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Communiqué de presse relatif au Conseil du C.G.C.C.

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Freddy Kabamba Ebondo

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COMITE GOUVERNEMENTAL CONGOLAIS DE CRISE
Siège provisoire :14b, rue des clouteries, 6140 Fontaine-l'Evêque. Belgium
Tél./fax :0032.71.543110 GSM :075.746.283 E-mail : yumbu@mail.com
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COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF AU CONSEIL DU C.G.C.C.


Réf. : CGCC/COO/PP/0090/99

Le Comité Gouvernemental Congolais de Crise ( le C.G.C.C.) a tenu son Conseil des Commissaires, délégués ministres du Peuple, ce mardi, 7 décembre 1999, de 16 heures à 18 heures, dans la salle Elzenhof à Bruxelles - Ixelles. Un tour d'horizon complet de la situation du Congo-Kinshasa a été fait.
Premièrement, le Conseil a pris acte de différentes observations et considérations dégagées à travers de nombreuses correspondances lui adressées, aussi bien par des compatriotes congolais que par des amis et sympathisants du peuple congolais.
Les uns, par des observations pertinentes, encouragent et soutiennent l'action gouvernementale qui vise à redorer le blason du paysage politique congolais terni par des considérations égoïstes et partisanes qui font des Accords de Lusaka lettre morte.
Les autres, par des élucubrations tendancieuses, suspecteraient un montage, tantôt au compte du Gouvernement Kabila, du simple fait que l'un des membres du CGCC se trouve être un ancien collaborateur dans l'état major général de l'ex Forces Armées Zaïroises avec le Général - ministre KALUME de Kinshasa, tantôt un montage au compte du RCD, du simple fait qu'un autre membre du CGCC est un proche de la famille du Président Emile ILUNGA du RCD et qu'on les aurait vu causer ensemble dans les deux semaines qui ont précédé la Conférence de presse du 19 novembre 99 relative à la présentation officielle des membres du CGCC à l'IPC de Bruxelles. Une conférence de presse annoncée un mois durant par toutes les voies de presse.
Cependant, personne ne peut oublier que deux Généraux combattants sont de grands amis, ce qui n'empêche ni l'un ni l'autre de servir loyalement leurs intérêts divergents.
Par delà leurs divergences, les Congolais restent des frères, des compatriotes, des prochains condamnés à recréer le dialogue perturbé par des ambitions politiciennes mal gérées. La politique d'autruche n'a jamais été payante.
Certes, les suspicions ont visé à jeter l'anathème sur le bien-fondé patriotique de l'action gouvernementale annoncée. Néanmoins, beaucoup se sont déjà ressaisis en exigeant à ces quelques détracteurs du CGCC des preuves de la prétendue corruption qui devrait empêcher le CGCC de poursuivre correctement ses objectifs.
Le Conseil défie quiconque d'apporter la moindre preuve ou la petite indication irréfutable sur une prétendue corruption reçue et devant empêcher le CGCC d'appliquer correctement son programme annoncé.

Somme toute, le Conseil soutient que les Congolais apprennent à s'écouter davantage dès maintenant, si l'on veut honorer le Dialogue inter congolais et réussir une Table Ronde de Reconstruction nationale, indispensable et incontournable pour l'avènement d'une Troisième République, Souveraine, Démocratique et Prospère.
Dans cet ordre d'idées, le Conseil annonce l'organisation, à la fin du mois de mars 2000, d'un Séminaire international dont le thème principal est : "Pistes de solution pour la prévention des conflits en Afrique Centrale".
Pour tous ceux qui veulent contribuer à son succès, le Conseil met à leur disposition son numéro de compte bancaire : CC. :068-2328780-31.

