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Pour
arriver aux buts qu’elle s’est assignés, votre commission a adopté
pour une méthodologie comparative en dressant un état des lieux et
en projetant les perspectives d’avenir
La
commission, pour besoin d’efficacité, s’est dotée de deux
vice-présidents en rapport avec les deux sous-commissions. Ainsi le
Bureau de votre Commission se présente de la manière suivante :
-
Président : Jean Delphin ETULA M’otute
-
Vice-Président chargé des questions politiques :
Valentin SENGA
-
Vice-Président chargé des questions juridiques : Nicolas
KEDINSHIBA
-
Secrétaire-Rapporteur Général : EKABELA
MUNDONGIA MATA.
-
Delphin ETULA, Responsable du Bureau de Renseignement Militaire
-
Valentin SENGA, Secrétaire National chargé de l’Education
et Coordonateur Politique
-
Nicolas KEDISHIBA, Président du Tribunal de Grande Instance de
Gemena
-
EKABELA MUNDONGIA, Président du Tribunal de Grande Instance de
Gbadolite
-
Dominique KANKU, Secrétaire National chargé des Relations Extérieures
et Porte-Parole
-
KIBONGE YUMA, Secrétaire National chargé de l’Information,
Jeunesse et Sports
-
RAMAZANI BAYA, Ambassadeur
-
Franck YEWAWA, Doyen
-
NYAKONYA BANGABERE, Procureur de Gbadolite
-
Benoît TUPA, Procureur de Beni
-
MISALA GONGU, Administrateur de Territoire d’Aketi
-
Norbert MBUNZU, Administrateur de Territoire de Bumba
-
MABENZE KUNABO : Administrateur de Territoire de Gemena
-
Jean-Martin ALAKANI : Administrateur de Territoire de
Lisala
-
Albert GIGBA-GITE : Président MLC/Gemena
-
BWAMAKAWA NYONYI, Administrateur de Territoire de Beni
-
MODUNGI mo’ MASAYA Pierre : Président MLC/Bumba
-
Vicky ENGEMBE’ : Président MLC/Zongo
-
NGBALINDIE SASA :Président MLC/Bas-Uele (Buta)
-
Jean-Robert SAMBIA : Président MLC/Yakoma
-
Jean-Bosco NGWALO : Président MLC/Wapinda
-
Julien MOBANDOA-KABULU : Commissaire Politique/Yakoma
-
Me Jean-René MBANGO, MLC
Lorsqu’en
Mai 1997 le pouvoir changea de maître, notre pays prenait un nouveau
rendez-vous avec l’histoire, un rendez-vous où tous les espoirs étaient
permis non seulement pour le peuple congolais que nous sommes, mais également
pour tout le continent africain et toute la Communauté
Internationale. KABILA incarnait avec l’AFDL l’espoir des rêves
et des espoirs déçus par trois décenies d’absolutisme et de
totalitarisme.
Hélas !
A peine établi, ce nouveau pouvoir a fait voler en éclats tous les
espoirs d’une réelle démocratie. En effet, au lieu d’une démocratie,
KABILA et AFDL ont imposé une nouvelle dictature au peuple congolais
en confisquant les libertés individuelles et politiques et en faisant
revenir tous les grands maux qui ont conduit notre pays à la ruine et
notre peuple à la paupérisation, maux tant décriés par la Conférence
Nationale Souveraine.
C’est
ainsi que, deux ans seulement après, la guerre éclata de nouveau au
pays.
Une
sagesse populaire conseille que l’on ménage sa monture si on veut
aller loin. Ces journées de réflexion sur l’avenir du Congo
doivent être mises à profit pour essayer de corriger nos lacunes et
nos faiblesses, nos égarements et notre déficit intellectuel.
En
rapport avec les différents thèmes à traiter par la Commission, il
vous reviendra de constater que deux autres thèmes ont été ajoutés,
à savoir :
A.
