Kabila: le cauchemar du rêve congolais |
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Vital Kasongo
N'yindu |
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On se souviendra que tout congolais rêvait d'une vie en rose après le départ
du feu dictateur Mobutu. Il est aussi vrai que la majorité des congolais
savait que le changement ne serait pas instantané, mais plutot celui-ci
devrait faire l'objet d'un long processus de travail assidu et des efforts
au-delà de la moyenne normale.
Voilà pourquoi l'arrivée au pouvoir de Kabila en République démocratique du
Congo était considérée comme une bouée de sauvetage pour un pays qui se
noyait déjà.
Les illusions naissaient, les rêves s'agrandissaient, l'horizon d'un avenir
prospère et plein d'espoir se dessinait. Des slogans remplis de courage et
d'optimisme se lançaient ça et là en faveur de Laurent-Désiré
Kabila; c'était en quelque sorte la matérialisation de l'hymne national du pays: "le
débout congolais".
Hélas, quelle surprise ! Tout tourne en pure cauchemard. Cauchemard que le
leader de l'UDPS résume en des termes clairs, précis et profond, je cite:
"l'absence de démocratie et l'état de droit, violation des droits de l'homme
et des libertés fondamentales, gestion chaotique et opaque des affaires de
l'état, corruption, népotisme, incompétence notoire des principaux responsables du pays, …" (Voir memorandum du chef de file de l'opposition
congolaise, Etienne Tshisekedi, CongOnline, 28 Septembre 1998, pages 1 à
7).
A vrai dire, Kabila a plongé le pays dans un chaos total et indescriptible
dont les conséquences à long et à court terme sont catastrophiques.
Voyez comment Kabila tourne en un cercle vicieux aulieu de chercher à
trouver une solution définitive à une crise qu'il a lui même crée et
developpé.
En 1996, dans sa guerre de libération contre Mobutu, il a engagé les
rwandais et les ougandais à ses côtés et leur a promis des tas des choses.
Ces accords secrets dont d'aucuns pensent qu'ils englobaient des sommes
colosales et même l'annexion du Kivu au Rwanda pour faciliter la réalisation
du rêve Tutsi; l'établissement de l'empire Hima.
Après sa victoire, il avait compris que ses promesses étaient irréalisables,
et comme il ne savait pas honorer ses paroles, ses partenaires au contrat
décidèrent de lui faire la guerre. La guerre qu'il annonçait lui-même comme
étant longue et populaire.
Maintenant qu'il se trouve dans une situation difficile, il signe encore une
fois des accords avec l'Angola, le Zimbabwe, la Namibie et le Tchad.
- Serait-il en mesure d'honnorer sa parole ?
- Avec quoi va-t-il payer ?
- S'il n'arrivait pas à s'exécuter, une deuxième aggression n'est-elle pas
envisageable ?
- Et dans tout ça, quel sera le sort social et matériel du pays et des
habitants ?
- Qui perd dans tout ça ?
- N'y avait-il pas une autre solution pour éviter cet hécatombe qu'est la
guerre ?
- A qui profite cette guerre ?
- Qui est le responsable numéro de cette situation ?
Toutes ces questions et beaucoup d'autres qui peuvent s'ajouter, je les
adresse au Président Kabila en particulier; et à la partie du peuple
congolais qui soutenait cette immaturité scandaleuse.
Vital Kasongo N'yindu
Vancouver, 22 Août 1999 |
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