En second lieu, le Conseil a pris des mesures suivantes :
1° Le respect du Code d'Honneur (Règlement d'ordre intérieur du CGCC) sera le thermomètre de la cohésion gouvernementale et celui de l'engagement inconditionnel à oeuvrer inlassablement pour les objectifs consignés dans la Charte Constitutive du CGCC, afin que cesse rapidement la CRISE qui avilit et humilie le Congo-Kinshasa par la faute des stratégies malhabiles de certains compatriotes sous le regard amusé des sept Forces armées alliées, présentes sur le Territoire et désireuses d'exploiter le plus longtemps possible l'or et le diamant, le cuivre et le pétrole congolais.
2° La parution prochaine de son Bulletin d'information.
Celui-ci permettra à toutes les Communautés de prendre connaissance de ses travaux d'analyses intellectuelles et scientifiques dans tous les domaines d'intérêt national, tout en indiquant au public le degré d'impact positif d'un tel travail gouvernemental sur la scène nationale et internationale au regard de la spécificité du CGCC sur une autre façon de projeter l'avenir du Peuple Congolais, à savoir la recherche avant tout de la garantie de
l'applicabilité des décisions qui sortiront de l'indispensable Table Ronde Nationale ainsi que l ' habitude d'une nouvelle culture politique qui consiste en un Organe de pression extérieure et responsable qui influe avec des recommandations claires et précises, à l'opposé du flou artistique des Accords de Lusaka et à la lumière de principales résolutions de la Conférence Nationale Souveraine.
Un combat d'idées et non des élucubrations tendancieuses, dans la droite ligne du mot d'ordre du CGCC : Oui à la Parole qui convainc, Non à la Violence qui contraint.
Ainsi que cela avait été dit lors de la Conférence de presse du 19 novembre 1999 à l'IPC de Bruxelles, des recommandations seront faites, sans complaisances, aussi bien au gouvernement de Kinshasa, à ceux rebelles de Goma et de Gbadolite, aux populations concernées qu'aux instances internationales intéressées.
3°Une Publication spéciale est prévue pour le 17 janvier 2000 en guise de contribution spéciale du CGCC au Dossier Lumumba, mort le 17 janvier 1961, et autres qui attendent encore des éclaircissements et témoignages. Cette Publication interviendra en lieu et place de la Conférence de presse prévue en cette date et qui n'aura plus lieu compte tenu du grand événement sportif/Euro-2000 qui accaparera ce jour-là l'attention des médias
internationaux.
Le Conseil se prescrit les devoirs suivants :

1° Tenir régulièrement informés de son travail gouvernemental les directoires des groupements politiques congolais repérables sur la scène politique nationale, en faisant éventuellement copie à leurs représentations dans la diaspora pour ceux qui en ont une. Il doit agir de même envers les autres Organisations et gouvernements du monde.

Le Conseil tient ainsi à agir dans la transparence, l'efficacité et l'ouverture, préludes à un réel dialogue inter congolais et une sorte de prévention contre la médisance qui est un domaine où seuls de petits esprits sont capables de grandes choses, c'est-à-dire de la destruction gratuite de tout ce qui veut prendre de la hauteur.
2° Le devoir de confirmer au Gouvernement du Royaume de Belgique son Choix justifié sur BRUXELLES comme lieu privilégié pour une Table Ronde Congolaise, ainsi que cela a été annoncé publiquement lors de la Conférence de presse du 19 novembre 99 à l'IPC de Bruxelles.
3° Le devoir d'adresser un Message de Solidarité pour le IIIème Millénaire envers le Peuple Congolais tiraillé entre des intérêts divers et contraires, pour la plupart, à la Souveraineté nationale.
4° Le devoir de saisir par écrit le Président Jean Pierre BEMBA du MLC pour recommander à ce dernier que la détention des soldats zimbabwéens pris en flagrant délit de violation de cessez-le-feu négocié à Lusaka soit humaine, conformément aux conventions internationales en la matière, en attendant les expulser du Territoire national à la fin de la crise. Et ce sera déjà là une différence appréciable entre des hommes à l'esprit nouveau et des irresponsables du Gouvernement de Kinshasa qui a institué une Cour de
justice arbitraire dénommée : la Cour d'ordre Militaire.
5° Le devoir de saisir également par écrit le Président Laurent - Désiré KABILA de la RDC pour recommander à ce dernier de réserver une suite favorable au recours gracieux des parents des 20 compatriotes militaires congolais, tous des sous-lieutenants des Forces Armées Congolaises condamnés à la peine capitale pour deux d'entre eux et à perpétuité pour les 18 autres, par la Cour d'ordre Militaire de Likasi, le 6 novembre 1999. Ils auraient rejeté la nourriture leur servie et refusé d'aller combattre au front, en violation des Accords de cessez-le-feu de Lusaka. Le Conseil saura gré au Centre des Droits de l'Homme et du Droit Humanitaire et à la Ligue africaine des Droits de l'homme ""Afrique Debout " qui l'ont saisi pour ce faire de le tenir au courant dès que possible de la suite de
cette recommandation patriotique à Monsieur KABILA, Président de la RDC, afin que le Conseil revienne autrement à charge.
Le Conseil rappelle également au Président KABILA que le traitement inhumain réservé à Monsieur KIBISA Nobes, membre de la COJESKI, arrêté à Kinshasa au niveau de Kintambo-magasin depuis le 5 décembre 99, doit immédiatement cesser. Que ce dernier soit libéré, car les prestations sociales qu'on reprocherait à ce défenseur connu des droits de l'homme est une contribution appréciable dans le combat patriotique pour l'avènement d'un Etat de droit au Congo-Kinshasa. Puisse également l'Amnesty International suivre ce
dossier.
Par ailleurs, le Conseil a tenu à féliciter le collègue PEPO MAZINGI des USA pour sa mise au point sur Internet concernant le chantage prétendant que les trois collègues résidant aux USA n'ont pas été préalablement consultés. Il a également félicité l'entrée officielle de quatre nouveaux membres au sein du Comité gouvernemental. Cette liste tient compte de nouvelles compétences dans le respect de la technicité et de la géopolitique qui font du CGCC un organe largement représentatif de traditionnelles provinces : Bandundu, 
Bas-Congo, Equateur, Haut-Congo, Kasaï, Katanga, Kivu, Maniema.