Sur le plan politique, votre commission s’est penchée sur
les thèmes ci-après :
1. Les relations entre la rébellion et l’opposition
interne, par Delphin Etula ;
2. Le Dialogue National, Conférence Nationale bis ?
par Valentin Senga ;
1.
Le Profil des Dirigeants de l’après-Kabila, par Kibonge Yuma
2.
La diplomatie congolaise du XXIème siècle, par l’Ambassadeur
Ramazani
3.
Les rapports entre le Congo et ses voisins par Dominique Kanku
4.
Quel type de Territoriale pour le Congo-Zaïre de demain, par
Jean-Martin Alakani
5.
Quel type de multipartisme pour le Congo-Zaïre, par Bwanakawa
Nyonyi
B.
Sur le plan juridique, les thèmes abordés sont les suivants :
1. La nationalité congolaise à la veille du 3ème
millénaire, par le procureur de Beni
2. Le respect des contrats et des engagements de la RDC et
du Zaïre, par François Yewawa
3. La réforme judiciaire, quelles priorités, par
Kedishiba
1.
Comment renforcer la sécurité des bien et des personnes par
Nyakonya
2.
Un constitution pour un nouveau Congo-Zaïre, par Me Jean-René
Mbango.
Votre
commission a fait ressortir le contexte géo-politique tout à fait
particulier du Congo qui partage des frontières avec neuf pays et son
appartenance à trois organisations sous régionales notamment :
-
la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale
-
la Communauté des Pays des Grands Lacs
-
la Communauté de Développement de Pays de l’Afrique
Australe.
Ce
contexte place notre pays dans l’obligation de conduire une
politique de bon voisinage tout en restant vigilant sur le respect de
sa souveraineté et de son intégrité territoriale partant du
principe de l’intangibilité des frontières héritées de la
colonisation. Pour ce faire, le Congo n’a aucune intention
d’accepter une quelconque modification de ses limites territoriales.
La
présence d’une même peuplade de part et d’autre de ses frontières,
constitue pour le Congo, un facteur d’enrichissement culturel et en
même temps un risque d’instabilité politique.
RECOMMANDATIONS
DE L’ATELIER
« RELATIONS
ENTRE LE CONGO-ZAIRE ET SES VOISINS »
Dans
la recherche des solutions aux crises qui peuvent surgir à la suite
de cette proximité géographique, votre commission a retenu la
pertinence de l’implication des chefs coutumiers dans différentes négociations.
1.
Tout en réaffirmant sa vocation africaine, le Congo
s’interdit toute ingérence dans les affaires internes de ses
voisins et rEfuse d’octroyer l’asile politique aux auteurs des
crimes contre l’humanité et d’autres forfaits commis dans leur
pays d’origine.
2.
Sur le plan politique, la politique de bon voisinage, devra
permettre au Congo de tirer meilleur profit de son commerce extérieur,
tout en lui permettant aussi de se désenclaver en vue de s’assurer
des nouveaux débouchés.
Votre
commission a émis le vœu de voir les contacts réguliers existants déjà
être renforcer entre tous les groupes politiques (oppositions armées
et non armées) poursuivant les mêmes objectifs :
1.
l’éradication de la dictature
2.
le rejet de la politique d’exclusion
3.
la participation de toutes les sensibilités politiques
à la gestion consensuelle de la chose publique.
La
commission a reconnu l’urgence pour le Congo de définir une
diplomatie qui prenne véritablement en compte ses intérêts
fondamentaux. Elle a mis l’accent sur l’impératif de réhabiliter
la diplomatie du Congo afin de restaurer sa crédibilité
internationale.
La
commission a suggéré le renforcement de la capacité du Congo
d’agir au plan international et de négocier avec ses partenaires
bilatéraux et multilatéraux.
