Chers amis. Veuillez trouver joint la situation des droits de l'homme au
Nord Kivu en septembre 1999.
Merci pour votre courage pendant la lecture. N'hesiter surtout pas a faire
copie a vos amis (es) et collegues. Faire une petite lettre aux autorites
de votre pays pour solliciter leur intervention dans le reglement de la
crise au Congo, en parler dans votre journal c'est aider SOPROP a promouvoir les droits de l'homme.
Didier Kamundu Batundi
Directeur General SOPROP
SOLIDARITE
POUR LA PROMOTION SOCIALE ET LA PAIX
(SOPROP)
Troisième
trimestre 1999.
SOPROP
NAIROBI a ecrit:
GENOCIDE
EN COULISSES
INTRODUCTION
C’ est depuis déjà beaucoup d’
années que les populatios autochtones du Nord-Kivu vivent dans une
instabilité organisée et entretenue à cause de la présence des
refugies Rwandais sur le territoire Congolais. Déjà, des le règne
du feu président MOBUTU, Elles avaient porté leur calvaire de
souffrances quand ils devaient soit, se defendre contre
le mauvais traitement qui leur était imposé par le
gouvernement, soit contre la brutalité des peuples venus du Rwanda et
accuillis comme réfugiés. Cette approche constitue de loin ou de près
l’une des bases même de la crise actuelle dans notre pays.
ETAT
DE LA SITUATION
Il convient de savoir que certains éléments
historiques contribuent à ces problèmes qui sont devenus éternels
dans la région du Nord-Kivu.
- D’abord l’éternelle question de
nationalité longtemps réfusé aux populations rwandophones paraît
vraissemblablement la motivation des agissements des maîtres actuels
du Nord-Kivu.
Trois
moments très forts ont marqué ce problème de la citoyennété ou
non des réfugiés rwandais.
1. Le decrée de 1972
Ce
decrée de Mobutu accordait en bloc la nationalité à tous les
Rwandais et Burundais qui étaient venus chercher asile. Cette octroie
était faite d’une manière illicite et contre la volonté de toutes
les populations autochtones et donc considéré comme une abération
très grave commise par le regime dictatorial de Mobutu. Il est à
noter également que cette décision illégale fut prise quand le
directorat du cabinet présidentiel
était occupé par BISENGIMANA, lui-même réfugié rwandais.
3. La loi No. 82 -02 du 29 Juin
1981-
Cette loi, votée par le parlement,
stipulait que seuls les personnes dont les arrières parents avaient
été installés sur le territoire Congolais pouvaient bénéficier de
la nationalité.
3. La prise de position de la Conférence
Nationale Souveraine (C.N.S). Le peuple réuni en conférence
avait soutenu la loi 82 -02, votée par le parlement en 1981. Ceci
n’a fait qu’exacerber le mécontatement de ceux-là qui s’étaient
jadis réjoui d’un cadeau offert par la volonté d’un seul homme
“MOBUTU”.
Aujourdh’ui, maîtres du territoire
qu’ils ont souhaité habiter depuis longtemps, ils semblent vouloir
arriver à leur but par la pire des moyens : “Exterminer les
populations locales”. Toutes les opératios menées par les
militaires rwandais démontrent qu’ils ne menent pas une lutte
contre les Interahamwe, mais contre les populations locales. S’il
est vrai qu’au congo il y a de l’espace vital,d’aucun reconnait
que c’ est un pays souverain et indépendant. Il appartient au
peuple Congolais de décider des aspirations, des orientations et des
décisions reglèmentant la vie nationale comme dans tous les pays qui
se veulent démocratiques.
Le R.C.D-Goma, dont les véritables
responsables sont autre que ceux-là qui apparaissent aux yeux de
tous,a crée une milice constituée essentillement des Hutu et
conduite par des commandants Tutsi. Ces gens, craignant d’être
poursuivis comme Interamwe; acceptent d’integrer la milice et opèrent
en qualité de “LOCAL DEFENSE”.
Les populations “Hunde, Nyanga,et
Tembo” avaient accepté de soutenir la première rebellion de KABILA
car elle venait les liberer d’un grand mal, d’un pouvoir qui les
avait enchainés depuis un temps assez long. C’est pourquoi, elles
avaient toleré de combattre côte à côte avec les Rwandais.
Il est très évident et facile de
remarquer que cette deuxième rebellion est houspectée par ces mêmes
populations parcequ’elles n’ y trouvent pas leur intérêt. Elles
remarquent plutôt que ce sont des forces d’occupation et
d’exploitation. Cest ainsi que, ne voulant pas aller contre eux-mêmes,
elles préfèrent se mettre à l’écart et attendre une issue
pacifique à la crise actuelle. Depuis un certain temps, les forces
rwandaises ont choisi la voie de la ruse; il s’agit d’utiliser
cette milice constituée des gens peu intelligents pour éliminer le
plus grand nombre possible d’autochtones.
Les strategies utilisées sont
multiples:
* Attaques des groupes de personnes se
rendant aux marchés, aux églises et d’autre milieux publics.
* Incendies des villages habités
pendant la nuit et fusillade de tout celui qui veut se sauver du feu.
* Organisatioin des rassemblements,
occasion pendant laquelle les foules sont fusillées.
Tout ceci a comme conséquence
deplacement des populations d’ un lieu à l’autre où elles
croient trouver la tranquilité, la paix…, et vers les centres
urbains.
A.
