GauHome.jpg (15896 octets) Droitebandeau.jpg (20729 octets)

GLAC n°15

politi3.jpg (679 octets)

Grands-Lacs Confidentiel

politi3.jpg (679 octets)
Grands-Lacs Confidentiel
Numero 15 septembre 1999
========================


TANZANIE: JULIUS NYERERE HOSPITALISE

Dar-es-Salaam (Tanzanie), le 15 septembre, 1999 (GLAC) - Le pere de la lutte pour l'independance et premier president de la Republique unie de tanzanie Monsieur Julius Kambarage Nyerere est hospitalise a Londres ou il subira de chirurgie abdominale. Parti de Dar es Salaam dans la plus grande discretion depuis le 31 aout dernier, Nyerere se plaignait de "maux de ventre".

A son arrivee a Londres, l'ancien president tanzanien a ete directement admis a "St Thomas Hospital" pour subir des diagnostics intensifs afin de determiner l'ampleur de sa maladie. 

Les sources de Grands-Lacs Confidentiel a Londres ont indique que l'ancien president tanzanien souffrirait d'une "tumeur intestinale" ou d'un "cancer du sang". Nyerere, age de 78 ans est accompagne de son epouse "Mama Maria" et de son medecin le professeur David Mwakyusa.


UGANDA: MUSEVENI CACHE LES CADAVRES DE KISANGANI

Kampala (Uganda), le 16 septembre, 1999 (GLAC) - Le president ougandais Yoweri Kaguta Museveni fait face a un tres grand mecontentement a la suite des consequences de sa mesaventure d'invasion en Republique Democratique du Congo (ex-Zaire) depuis le 2 aout 1998.

Les derniers affrontements a Kisangani entre l'armee ougandaise (Uganda People's Defense Forces) et l'armee rwandaise a fait plus de 400 morts des deux cotes. Les affrontements portaient essentiellement sur le partage des butins (minerais et autres ressources)pilles quotidiennement au Congo. 

Grands-Lacs Confidentiel (GLAC) est tres bien informe que sur plus de 200 morts du cote ougandais, seuls 38 cadavres ont pu etre achemines en Ouganda. Parmi eux figure le corps d'un capitaine de l'armee ougandaise, un Muganda [comprenez ici la tribu des Baganda, une tribu majoritaire de l'Ouganda central auquel le pays doit son nom ] originaire de Luwero (connu encore sous le nom de Wobulenzi). Craignant les reactions des membres des familles au sujet de ces corps rapatries, le president Museveni a categoriquement refuse le droit aux membres de la famille du defunt de recuperer le cadavre afin de l'inhumer sur la colline ancestrale comme le veut la tradition ougandaise. 

Le parlement ougandais reclame que tous les corps des victimes soient rapatries sans aucune conditions. "Nous nous sommes tres bien renseignes et savons certainement qu'il y a eu plus de 200 morts. Nos enfants sont parmi ceux-la qui ont ete forces a aller faire la guerre au Congo, ils nous disent tout" declare un haut dignitaire du "Democratic Party", un des partis d'opposition au regime de Museveni.

"Museveni est un homme qui doit partir et tous les moyens sont bons pour le faire. Il a ruine notre pays et l'a plonge dans une haine interminable avec nos voisins. Regardez...Le genocide de 1994 au Rwanda c'est lui...L'occupation du Congo suivie du genocide des populations c'est aussi lui. Qu'est ce qui reste pour comprendre que Museveni est un homme indesirable ?" declare un haut responsable du "Uganda People's Congres"[le
Congres du Peuple Ougandais]. 

Quoi qu'il en soit, la securite du pays echappe presque deja aux hommes de Museveni. L'explosion des bombes au centre ville de Kampala ou dans des autobus est devenue monnaie courante. Les rebelles qui combattent le pouvoir sont desormais presents dans tous les coins du pays sans parler de Mbarara, region connue faussement comme la region natale de Museveni [en fait il est Rwandais tutsi, ne au Rwanda et immigre en Ouganda dans les bas-ages ].


LES CORNES DE L'IMPERIALISME
De notre correspondant en Tanzanie

Dar es Salaam (Tanzanie), le 16 septembre, 1999 (GLAC) - Depuis l'invasion de la Republique Democratique du Congo (ex-Zaire) le 2 aout 1998 par le Burundi, l'Ouganda et le Rwanda, certaines observations attirent la curiosite et permettent meme de comprendre le grand probleme de la survie des pays africains face aux puissances imperialistes.