Face
à la mondialisation, la commission a reconnu la nécessité pour le
Congo de favoriser la consolidation des regroupements régionaux ou
des organisations internationales dont il est membre. Pour ce faire,
la commission invite les dirigeants de la 3ème République
à se mettre en règle vis à vis de ces organisations internationales
et à renforcer une large représentation des cadres congolais au sein
de ces organisations.
Sa
participation aux organisations linguistiques telles que la
Francophonie devrait mieux s’insérer dans sa politique culturelle
et contribuer à relever le défi de l’éducation de sa jeunesse.
RECOMMANDATIONS
DE L’ATELIER
« LA
DIPLOMATIE DU CONGO-ZAIRE DU 21Eme SIECLE »
Considérant
le rôle primordial des ambassades dans la diplomatie et l’état de
délabrement de nos missions à l’étranger, votre commission
propose :
1.
de réhabiliter les ambassades du Congo en les dotant des
moyens conséquents et d’un personnel compétent et crédible;
2.
d’établir le nombre de nos représentations en fonction de
nos besoins de coopération après avoir identifié les partenaires-clés,
faire représenter le pays dans le monde à travers ces missions
diplomatiques qui seront complétées par des consuls honoraires;
3.
de renforcer la section commerciale de nos missions
diplomatiques aux fins de mieux les intégrer à la recherche des débouchés;
4.
d’offrir aux diplomates congolais les conditions de
vie qui sauvegarderaient leur dignité et assureraient la disponibilité
dans la défense des intérêts du pays et des citoyens ;
5.
de trouver une solution pour l’ensemble des diplomates
impayés depuis plus de 7 ans.
La
commission a relevé les problèmes de nationalisme, de leadership, de
bonne gouvernance et de vertu démocratique se posent avec acuité au
niveau des dirigeants. Elle propose aux futurs dirigeants d’être
attentifs aux remarques et suggestions qui peuvent provenir tant des
collaborateurs que de la population.
Sur le
plan de l’éthique, les dirigeants de l’après-Kabila devront
faire montre d’exemple en vue de la restauration des valeurs
positives : amour de la patrie, recherche du bien commun, tolérance,
esprit de solidarité, honnêteté, sens de la parole donnée et
conscience professionnelle.
Sur le
plan politique, les dirigeants devront s’investir dans le respect
absolu des libertés fondamentales. Œuvrer au changement de la
mentalité au sein de la société congolaise implique la culture du
dialogue, le refus du tribalisme, du régionalisme, du népotisme, et
du favoritisme. Dans leur vie professionnelle, les acteurs politiques
devront éviter l’affairisme en se dégageant de toutes
responsabilités à caractère commerciale. Les acteurs devront éviter
toute relation douteuse, et rompre définitivement avec toute forme de
maffia politico-financière.
L’ouverture
d’esprit, l’appétit du savoir, la culture, la connaissance des
nouvelles technologies, sont les caractéristiques de l’acteur
politique de demain qui sera confronté à la mondialisation et à la
multiplicité des sources de savoir. En ce sens, l’acteur politique
du 21ème siècle se distinguera par sa vision du monde, de
son pays et la recherche permanente du consensus le plus large et de
la Démocratie, le respect des droits de l’homme et des libertés
fondamentales, la bonne gouvernance et le souci de participer
efficacement à la vie de la Communauté Internationale
La
commission a jeté un regard sur le passé et a constaté que
l’administration a été caractérisée par :
-
la politisation à outrance,
-
le recrutement et la désignation sur base de critères
subjectifs, notamment le tribalisme, la corruption, le trafic
d’influence, etc.
-
le manque de moyens matériels et financiers pour son
fonctionnement,
-
le géo-politisation de cadres par la mise en place de la
territoriale des originaires,
-
la mégestion et l’impunité,
-
etc..
