieur
Corneille Kazadi,
Que vous
portiez votre choix à Emile Ilunga tombe un peu sous le sens, à la
lumière de ce que vous écrivez depuis quelque temps et, même
depuis, près de deux ans sur ce site. Dans la gravité du conflit qui
secoue notre pays, les engagements doivent être fermes, les attitudes
ambiguës n’ont que peu, sinon pas de place du tout. On peut le
proclamer et même le déclamez tout haut à tous ceux qui veulent
l’entendre, mais l’exercice de la neutralité est bien plus
laborieux qu’on peut le croire. Votre compère, le juriste
criminologue, Mabundi (qu’il m’excuse si l’orthographe de son
nom est incorrect) l’avait appris un peu à ses dépends dans un jeu
récent de ping-pong de questions-réponses.
Les
questions que ce jeune homme (je suis persuadé qu’il est plus jeune
que nous deux) vous a posées sont très fondamentales et méritent
des réponses plus développées. Il est souhaitable que vous répondiez
complètement à ses questions. Beaucoup de personnes ici aimeraient
savoir que veut dire une rébellion
fonctionnelle et fonctionnaliste, pourquoi la rébellion d’Emile
Ilunga est pragmatique et méthodique. Faites-nous plaisir. Vous
avez choisi Emile Ilunga que la plupart de Congolais comme un traître.
Votre devoir d’enseignant est d’aider les jeunes, la nouvelle génération,
celle qui est appelée à prendre la relève politique de notre pays,
à s’inspirer de bons exemples et donc à suivre Emile Ilunga comme
modèle dans sa pratique de l’activité politique nationale et
internationale qui vise le bien-être de la population congolaise,
surtout maintenant où s’opèrent ces grands changements. Il n’y a
pas qu’un problème de miser sur le bon cheval !
Quant à
moi, je voudrais dire à ce jeune homme que mon choix est clair :
c’est Kabila. c’est un vrai homme d’Etat, un homme politique
d’action et un vrai stratège. Il est certainement dur et rusé,
mais il a l’étoffe d’un haut personnage, c’est un grand
nationaliste oeuvrant pour le bien de la toute la nation congolaise.
Il le démontrera dès que le pays aura été - je n’en doute pas un
seul instant - entièrement reconquis et pacifié. Ses prises de
position et ses tactiques ne sont pas toujours bien comprises ni par
ses partisans, parfois à la limite du mobutisme, ni par ses
adversaires et moins encore par la masse ignorante de vraies réalités
et des enjeux de la guerre dans le pays et partout dans le monde.
Merci de répondre
aux questions posées.
Jacques Mangalaboyi |