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Au
moment où les Congolais ne s’occupent que d’eux-mêmes, les
agresseurs sont en fête. La presse internationale même africaine ne
parle du Rwanda qu’en rapport avec les événements de 1994. Ce qui
est grave est que même la Presse Congolaise ne s’occupe que des
querelles internes au lieu de se pencher sur l’agression. La plupart
des contributions congolaises dans Congo2000, dans Congonline, dans
CDF ou dans Marekinc s’occupent plus de Kabila que de l’agression.
Du
côté gouvernemental, malgré un long voyage effectué il y a
quelques mois en Europe, le Ministre de l’Information et de Tourisme
n’est pas encore parvenu à nous présenter une stratégie de
communication susceptible de neutraliser la campagne médiatique des
Agresseurs. Le succès d’une telle stratégie de communication
dépend de la synergie interministérielle, donc de la participation
de différents ministères et plus particulièrement des Ministères
de l’Intérieur et des Affaires Etrangères. Mais que ces
ministères ne puissent nous présenter, après plus d’un an de
guerre, ni de stratégie convaincante ni des résultats positifs de
leur stratégie cachée, c’est inacceptable.
Dans
la Diaspora, les positions stratégiques ont été «cédées»
par naïveté aux agresseurs. Nous ne parlons pas du gouvernement,
mais plutôt de la naïveté et de l’immaturité des intellectuels
congolais. Nous sommes plus vulnérables aujourd’hui qu’au début
de la guerre.
Dans
l’entre-temps, nos ennemis ont su consolider leurs positions, leur
image et leur stratégie. Ils tuent, ils violent et ils pillent sans
que les radios ou les télévisions du monde n’en parlent.
Pire
encore, pendant qu’ils agressent la République Démocratique du
Congo, le Rwanda et l’Ouganda se font passer en Allemagne, en
Autriche, aux USA, en Angleterre, au Canada, etc. pour des pays
modèles de l’Afrique.
Les
rapports de CIA de cette année se contentent de noter à propos du
Rwanda: « Rwandan military forces are supporting the rebels
in the civil war in the Democratic Republic of the Congo ».
Il
ne s’agirait donc pas pour la CIA de l’agression, mais plutôt du
soutien aux rebelles dans la « guerre civile en République
Démocratique du Congo ». Même les aveux répétés de Paul
Kagame sur l’agression et sur son ambition enfantine de porter la
guerre au-delà du Congo sont ignorés.
Que
faire ?
*
Il faut que les Congolaises et les Congolais comprennent que la
défense de leur pays contre une agression extérieure est dans
tous les pays du monde un devoir fondamental auquel aucun citoyen
ne peut se soustraire. Ce devoir est constitutif de la
citoyenneté.
*
Les Ministères de l’Information, des Affaires Etrangères, de
la Défense Nationale et de l’Intérieur doivent revoir leur
stratégie de communication et promouvoir la synergie
inter-ministérielle à cette fin.
*
Le Président de la République Démocratique du Congo, doit
comprendre qu’aussi longtemps que le Congo ne bombarde pas les
pays agresseurs et ne pousse pas les Organisations Internationales
et les Missions diplomatiques à quitter ces pays suite à la
situation de guerre, le Congo restera perdant sur le plan
international. Personne ne versera des larmes pour ses filles et
ses fils que les terroristes de ces pays sont entrain de tuer et
de violer. L’Armée Congolaise doit neutraliser l’agression à
partir de sa source. En attaquant les villes des pays agresseurs,
on n’obligera certains gouvernements à reconnaître que le
soutien apporté à l’agression contre le Congo était un
couteau à double-tranchant.
*
En se défendant à l’intérieur du territoire congolais, Kabila
donne au monde et même aux Congolais l’impression qu’il s’agit
d’une guerre civile. Les accords de Lusaka s’occupent de la
rébellion et non de l’agression. Ils nous empêchent pas de
riposter contre les pays agresseurs.
*
Le moment propice pour attirer l’attention sur le fait cette
agression, en déclenchant la contre-offensive à partir d’une
des capitales ou de grandes villes des pays agresseurs –
Ouganda, Rwanda ou Burundi, c’est la semaine du 24 au 31
Décembre 1999. Ce n’est qu’ainsi que la Presse Internationale
pourrait être obligée le 25 décembre 99 ou le 1er janvier 2000
à en parler.
Les
Ougandais, les Rwandais et les Burundais pacifiques, non-armés, sont
nos frères et sœurs. Mais ceux-là qui ont levé la machette de
guerre contre notre République doivent être réduit en poussière.
Si le Président Kabila laisse Museveni, Kagame et Buyoya lever
calmement leurs verres pour fêter la fin de ce millénaire, il
devrait tirer, dès le 5 janvier 2000, les conséquences qui s’imposent.
Nous voulons non pas un Président de la République incapable,
impuissant, qui laisse les terroristes étrangers piller nos
richesses, violer nos filles et tuer notre Peuple, mais un Chef d’Etat
capable de et prêt à MOUDRE les agresseurs, leurs ponts, leurs
bâtiments publics et toutes leurs casernes.
Dr.
Mubabinge Bilolo |