RECOMMANDATIONS
DE L’ATELIER
« LA
TERRITORIALE DU CONGO-ZAIRE DE DEMAIN »
La
commission affirme que toutes ces anti-valeurs ont été accentuées
par le régime en place et, eu égard à ce qui précède, votre
commission propose :
1.
la création d’une Ecole Nationale d’Administration
Publique ;
2.
la dépolitisation de la territoriale par la mise en place des
critères objectifs de recrutement et de promotion ;
3.
la reforme de l’administration publique en vue de la rendre
plus efficace ;
4.
la mise à la disposition des territoriaux des moyens
logistiques nécessaires.
La
commission a constaté que depuis l’accession du pays à l’indépendance
à nos jours, tout essai de multipartisme s’est soldé par un échec
pour diverses raisons selon les époques.
a.
De 1960 à 1965
-
l’impréparation politique des cadres
-
l’ingérence des puissances étrangères dans les affaires
intérieures du Congo
b.
De 1990 à 1996
-
la bipolarisation de la classe politique entre les tenants du
pouvoir qui voulaient le conserver à tout prix et une opposition qui
voulait l’arracher à tout prix en dehors de toute procédure électorale ;
-
l’opportunisme de l’homme politique congolais ;
-
la conception patrimoniale du pouvoir occasionnant le refus
d’une véritable alternance politique.
La
commission constate qu’il existe actuellement trois mouvements
politico-militaires qui luttent contre le régime dictatorial de
Kinshasa (MLC, RCD-Goma, RCD-Kisangani). Mais l’absence des contacts
et d’interpénétration entre eux ne peut aucunement préparer le
terrain pour le multipartisme.
La
commission suggère des contacts permanents en vue d’un accord
politique entre les trois mouvements, en vue d’apaiser les tensions
et de créer un climat plus propice pour le multipartisme.
Une
observation superficielle a conduit votre commission à considérer
ces deux concepts comme deux revers d’une même médaille. Mais en
faisant une lecture objective, elle a distingué le point de
rapprochement et de différenciation entre les deux concepts.
Le Dialogue
inter-congolais et la CNS constituent un forum, un rendez-vous réunissant
les partis politiques, les membres de la société civile et
d’autres forces vives de la nation en vue de jeter les bases d’un
processus destiné à assurer la gestion consensuelle de la
transition, à relancer le processus électoral pour aboutir à
l’instauration des institutions démocratiques.
Votre
commission constate que le Dialogue inter-congolais sera organisé au
moment où le pouvoir en place subit une forte pression sur le terrain
militaire de la part de l’opposition armée alors que cette donne
n’existait pas lorsque se tenait la CNS.
Le Dialogue
inter-congolais se déroulera à l’extérieur du pays alors que la
CNS avait eu lieu à l’intérieur du pays. Elle a été dirigée par
un compatriote, tandis que le Dialogue inter-congolais sera présidé
par un facilitateur neutre.
Enfin, les
participants au Dialogue inter-congolais iront tous avec le même
statut quelque soit leur rang.
Toutefois, votre commission attire
l’attention sur un certain nombre d’éléments qui risqueraient de
compromettre l’issue de ce Dialogue entre Congolais, il s’agit
notamment de la corruption de certains délégués, du clientélisme,
du manque de clarté dans les motivations, ainsi que de l’origine
douteuse de certains participants.
La
commission s’est penché sur le problème du sort des accords passés
par les dirigeants antérieurs lors de la chute du régime ;
-
attendu qu’il s’agit là d’un problème réel et épineux
qui se pose chaque fois qu’un régime remplace un autre dans un pays
avec tendance de méconnaître les accords conclu par les dirigeants déchus ;
-
attendu à cet égard que la Communauté Internationale tient
au principe de la continuité de l’Etat nonobstant le changement
intervenu ;
-
attendu que la RDC étant un Etat de droit qui se respecte ;
-
vu qu’il y a des accords politiques conclus par des
dirigeants politiques dans le but de se maintenir au pouvoir et ceux
conclus dans l’intérêt général ;
-
vu qu’il y a aussi des accords à caractère économique
qui portent atteinte aux intérêts du pays et ceux qui profitent réellement
au pays.