Dans la zone de Rutshuru
En
date du 24-9-1999, Mr Maurice Buliho, fils de Buliho et de Bwira, résidant
à Rutshuru, issu de la grande famille Muhima de Kashebere (zone de
Walikale), né en 1974, marié à Marie, père de 3 enfants; a été
tué à Kibati avec d’autres personnes quand ils étaient partis
acheter du colta(Minerai). La liste des personnes tueés s’éleverait
à 20 mais toutes les identités ne sont pas encore determinées pami
lesquelles:
·
BAENI, né à
Walikale le 13/9/1965.
·
MASIKA MBAMBU Née à
Kanyabayonga en 1978,fille de KAMBERE.
·
KASEREKA BAUMBILA de
Kirumba dans le nord de la province.
·
MUITI et son père
KIBIRABIRA.
·
KAURWA SALIBOKO.
B.
La même semaine:
Les villages suivants essentiellement
habités par les Hunde ont été incendiés:
MISHEESHE
HABULA
NGENGE
MIKWETI
MUKOBERWA
KIMUA
KALAMBAIRO
C. En date du 24-9-1999, à Kailenge,à Kibati, à Lukweti;
Des meetings sont organisés; et lors
des meetigs, les mêmes militaires rwandais avec leurs milices se
mettent à tirer sur les foules des gens. Il est difficile à
determiner le nombre des personnes tuées et leurs identités car
l’accès sur les lieux est bloqué par les mêmes forces. Cependant,
certains noms de victimes sont bien connus:
1.
A Lukweti:
- BENITA épouse de Mr ABELI.
- LUBUTO et MUHINDO fils de Abeli et
Benita
- MULOBA, à peu près 24 ans, fils
d’Eugène et de Vicky BAHUNGA
- MALIRA ELEMENT,fils de Mr NGEE.
- Kifunsi Mbehere, père de 9 enfants,
ancien chef de poste d’encadrement administratif de Mahanga.
2. A Kibati:
- Simon CHANGWI agé de 40 ans
- KIBERENGA Jean Pierre, né le
27/5/1972
- MULISHO SHEBANDU, de 22ans
- Catherine MUISHA, femme de Kiberenga
- SHABANI Georges, 12 ans
- Munihire et son père, il est beau
fils du Rév Farine Shandwe et mari d’Emina Shandwe, père de 6
enfants.
- Groupe d’ enfants disparus mystérieusement,
quand ils jouaient au football, leurs parents sont sans aucune
nouvelle.
2.
A
Kailenge:
- MUNDENGE MUTOO
- Albert SHABANA, vieux de 55 ans.
- MBAIRANDE MIHIO, 32 ans, ancier
enseignant
- NABAHASHA Marguerite, agée de 25
ans, mère d’1 enfant et célibataire.
Ceci
n’étant que des massacres commis à l’exemple d’autres que nous
pouvons citer en passant(MAKOBOLA, KASIKA,...); nous pensons que le
Rwanda a un mauvais projet contre les populations du KIVU en
particulier du Congo en général.
RECOMMANDATIONS:
1.
A
la communauté Internationale:
Nous demmandons de:
Faire pression sur le RWANDA
et l’UGANDA afin que tous leurs
militaires quittent sans conditions le sol congolais. Leur présence
sur le territoire est signe de terreur, d’insécurité et de mort
pour les populations autochtones.
- Organiser le rapatriement du reste
des refugiés rwandais dans leur pays d’origine et faciliter la mise
en place des structures démocratiques d’accueil.
- Intervenir financièrement et
techniquement dans la démobilisation des milices internes crées par ici
par là. La population du Kivu en a marre et a besoin de stabilité et
de paix.
- Soutenir financièrement les O.NG et
groupes oeuvrant pour la reconciliation et le retour d’une paix
durable entre les différentes éthnies en conflit du Kivu et les différentes
nations de la Région des Grands Lacs
2.
A la branche des Droits de l’homme de l’ O.N.U et aux grandes
organisations internationales des Droits de l’homme( Amnesty, Human
Rights Watch, Observatoire International des Prisons,etc...):
Nous
demmandons:
- De prôner et exiger le respect
strict des droits humains dans toutes les parties en conflit au Congo.
- D’exiger le respect etla liberté
de militants des droits de l’homme et des journalistes.
- D exercer pression sur les services
du H.C.R (Haut Commissariat pour les Refugiés),dans les différents
pays d’accueil de refugiés, de prendre avec considération les cas
des militants des Droits humains qui sont forcés a s’exiler; au
lieu de les rejeter et les refouler dans les premiers pays d’asile
malgré le danger de disparition qui les y guête.
- De demander aux différents services
du H.C.R de considérer les refugiés Congolais comme tels. Dans
certains pays dont le KENYA, le Congolais est prédisposé au rejet
par le H.C.R comme s’il n’avait pas de guerre dans son pays, et
qu’il n’ aurait aucun danger , malgré les multiples rapports de
violations fournis par les différentes organisations des Droits de
l’homme.
- De ne pas soutenir l’impunité.
Nous espérons que tôt ou tard la guerre prendra fin, et chacun
retrouvera son compte pour le rôle qu’il aura joué dans ces
tristes malheureux événnements
3.
Aux autres O.N.G internationales et locales:
Nous demandons :
-D’intervenir urgemment en faveur des poulations congolaises éparpillées
actuellement dans les brousses de MASISI et WALIKALE qui sont sans
abris, sans assistance aucune sous toutes ses formes; et qui sont tués
sauvagement sous pretexte de confusion avec les Interahamwe. Les
medicaments,nourritures et assistances de première necessité sont très
urgents.
Fait
à Nairobi, le 05 Novembre 1999.
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