Quand les forces d'invasion attaquent le pouvoir naissant de Laurent-Desire Kabila, les medias occidentaux s'empressent de predire que les jours de son regime sont comptes. Le temps prouvera qu'ils predisaient faussement [mais en connaissance de cause] les parametres qu'ils ne controlaient pas.

Quand la Namibie, le Zimbabwe, l'Angola et le Tchad se demarquent nettement pour aider le regime de Kabila, des realites nouvelles vont suivre:

- En Angola: Les rebelles de l'Union nationale pour l'Independance totale de l'Angola (Unita) de Jonas Savimbi retrouvent un souffle nouveau que les hommes de Savimbi avaient perdu depuis longtemps. Ils sont approvisionnes en munitions sophistiquees, lancent des attaques sur les forces gouvernementales et arrivent a controler certains territoires. Quelques semaines plus tard, les forces angolaises lancent la contre offensive,
recuperent des Jeeps blindes et capturent des tutsis combattant aux cotes de l'Unita.

-Au Zimbabwe: Vrai ou faux, les tentatives d'un coup d'etat manque etonnent tous ceux qui suivent la politique africaine. les journalistes ayant publie cette histoire sont arretes. L'opposition zimbabweenne monte au creneau pour crier a la dictature. Manifestations sur manifestations, Robert Mugabe prouvera qu'il est au controle de la situation. Alors suit le degringolade du dollar zimbabween par rapport a l'americain.

Des espions americains sous la peau des missionnaires d'une eglise pentecostale HARVEST FIELD de Indianapolis (Indiana) sont arretes cachant des armes automatiques a l'aeroport de Harare. Apres des multiples enquetes qui ont menes jusqu'a Lubumbashi dans la province du Katanga, les services des renseignements du Zimbabwe decouvrent un plan simultane de tentative d'assassinat des presidents Robert Mugabe et Laurent-Desire Kabila. Les accuses croupissent encore dans les prisons zimbabweennes et le dossier est loin d'etre ferme.

- En Namibie: Meshake Muyongo, ancien numero 2 de la South West African People's Organization (SWAPO) et un des meilleurs compatriotes du president actuel Sam Nujoma lance la rebellion. Objectif: la secession de la bande de Caprivi, une petite bande de terre en forme d'index qui s'allonge a la frontiere orientale de ce pays.

L'origine de cette guerre a les memes couleurs que toutes autres qui ravagent le continent noir: la cupidite et le service des forces imperialistes. Meshake Muyongo avait alors reussi a entrer en contact avec le parti nationaliste blanc sud-africain qui lui accorda une aide de 800 millions des Rands (monnaie sud-africaine) pour financer la guerre. Monsieur Muyongo alors numero 2 de la SWAPO est blame de meconduite envers ce parti qui arracha son independance de la main des racistes sud-africains blancs.
Exclus, il passe en exil, puis est arrete dans un pays voisin quelques mois plus tard pour subversion contre son pays.

C'est alors qu'il va en exil au Danemark d'ou il organise "la revolution" pour tenter de disloquer la Namibie. Les dernieres attaques des forces gouvernementales sur les hommes de Meshake Muyongo ont fait plus de 100 morts et une vingtaine des captifs. Six d'entre eux ont avoue etre des Namibiens vivants au Danemark d'ou ils avaient ete recrutes par l'enfant prodigue du peuple Namibien.

Enfin au Tchad, la situation n'allait pas se passer autrement. La rebellion qui a lieu dans ce pays double d'intensite et tente d'avancer pour controler certains territoires du pays. Le gouvernement Tchadien tient encore fort et controle toute la situation.

Pourquoi une situation similaire allait-elle se passer au meme moment dans tous les pays amis qui sont venus au secours de la Republique Democratique du Congo ? L'imperialisme est presente partout, son objectif est de destabiliser, piller tout en controlant ceux qui peuvent dire NON. Les cornes de l'imperialisme sont presentes. L'Afrique doit les connaitre pour arriver a survivre.

- Masan -

Grands-Lacs Confidentiel

Copyright Afriqu'Info asbl.