RECOMMANDATIONS
DE L’ATELIER
« LE
RESPECT DES ENGAGEMENTS ET ACCORDS DU PASSE »
Eu
égard à ce qui précède, la commission recommande :
1.
le respect des accords politiques conclus par les anciens
dirigeants dans la mesure où ils l’ont été pour l’intérêt général ;
2.
la dénonciation de tous les accords conclu par les anciens
dirigeants dans le but de confisquer le pourvoir afin de s’y
maintenir ;
3.
le respect des accords à caractère économique qui
profite à l’Etat et à la population.
-
Attendu que la nationalité exclusive porte un grand préjudice
tant au pays qu’à la population ; qu’il y a beaucoup d’étrangers
qui désirent acquérir la nationalité congolaise ;
-
Vu l’hostilité de la population congolaise à accepter
certains étrangers chez nous, surtout les natifs de certains pays
limitrophes qui ont tendance à supplanter la population locale ;
-
Vu que le problème de la nationalité doit être cerné dans
sa globalité, c’est-à-dire par rapport à toutes les nations ;
-
Vu l’intérêt que nous avons à avoir une coexistence
pacifique avec le peuple du monde,
RECOMMANDATIONS
DE L’ATELIER
« LA
NATIONALITE A LA VEILLE DU 3Eme millénaire »
La commission
recommande :
1.
l’assouplissement des conditions d’acquisition de la
nationalité congolaise ;
2.
l’encadrement et la formation de la population à accepter
l’étranger qui désire acquérir la nationalité congolaise ;
3.
l’octroi de la nationalité congolaise à quiconque la
demande surtout ceux qui sont nés au Zaïre, ceux qui y ont vécu
longtemps et ceux qui y entretiennent des relations privilégiées au
niveau familial ou entrepreneurial, à condition seulement qu’il
s’engage à respecter les lois de la RDC l;
-
Attendu que suite aux événements que notre pays a connu, il y
a une forte insécurité des personnes et des biens ; qu’à cet
égard, il échet de trouver des solutions en ce qui concerne la sécurité
des personnes et de leur biens ;
-
Vu que le développement de notre pays et l’épanouissement
de notre peuple dépendent de l’évolution des activités économiques
et commerciales ;
RECOMMANDATIONS
DE L’ATELIER
« LA
SECURITE DES BIENS ET DES PERSONNES »
A ces causes, la
commission recommande :
1.
d’assurer la sécurité sur toutes l’étendue de notre pays
pour qu’il ait une libre circulation des personnes et des biens par
la mise sur pied d’une armée nationale forte puissante et disciplinée ;
2.
de faciliter et d’améliorer les conditions
d’investissement ;
3.
de garantir aux nationaux et aux étrangers le libre exercices
de leur activités économiques et commerciales ;
4.
de respecter les engagements de l’Etat en ce qui
concerne les litiges avec les opérateurs économiques personnes
morales ou physiques.
5.
de rétrocéder tous les biens confisqués aux propriétaires
ayant présenté les documents de propriété.
-
Attendu que pour un nouveau Congo, il faut une constitution
capable d’assurer l’exercice de pouvoir pour le peuple et par le
peuple ;
-
Vu le nombre pléthorique des textes constitutionnels qui ont défilé
dans notre pays depuis son accession à l’indépendance jusqu’à
ce jour sans solution ;
-
Vu que le peuple congolais aspire à la paix et une paix
durable ;
-
Vu que le peuple congolais a besoin des constitutions véritablement
démocratiques pouvant lui permettre d’avoir un régime fédéral ;
RECOMMANDATIONS
DE L’ATELIER
« LA
CONSTITUTION DU CONGO-ZAIRE »
La commission
recommande :
1.
de prendre en ligne de compte tous les textes constitutionnels
qui ont régi notre pays depuis son accession à l’indépendance
jusqu’à nos jours afin d’éviter ce qui est mauvais et de retenir
ce qui est bon ;
2.
de combler des lacunes éventuelles ;
3.
de prévoir le mécanisme qui puissent éviter dans la
constitution pour un nouveau Congo les fléaux comme la confiscation
du pouvoir par un individu ou un groupe d’individu, le népotisme,
le favoritisme, le tribalisme, l’injustice, l’impunité, les rébellions
et les sécessions.