Ceci étant, la liste des membres du CGCC est modifiée comme suit :

1. Le Coordonnateur et Commissaire aux Relations Internationales, Monsieur Joseph YUMBU NDJO MWANABO, résidant en Belgique.
2. Le Commissaire à l' Administration du Territoire,
Monsieur Paul BOSANGO BOKULAKA, résidant en Belgique.
3. Le Commissaire à la Justice,
Maître Marie-Thérèse NLANDU, résidante en Belgique.
4. Le Commissaire au Plan et Infrastructures,
Monsieur Gabriel KADIMBA KAMUNGA, résidant en Allemagne.
5. Le Commissaire au Budget et Porte - Parole,
Monsieur Freddy KABAMBA EBONDO, résidant en Belgique.
6. Le Commissaire à l' Économie et Energie,
Professeur Bertolde NSUMBU TSHAHE DJANGA, résidant en Belgique.
7. Le Commissaire à l'Agriculture, Environnement, Pêche et Elevage,
Docteur Emmanuel MATADI LOKWEKIM, résidant aux U.S.A.
8. Le Commissaire aux P.M.Entreprises et P.M.Industries,
Monsieur Yvon DANGBELE NGOTUGA, résidant en France.
9. Le Commissaire aux Mines,
Monsieur Claude MUKENDI NGOYA, résidant en Belgique
10. Le Commissaire aux Finances et Commerce Extérieur,
Monsieur Jean MUTEBA bin KAOZI, résidant en Belgique.
11. Le Commissaire aux Communications, Transports et Tourisme,
Madame Anne-Marie MONGITA NGILIMO, résidante en Belgique.
12. Le Commissaire à l'Education Nationale et Recherche Scientifique,
Docteur Alphonse BELOKO BELBESH, résidant en Belgique.
13. Le Commissaire à la Fonction Publique,
Monsieur MBAMBU NDOMANUENO, résidant en Allemagne.
14. Le Commissaire à la Culture et Arts,
Monsieur PEPO MAZINGI, résidant aux U.S.A.
15. Le Commissaire à la Jeunesse, Sports et Loisirs,
Monsieur Albert TSHISUAKA, résidant en Belgique,
16. Le Commissaire à la Santé Publique et Prévoyance Sociale,
Docteur Christophe MAVULA, résidant en Belgique.
17. Le Commissaire à la Défense Nationale et Sécurité du Territoire,
Professeur François ABERI MOSKA, capitaine ex-FAZ, résidant en Belgique.

Fait à Bruxelles, le Mardi, 7 décembre 1999

Le Porte - Parole

Freddy Kabamba Ebondo
Commissaire au Budget
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