Attendu
que notre système judiciaire comporte quelques imperfections qui
rendent malsaine la distribution de la justice ;
Vu
que notre peuple aspire à une justice saine, humaine, éducative et
capable de préserver la paix et ses acquis ;
RECOMMANDATIONS
DE L’ATELIER
« LA
REFORME JUDICIAIRE »
La
commission recommande :
-
l’actualisation des textes de lois en les adaptant aux
circonstances du moment surtout en ce qui concerne les amendes ,
la compétence des tribunaux de paix en matière civile et commerciale
et en matière de succession en fixant le taux en monnaie actuellement
en cours ;
-
de revoir tous les textes de lois dépassées comme la loi sur
le chanvre, loi sur l’alcool indigène, loi sur l’infraction en
matière économique, loi sur la détention des armes à feu ;
-
d’assurer un bon encadrement aux magistrats sur le plan
professionnel et matériel à savoir stage et inspection, salaire conséquent,
moyen de transport, documentation ;
-
d’instaurer la sanction exemplaire contre tous les
magistrats, fonctionnaire de l’ordre judiciaire, officier de police
judiciaire ;
-
d’assurer aux magistrats une cotation qui reflète la réalité ;
-
de mettre à la disposition du magistrat des moyens de
transport adéquat pour atteindre les justiciables dans tous les coins
de nos ressorts qui sont très vastes ;
-
de traiter le magistrat à sa juste valeur comme membre d’un
pouvoir judiciaire qui est distinct du pouvoir législatif et exécutif ;
-
d’assurer l’indépendance des magistrats l’interdisant à
l’ingérence dans l’exercice de ses fonctions les services de la
territoriale, les services de sécurité, l’armée ;
-
de mettre fin aux affectation sentimentales des magistrats,
d’instaurer le système de carrière pleine dans la magistrature
dans ce sens que le magistrat reste dans les mêmes fonctions tout en
revêtant d’un grade supérieur ;
-
d’éviter aux magistrats de rester au même endroit pendant
plus de trois ans, ce qui l’expose aux abus ;
-
de supprimer compte tenu de la complexité de la matière à
trancher, les juridictions coutumières en les remplaçant par les
tribunaux de paix ;
-
de rouvrir les centres de formation de personnel judiciaire
pour la formation des agents de l’ordre judiciaire et des OPJ ;
-
de renforcer le pouvoir disciplinaire de Procureur de la République
sur les officiers de police judiciaire ;
-
de désigner ou former au pays ou à l’étranger les
magistrats qui vont s’occuper des mineurs délinquants ;
-
d’ériger des centres auprès desquels ils seront affectés
des médecins, psychologues, éducateurs qui s’occuperont des
mineurs délinquants en vue de leur reclassement loin des criminel
adulte qui pourront avoir une influence néfaste sur les enfants ;
-
de construire des prisons dans des endroits éloignés de la
population où les condamnés pourront s’adonner à diverses activités
comme l’agriculture, la menuiserie, la maçonnerie, lesquels travaux
pouvant rendre la prison productive et produire aussi la pécule des
sorties de la prison pour les prisonniers ;
-
d’affecter à la tête des tribunaux de paix les magistrats
rompu dans la procédure revêtu au moins le grade de conseiller à la
cour d’appel qui pourront alors diriger et encadrer les jeunes
magistrats qui viendra des tribunaux de grande instance après avoir
passé un stage au parquet de grande instance ;
-
d’assurer l’éducation de la population en lui apprenant
ses droits et devoirs ;
-
de prévoir la sanction contre les corrupteur.
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